Technologie de l'information et de la communication (TIC)

Projets

Conception, déploiement et évaluation d’un programme de formation continue du personnel de la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île pour un meilleur encadrement des élèves dans l’usage des réseaux sociaux en rapport avec leur réussite éducative

Responsable : Thierry Karsenti 

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Université : Université de Montréal

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Directions d’école et gestionnaires
  • Enseignants
  • Personnel professionnel et scolaire

Ordre d'enseignement :

  • Primaire
  • Secondaire

 

Dans le cadre de ce projet, qui vise la conception, la mise en place et l’évaluation d’un programme de formation continue des acteurs de l’éducation pour leur permettre de mieux encadrer, sur le plan pédagogique, les élèves dans l’usage réfléchi des réseaux sociaux en lien avec leur réussite éducative, le partenariat est présent dès le départ, puisqu’il s’agit d’un enjeu de la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île (CSPI) et d’une thématique d’intérêt pour le professeur Karsenti et son équipe à l’Université de Montréal (UdeM) et à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). En rapport avec la littérature scientifique, les besoins de formation des acteurs éducatifs et la pertinence sociale que représente la question de la citoyenneté numérique, ce projet comporte six objectifs particuliers :

  1. concevoir un programme de formation continue pour permettre aux acteurs de l’éducation de mieux encadrer les élèves dans l’usage réfléchi des réseaux sociaux en lien avec leur réussite éducative;
  2. mettre en place de façon novatrice ce programme de formation;
  3. évaluer les retombées de ce programme en vue de les bonifier et de les rendre transférables à d’autres contextes éducatifs;
  4. concevoir des outils de sensibilisation à l’intention des élèves, des enseignants et même des parents d’élèves;
  5. évaluer l’effet de la sensibilisation chez les élèves au regard de leur engagement scolaire;
  6. concevoir et valider les recommandations liées à la citoyenneté numérique, à inclure dans le portail de la CSPI, voire du MELS.

L’équipe de chercheurs de l’UdeM-UQAM, en partenariat avec les acteurs de la CSPI, a déjà mis en place de nombreuses collaborations dans le cadre de projets sur les technologies et la réussite éducative. La formation qui sera réalisée en partenariat fera appel à dix approches innovantes en matière de formation continue des acteurs de l’éducation.

  1. Nous prévoyons tout d’abord diffuser ces approches pertinentes en matière de formation grâce à une large palette de médias et du Web 2.0, qui permet de joindre les différents milieux et les ressources pédagogiques analysées et documentées.
  2. Nous allons publier les résultats des chercheurs et des partenaires de la CSPI. Ces publications succinctes seront offertes en version papier ou électronique (PDF) et, de façon encore plus novatrice, sous forme d’iBook, en vue notamment d’y intégrer diverses vidéos.
  3. Des capsules vidéos (de 2 à 20 minutes) d’autoformation seront accessibles à la fois sur le site Web du projet et sur diverses autres plateformes.
  4. Nous tiendrons une série de conférences-midi de 50 minutes dans des écoles de la CSPI.
  5. De courtes interventions ou des ateliers en demi-journées de formation, en lien avec l’étude de besoins, seront offertes.
  6. Des formations ouvertes et des formations à distance seront aussi offertes.
  7. En vue de sensibiliser un plus grand nombre d’acteurs de l’éducation à cette problématique, il y aura de la formation en ligne ouverte à tous (MOOC).
  8. De courtes interventions, à géométrie variable et sur mesure, de 60 minutes seront offertes dans des écoles.
  9. Un suivi en vidéographie sera offert dans les salles de classe.
  10. Une trousse de formation sera élaborée pour le projet puisse servir dans d’autres contextes éducatifs.

