Indices de défavorisation

Le ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur (MEES) calcule annuellement deux indices de défavorisation pour les 69 commissions scolaires linguistiques. Pour l’année scolaire 2018-2019, les données socioéconomiques utilisées sont extraites du recensement canadien de 2016 et portent sur la situation des familles québécoises ayant au moins un enfant âgé de 0 à 18 ans. Selon leur position géographique, ces familles sont rassemblées dans l’une des 3 680 unités de peuplement établies par le Ministère. Les indices annuels des écoles sont regroupés en rang décile afin de situer la place relative de l’école parmi l’ensemble des écoles publiques, et ce, pour l’enseignement primaire et secondaire. 

À noter que les écoles peuvent regrouper plus d’un bâtiment scolaire, qu’aucun indice n’est calculé pour les commissions scolaires à statut particulier (crie, Kativik et du Littoral) et que seules les écoles de 30 élèves et plus sont retenues (sans entente MEES-MSSS).

Pour l’année scolaire 2018-2019, 695 écoles primaires et 199 écoles secondaires sont considérées défavorisées (rangs déciles 8, 9 ou 10) d’après l’indice IMSE. Ces écoles accueillent respectivement un total de 153 413 et 96 960 élèves ce qui représente 30 % de l’effectif du réseau public pour chacun de ces deux ordres d’enseignement.

Méthodologie

Le Ministère utilise deux indices de défavorisation pour répartir les ressources financières entre les commissions scolaires. Ces indices permettent, selon les besoins, de cibler des écoles ou des bâtiments ou de tenir compte du pourcentage d’élèves provenant de milieux défavorisés dans chaque commission scolaire. Les deux indices sont les suivants : 

Indice de milieu socio-économique (IMSE)

L'IMSE, qui est constitué de la proportion des familles avec enfants dont la mère n'a pas de diplôme, certificat ou grade (ce qui représente les deux tiers du poids de l'indice) et de la proportion de ménages dont les parents n'étaient pas à l'emploi durant la semaine de référence du recensement canadien (ce qui représente le tiers du poids de l'indice).

Indice du seuil de faible revenu (SFR)

Le SFR correspond à la proportion des familles avec enfants dont le revenu est situé près ou sous le seuil de faible revenu. Le seuil de faible revenu est défini comme le niveau de revenu selon lequel on estime que les familles consacrent 20 % de plus que la moyenne générale à la nourriture, au logement et à l'habillement. Il fournit une information qui sert à estimer la proportion des familles dont les revenus peuvent être considérés comme faibles, en tenant compte de la taille de la famille et du milieu de résidence (région rurale, petite région urbaine, grande agglomération, etc.).

Diffusion des indices de défavorisation

Les indices annuels pour les écoles primaires (sans le préscolaire) et ceux pour les écoles secondaires font l'objet de deux traitements distincts. Les indices annuels des écoles sont regroupés en rangs déciles afin de situer la place relative de l'école dans l'ensemble des écoles publiques, et ce, tant pour l'enseignement primaire que pour l'enseignement secondaire.

Remarques :

  • Les écoles peuvent regrouper plus d'un bâtiment scolaire.
  • Les commissions scolaires à statut particulier (crie, Kativik et Littoral) ne figurent pas dans ces listes.
  • Seules les écoles ayant 30 élèves et plus, sans entente MEES-MSSS, ont été retenues

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