Taux de diplomation et de qualification par cohorte de nouveaux inscrits au secondaire

Cet indicateur représente la proportion (%) des élèves d’une cohorte de nouveaux inscrits au secondaire (1re secondaire) ayant obtenu un premier diplôme ou une première qualification 5, 6 et 7 ans après leur entrée au secondaire.

Suivre dans le temps une cohorte de nouveaux inscrits en 1re secondaire et leur parcours de diplomation/qualification selon une période donnée (après 5, 6 ou 7 ans) permet d’apprécier l’efficacité du système scolaire. Cette méthodologie permet de connaître le temps requis pour que les élèves du secondaire obtiennent un diplôme ou une qualification. 

Le taux de diplomation et de qualification par cohorte de nouveaux inscrits au secondaire est d’abord calculé 5 ans après l’inscription en 1re secondaire des élèves de la cohorte visée (ce qui correspond à 100 % des jeunes). Il s’agit de la durée normalement prévue des études secondaires à la formation générale des jeunes (FGJ). On calcule également l’indicateur respectivement 6 et 7 ans après l’inscription en 1re secondaire afin de considérer la diplomation et la qualification des élèves de la même cohorte une ou deux années après la durée normale des études secondaire. Le taux après 7 ans a notamment été retenu pour permettre de capter la diplomation et la qualification des élèves du secondaire avant l’âge de 20 ans.

Il est à noter que pour cet indicateur, le calcul prend uniquement en compte les sanctions officielles du ministère de l’Éducation (MEQ). Il ne tient donc pas compte des attestations d’équivalence de niveau secondaire (AENS) puisqu’elles ne sont pas délivrées par le MEQ.

Taux de diplomation et qualification pour la cohorte de nouveaux inscrits au 30 septembre 2013

  Cohorte de 2013
  Après 5 ans Après 6 ans Après 7 ans
 

suivie jusqu'en 2017-2018

suivie jusqu'en 2018-2019

suivie jusqu'en 2019-2020

Ensemble du Québec 72,7 % 79,4 % 81,8 %
Part de diplômés 69,3 % 75,5 % 77,7 %
Part de qualifiés 3,4 % 3,9 % 4,1 %
Masculin 66,7 % 74,5 % 77,5 %
Féminin 79,1 % 84,5 % 86,3 %
Retard à l'entrée au secondaire[1] 42,0 % 51,1 % 54,8 %
Immigrants de première génération 69,8 % 77,9 % 80,7%
Réseau public 68,2 % 75,9 % 78,6 %
EHDAA 39,3 % 51,5 % 56,2 %
Défavorisation 60,5 % 70,1 % 73,8 %
Réseau privé 88,9 % 92,2 % 93,0 %

Source : MEQ, PSP, DGSRG, DIS, Taux de diplomation et de qualification par cohorte au secondaire – Édition 2021.

Déclinaison du taux de diplomation et de qualification par cohorte au secondaire2 :

  • Ensemble du Québec
  • Réseau d’enseignement (public, privé)
  • Région administrative (réseau public seulement)
  • Centre de services scolaire / Commission scolaire
  • Sexe
  • Langue d’enseignement
  • Type de sanction (diplôme, qualification)
  • Statut de l’élève (élève handicapé ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage [EHDAA], élève ordinaire)
  • Statut d’immigration de l’élève (première ou deuxième génération)
  • Retard à l’entrée au secondaire (12 ans ou moins, 13 ans ou plus)
  • Indice de défavorisation de l’école (milieu défavorisé, milieu intermédiaire, milieu favorisé)
  • Secteur d’obtention du diplôme ou de la qualification

Commentaires

Stabilité du taux de diplomation et de qualification au secondaire après 7 ans

Pour l’ensemble du Québec (tous réseaux confondus), le taux de diplomation et de qualification par cohorte au secondaire après 7 ans est stable pour les trois dernières cohortes. En effet, il est passé de 81,8 % pour la cohorte de 2011 (suivie jusqu’en 2017-2018) à 81,7 % pour la cohorte de 2012 (suivie jusqu’en 2018-2019) et à 81,8 % pour celle de 2013 (suivie jusqu’en 2019-2020). 

Augmentation marquée du taux de diplomation et de qualification par cohorte après 5 ans

Le taux de diplomation et de qualification par cohorte au secondaire après 5 ans de la cohorte de 2015 (76,4 %) est largement plus élevé (supérieur de plus de 3,5 points de pourcentage) que celui des cohortes de 2013 (72,7 %) et de 2014 (72,8 %).