Utilisation du tableau numérique interactif au service de la communauté d’apprentissage

Responsable : Thérèse Laferrière 
 
Université : Université Laval

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Directions d’école et gestionnaires
  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Primaire

 

Notre projet de recherche-action-formation servira à outiller les enseignants du primaire pour leur permettre de faire des choix éclairés en matière d’utilisation du tableau numérique interactif (TNI) dans leur classe à des fins, notamment, de coopération et de collaboration. Puisque ce grand écran mis au service de la classe tend à intimider les enseignants, peu importe leur degré de compétence, il convient de leur offrir des formations qui, à l’aide de cette technologie, soutiendront l’innovation pédagogique. La seule disponibilité de la technologie n’assure pas son emploi pertinent et toute pratique pédagogique peut être amplifiée par la technologie. La formation envisagée consiste à utiliser le TNI dans une dynamique d’amélioration des pratiques, par la voie de la diversification, afin que le TNI ne stimule pas, paradoxalement, le retour au tableau et à la craie (ou au crayon numérique). Cette formation sera d’abord conçue avec les enseignants de l’école optionnelle Yves Prévost et des Loutres (Commission scolaire des Premières-Seigneuries), soit une école où règne une culture d’innovation pédagogique. Notre partenariat s’est construit avec cette école parce que les pratiques de classe y sont déjà très ancrées dans la coopération et l’apprentissage centré sur les élèves, éléments essentiels de la classe qui devient communauté d’apprentissage. C’est de cette expérience pratique, répandue dans toute l’école, que nous avons besoin afin de préciser avec ce partenaire des usages efficaces du TNI à des fins d’apprentissage. Ainsi, notre partenariat avec l’école optionnelle Yves-Prévost et des Loutres servira à illustrer, partant des principes de mise en œuvre et de fonctionnement d’une communauté d’apprentissage (Iscol, 2004), la manière dont le TNI peut conduire à des apprentissages sérieux et de valeur pour les élèves, notamment en ce qui concerne les stratégies de lecture et d’écriture. Les nouveaux contenus de formation, qui combineront pédagogie et technologie, seront donc mis au point sous forme de modules de manière à répondre aux besoins des enseignants ciblés de même qu’à leurs collègues. Le modèle adopté est celui de la communauté de praticiens (Wenger, 1998) en réseau, d’abord en petit noyau, pour mettre en avant des activités d’apprentissage à l’aide du TNI et les raffiner par la pratique réflexive d’enseignants et, ensuite, en communauté de praticiens élargie, puisque ces activités seront accessibles sur une plateforme Web pour être réinvesties auprès d’autres enseignants. La communauté de praticiens en réseau concernant le TNI inclura des sessions de formation en mode synchrone planifiées ainsi qu’un répertoire de pratiques partagées pour des échanges en mode asynchrone animés par l’une des personnes du groupe noyau.

Pratiques de gestion des ressources humaines pour actualiser les conventions de gestion et de réussite éducative : formation à l’aide de technologies de l’information et de la communication

Responsable : Lise Corriveau 
 
Université : Université de Sherbrooke

Personnel visé :

  • Directions d’école et gestionnaires

Ordre d'enseignement :

  • Tous les ordres d’enseignement

 

Ce projet vise à : 

  1. Concevoir des capsules de formation à l’aide des technologies de l’information et de la communication (TIC) – en ligne, en mode présentiel ou hybride –, pour des directions et des directions adjointes d’établissement scolaire (primaire, secondaire, centres de formation professionnelle et d’éducation des adultes) en insertion professionnelle – cinq ans et moins d’expérience (Fortin, 2006) –, relativement à des pratiques de gestion des ressources humaines (GRH), qui contribuent à l’atteinte des objectifs stratégiques définis dans les conventions de gestion et de réussite éducative (CGRE).
  2. Expérimenter ces capsules auprès des directions et des directions adjointes en insertion professionnelle de différentes commissions scolaires.
  3. Évaluer ces capsules en fonction de trois niveaux : la satisfaction, les apprentissages réalisés et le transfert des apprentissages.
  4. Ajuster les capsules de formation en fonction des résultats de ces évaluations. 

