Avis du comité catholique sur le projet de Loi no 118 à propos de la place de la religion à l'école

Le présent avis porte essentiellement sur le projet de loi no 118, mais également sur la déclaration du ministre, publiée sous le titre « Une réponse à la diversité des attentes morales et  religieuses ».

D'entrée de jeu, le Comité catholique reconnaît la qualité du processus démocratique qui a mené aux orientations annoncées. Le travail qui a été accompli pour trouver les bases d'un pacte social autour de la place de la religion à l'école doit également être salué. Vu la polarisation des points de vue, la tâche ne pouvait que s'avérer très ardue. Comme pour tout compromis, les solutions proposées ne satisferont pleinement ni les uns ni les autres. Il serait toutefois illusoire de penser qu'une prise de position plus campée en faveur de l'une des positions en présence aurait pu survivre au test de la réalité.

Le Comité catholique se trouve lui aussi partagé entre la satisfaction et la déception. Les commentaires qui suivent en rendront compte, dans une perspective qui se veut inspirée d'abord par l'intérêt éducatif des jeunes, et aussi par un souci d'ouverture au changement dans une fidélité à certains principes tels que l'équité sociale et le respect de la population.