Cette augmentation marquée apparaît étroitement liée à la situation de pandémie et à l’absence d’épreuves uniques en juin 2020. En effet, les élèves de la cohorte de 2015 qui n’ont accumulé aucun retard scolaire au secondaire fréquentaient la 5e secondaire pendant l’année scolaire 2019 2020. En raison de l’annulation des épreuves uniques en juin 2020, ces élèves n’ont pas eu à passer ces examens. En l’absence d’épreuves uniques, la diplomation de nombreux élèves de la cohorte de 2015 s’appuie uniquement sur les notes obtenues à l’école. Aucune modération de ces résultats à partir des épreuves uniques n’a pu être appliquée pour l’année scolaire 2019-2020.

Au regard de l’annulation des épreuves uniques en juin 2021, il est possible d’anticiper que le taux de diplomation et de qualification au secondaire après 5 ans de la cohorte de 2016 sera tout aussi élevé puisque la vaste majorité des élèves concernés n’auront pas eu à passer d’épreuves uniques en juin 2020 (alors qu’ils fréquentaient la 4e secondaire) et en juin 2021 (alors qu’ils étaient inscrits en 5e secondaire). 

Une augmentation du taux après 7 ans soutenue par l’accroissement de la part des diplômés

L’augmentation du taux de diplomation et de qualification par cohorte au secondaire après 7 ans est principalement due à l’accroissement du nombre de diplômés dans les dernières cohortes observées. Pour les cohortes de 2006 à 2009, la part des diplômes (DES, DEP ou ASP) dans le taux après 7 ans a progressé de manière conséquente, passant de 71,7 % à 76,0 %, soit une hausse de 4,3 points de pourcentage. Cette augmentation est presque entièrement attribuable au nombre d’élèves ayant obtenu un diplôme d’études secondaires (DES), la sanction la plus obtenue au secondaire. Son taux d’obtention est en progression constante depuis la cohorte de 2002. Pour les trois dernières cohortes observées (2011, 2012 et 2013), la part du DES dans le taux de diplomation et de qualification était respectivement de 75,7 %, 76,1 % et 76,4 %.

La part d’obtention d’un DEP ou d’une ASP dans le taux de diplomation et de qualification par cohorte au secondaire après 7 ans demeure relativement stable d’une cohorte à l’autre tout au long de la période d’observation, variant de 1,3 % à 2,0 %. Au cours de cette période, les deux dernières cohortes observées (2012 et 2013) affichent toutefois les parts les plus faibles, soit respectivement 1,5 % et 1,3 %.

Dans la même période, la part des qualifications est demeurée constante à 4,1 % entre les cohortes de 2006 et de 2009. Bien qu’elle ait légèrement augmenté pour les cohortes de 2010 et de 2011, se chiffrant respectivement à 4,5 % et à 4,4 %, elle est revenue au même niveau pour les cohortes de 2012 et de 2013, soit 4,1 %. 

En ce qui concerne les qualifications, la hausse observée entre les cohortes de 2009 et de 2011 n’est attribuable qu’au réseau public (de 5,2 points de pourcentage pour la cohorte de 2009 à 5,6 points de pourcentage pour les cohortes de 2010 et de 2011). Pour les cohortes de 2012 et de 2013, le taux de qualification dans le réseau public est aussi revenu au niveau de la cohorte de 2009 puisqu’il est respectivement de 5,3 et 5,1 points de pourcentage.

Une stabilité relative des écarts observés entre les différents groupes d’élèves

Bien que l’écart entre les filles et les garçons demeure toujours à l’avantage des filles, il a diminué de façon constante entre les cohortes de 1998 et de 2009. Au cours de cette période, il est passé de 14,9 à 8,6 points de pourcentage. Depuis la cohorte de 2009, aucune tendance claire de réduction ou d’accroissement de cet écart n’est observable puisque l’écart filles-garçons varie entre 8,5 et 9,2 points de pourcentage. Pour la donnée la plus récente disponible, soit celle de la cohorte de 2013, l’écart entre les filles et les garçons est de 8,8 points de pourcentage en faveur des filles.

Pour la cohorte de 2013, dans le réseau public, les élèves ordinaires affichent un taux de 86,6 %, comparativement à 56,2 % pour les EHDAA. L’écart entre les deux groupes reste élevé, mais il tend à diminuer entre les cohortes de 2004 et de 2013. Il est en effet passé de 43,8 à 30,4 points de pourcentage pour le taux après 7 ans, soit une réduction de 13,4 points de pourcentage. Pour les trois dernières cohortes observées, soit celles de 2011 à 2013, l’écart demeure toutefois stable, sans que la réduction observée depuis 2004 se poursuive avec respectivement des écarts de 30,2, 30,1 et 30,4 points de pourcentage.

1. Élèves entrant au secondaire à 13 ans ou plus.

2. Données rendues disponibles sur le site Web du Ministère en même temps que l’indicateur.

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