Aperçu de la formation envisagée : 

  1. Sujets des capsules de formation issus de deux sources principales :
    1. écrits sur les besoins de formation de directions d’établissement en insertion professionnelle dans un contexte de reddition de comptes et sur les activités de formation destinées à des gestionnaires, qui ont trait à la GRH;
    2. analyse des besoins de formation de directions et de directions adjointes en insertion professionnelle des trois régions partenaires dans le domaine de la GRH, dans le contexte d’actualisation des CGRE (exemples de besoins : situations de rencontres d’attentes, de mise au point, de supervision et d’accompagnement, de mobilisation du personnel).
  2. Référentiel retenu pour élaborer ces capsules : ces capsules visent ultimement un transfert éloigné des apprentissages, c’est-à-dire réalisé dans la pratique professionnelle des directions. Leur conception s’appuie sur un processus de transfert composé de trois phases (Roussel, 2011) :
    1. contextualisation visant l’appropriation par la direction ou la direction adjointe de connaissances en GRH des établissements scolaires et de connaissances du contexte dans lequel cette gestion s’inscrit, par des lectures, des vidéos de témoignages de directions expérimentées, des présentations avec diaporama électronique (PowerPoint) et explications vocales du formateur, des cas, etc.;
    2. décontextualisation visant à permettre à la direction en formation de dégager des invariants (ex. : règles, principes, façons de faire, risques et enjeux relatifs à la GRH d’un établissement) et de reconnaître les adaptations possibles selon les contextes;
    3. recontextualisation visant à permettre à la direction d’expérimenter l’utilisation de ces invariants en situations professionnelles authentiques, de déceler ce qui fonctionne et les améliorations possibles, et de définir les nouvelles connaissances et les savoirs d’expérience appris à la suite du transfert. Ces capsules de formation pourront être utilisées en ligne, en classe présentielle ou lors de formations hybrides (formation présentielle et formation en ligne) et seront accompagnées de notes pédagogiques et d’outils d’évaluation.

Création, collaboration et informatique : améliorer l’enseignement et l’apprentissage des mathématiques à l’aide de la technologie

Responsable : Alain Breuleux 
 
Université : Université McGill

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Primaire
  • Secondaire

 

Le projet proposé a pour principal objectif d’améliorer la réussite des élèves par l’exploration, la création et le partage de nouvelles méthodes d’enseignement et d’apprentissage des mathématiques, avec un accent particulier sur la transition entre le troisième cycle du primaire et le secondaire. Il s’agit de créer des possibilités qui permettront aux enseignants de collaborer pour définir et mettre en commun leurs méthodes et leurs stratégies d’enseignement grâce à une communauté d’apprentissage professionnel (CAP) mixte (en personne et en ligne) [1, 3, 11, 12]. Les enseignants en mathématiques, les conseillers pédagogiques et les chercheurs recevront encadrement et soutien dans le cadre d’activités (en ligne ou en personne) au cours desquelles ils pourront discuter des principales difficultés que les élèves doivent résoudre en mathématiques et des solutions possibles. Ces échanges professionnels comprendront entre autres des activités visant à mieux connaître divers outils technologiques grâce auxquels les élèves parviennent à comprendre les concepts mathématiques. Les enseignants seront également encadrés dans leur réflexion et leur évaluation critique de l’objectif, du processus et du résultat lorsqu’ils choisissent une technologie pour atteindre l’objectif prévu d’une activité d’apprentissage.

Ce projet est un prolongement du réseau Building Community through Telecollaboration (BCT – « construire une communauté d’apprentissage par la télécollaboration »), un partenariat conclu en 2007 par l’Université McGill et la commission scolaire Riverside et axé sur l’utilisation des communautés d’apprentissage professionnel pour un enseignement basé sur les technologies de l’information et des communications. Le prolongement de ce partenariat à l’enseignement des mathématiques représente une première étape; nous envisageons d’explorer ensuite d’autres thèmes, dans le cadre de ce qu’on peut appeler un partenariat « d’école de perfectionnement professionnel » [2, 3], avec des initiatives conjointes dans les secteurs complémentaires que sont le perfectionnement professionnel des enseignants, la recherche sur la coopération, le mentorat des enseignants en formation et la mobilisation des connaissances.

