Renouveler la place de la religion à l'école

Le présent débat sur la place de la religion à l'école invite la société québécoise à poser un geste important pour son devenir. Les décisions qui seront prises auront en effet des répercussions significatives au regard de plusieurs enjeux fondamentaux : l'exercice de la responsabilité éducative à l'égard des jeunes ; le partage des responsabilités entre les parents, l'école et les communautés de croyants ; les rapports entre la société civile et l'État ; l'interprétation et l'application des droits ; le rôle des Chartes dans l'équilibre entre les pouvoirs judiciaire et législatif ; la place à faire à la diversité culturelle et religieuse dans l'espace public ; le rapport de la société québécoise aux sources spirituelles de sa culture.

Dans le présent avis, le Comité catholique a voulu situer au coeur de sa réflexion la mission éducative de l'école à l'endroit des enfants et des adolescents tels qu'ils sont aujourd'hui, avec leurs interrogations et leurs espoirs, mais aussi avec les défis qui les attendent au seuil du troisième millénaire. Les mutations que connaissent les sociétés modernes appellent un renouvellement des visions et des pratiques éducatives, y compris en ce qui a trait à la formation morale, spirituelle et religieuse. Différentes façons de concevoir les changements nécessaires donnent lieu à la délibération démocratique actuelle.

Pour sa part, le Comité catholique entend proposer dans cet avis une analyse et des recommandations qui tiendront compte du contexte particulier où se pose aujourd'hui la question de la religion à l'école, et qui porteront sur diverses facettes de cette question . La perspective adoptée par le Comité est éducative et sociale. C'est pourquoi sa réflexion porte sur la raison d'être de la religion à l'école avant toute autre considération. Le Comité croit en effet qu'une réflexion sur les finalités peut aider à concilier des dimensions que le débat tend parfois à opposer : l'initiation culturelle ou le développement spirituel, les droits ou les traditions, les particularités religieuses ou la cohésion sociale, la recherche identitaire ou les valeurs communes. Ici comme en d'autres matières, l'adage « distinguer pour unir » devrait s'avérer plus fécond que de telles polarisations. Les analyses et les recommandations du Comité s'inscriront dans cette perspective.

Documents

Date Titre
2013-08-21 Renouveler la place de la religion à l'école (362,5 ko)