Programme de formation continue pour développer des stratégies d’intervention en classe multiâge et la collaboration professionnelle à l'aide des technologies de l’information et de la communication

Responsable : Stéphane Allaire 

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Université : Université du Québec à Chicoutimi

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Directions d’école et gestionnaires
  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Préscolaire
  • Primaire
  • Secondaire

 

Notre projet veut répondre à deux enjeux en matière d’éducation au Québec. Le premier a trait à la recrudescence du projet des classes multiâges, et le second concerne l’accès à la formation continue dans les milieux ruraux. Le personnel enseignant qui est éloigné géographiquement des universités et de leurs centres hors campus est souvent privé d’un développement professionnel qui donne droit à des crédits. L’actuel projet de soutien à la formation continue du personnel en milieu scolaire est implanté depuis trois ans et s’adresse aux enseignants du primaire et du secondaire; il permettra de multiplier les effets d’un programme de formation continue. Il s’agit en fait d’un programme court de formation de deuxième cycle, qui donne droit à des crédits et qui est accessible en ligne. Il s’intitule « Interventions dans les petites écoles et les classes multiâges en réseau ».

Dans ce programme court de formation, les participants apprennent à gérer une classe multiâge, à peaufiner leurs interventions didactiques et à créer des stratégies de collaboration qui mettent à contribution les technologies de l’information et de la communication (TIC). Cette formation continue a été implantée à l’automne 2010 par trois universités, soit l’Université du Québec à Chicoutimi, l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue et l’Université du Québec en Outaouais. Sur la base de ce programme court de formation, nous souhaitons maintenant concevoir une structure de valorisation des connaissances (Beaudry et autres, 2006) dans laquelle les enseignants formés deviendront des agents multiplicateurs dans leur milieu.

Avec la collaboration des enseignants actuellement inscrits au programme court de formation, notre projet permettra :

  1. de diffuser et de transférer à plus grande échelle, dans les milieux, les acquis concernant le programme court de formation;
  2. d’évaluer les retombées du programme court de formation et des structures de valorisation mises en place;
  3. de former et d’animer une communauté de praticiens en réseau (partage d’artéfacts numériques et groupe d’échanges professionnels);
  4. de concevoir des ressources accessibles par le web, dans un contexte de développement professionnel non crédité.

Exploiter les technologies mobiles et fixes pour documenter le processus d’apprentissage des élèves, évaluer dans une perspective formative et guider les pratiques pédagogiques

Responsable : Micheline-Joanne Durand 
 
Université : Université de Montréal

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Primaire
  • Secondaire

 

La mise en place de nombreux projets d’intégration de l’iPad dans les écoles et l’arrivée massive des TNI ramènent au centre des préoccupations la question de l’usage des TIC en classe. Ces technologies, notamment les technologies mobiles dans l’application de type 1:1, suggèrent de nouvelles utilités plus proches de l’accompagnement du processus d’apprentissage. S’ajoute également une transformation profonde des ressources didactiques avec l’arrivée des manuels numériques et le foisonnement des ressources en ligne. 

Le dispositif de formation que nous proposons vise à accompagner le personnel enseignant dans la mise en œuvre de pratiques évaluatives qui exploitent ces nouvelles ressources au service de l’apprentissage. Il intègre cinq composantes :  

  1. la prise en compte de pratiques actuelles et de ce qu’elles permettent de dire sur les apprentissages;
  2. l’exploration et l’expérimentation de diverses technologies pour documenter les processus d’apprentissage;
  3. l’interprétation des traces pour comprendre les ressources et les processus mobilisés par les élèves ainsi que la portée des pratiques pédagogiques;
  4. la convocation des cadres conceptuels appropriés pour éclairer cette interprétation (établir des liens de la pratique vers la théorie);
  5. 5) l’identification de pistes de développement des pratiques dans une perspective de différenciation pédagogique et de régulation des apprentissages. 

Il s’agit d’une formation en contexte à partir des besoins exprimés et des problèmes rencontrés tout au long de l’année scolaire. L’accompagnement se fera à l’aide de cercles pédagogiques, de rencontres mensuelles (au nombre de neuf) d’une à trois heures qui intègrent une démarche d’analyse d’exemples de pratiques sur vidéo et de productions d’élèves ainsi que de capsules de formation (Santagata, 2009; Sherin, 2007; Sherin et Van Es, 2009). Un soutien en ligne sera également offert et des étudiants en formation initiale des maîtres seront mis à contribution pour soutenir le développement de ressources et la mise en œuvre des activités d’apprentissage. Ce dispositif rassemble donc plusieurs des caractéristiques établies par la recherche sur le développement professionnel comme étant susceptibles d’avoir un effet sur les apprentissages des élèves.

Communauté d’apprentissage professionnelle (CAP) pour le développement de pratiques pédagogiques liées à l’utilisation du tableau blanc interactif (TBI) par les élèves du préscolaire et du premier cycle du primaire : une recherche-action (CAP sur le TBI)

Responsable : Carole Raby 

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Université : Université du Québec à Montréal

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Préscolaire
  • Primaire

 

Ce projet vise trois objectifs :  

  1. développer et mettre en place un modèle de formation continue basé sur une communauté d’apprentissage professionnelle (CAP) composée d’enseignants du préscolaire et premier cycle du primaire, de conseillers pédagogiques, de gestionnaires et de chercheurs, dans un processus de recherche-action;
  2. expérimenter, documenter et analyser des pratiques technopédagogiques qui favorisent une utilisation collaborative du TBI par les élèves pour leurs apprentissages en langue et dans d’autres domaines;
  3. étudier les retombées de l’utilisation collaborative du TBI par les élèves sur leur engagement et leurs apprentissages en français.

Pour atteindre ces objectifs, dix enseignants, quatre conseillers pédagogiques, un gestionnaire et trois chercheuses s’engageront collectivement dans une CAP et vivront à plusieurs reprises le cycle de la recherche-action (Guay et Prud’homme, 2011). Ainsi, la formation envisagée s’appuiera sur les trois pôles de la recherche-action : formation, action et recherche. Dans le pôle « formation », les membres de la CAP se formeront mutuellement, en ayant recours au besoin à des personnes ressources externes, aux utilisations collaboratives du TBI par les élèves (Hedberg, 2011), allant ainsi au-delà des utilisations « traditionnelles » du TBI en classe. Ils se formeront aussi à la prise de données en classe (séquences vidéo et audio, récits anecdotiques) et à l’analyse collective de cette documentation pédagogique pour développer de nouvelles pratiques technopédagogiques. Dans le pôle « action », les membres de la CAP concevront ensemble différentes activités et situations d’apprentissage (et d’évaluation, au primaire) dans lesquelles les élèves interagissent en sous groupe avec le TBI. Les enseignants les expérimenteront ensuite en classe et les documenteront avec l’aide d’assistants de recherche. Dans le pôle « recherche », les membres de la CAP analyseront ensemble les séquences vidéo et audio et les récits anecdotiques, lesquels permettront aux partenaires, d’une part, d’étudier les retombées de l’utilisation collaborative du TBI par les élèves sur leur engagement et leurs apprentissages en français et, d’autre part, d’alimenter leur prochain cycle de recherche action. Pendant la recherche-action, les membres de la CAP réfléchiront au modèle de formation continue dans lequel ils sont engagés. Ils profiteront de ces temps de réflexion pour évaluer leurs processus et leurs modes de fonctionnement et les réajusteront au besoin. Les retombées anticipées de ce projet sont multiples : l'émergence d'un modèle de formation continue centré à la fois sur les besoins du milieu scolaire et l'avancement des connaissances scientifiques et ancré sur un réel partenariat université, milieu scolaire et MELS (RECIT), le développement et la diffusion de pratiques novatrices intégrant le TBI pour l'apprentissage, la production de nouvelles connaissances sur l’impact du TBI en éducation, etc. 

Développement des compétences informationnelles au primaire

Responsable : Martine Mottet 

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Université : Université Laval

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Primaire
  • Secondaire

 

Ce projet de recherche collaborative a pour objet ultime le développement des compétences informationnelles des élèves. Il veille à les former comme apprenants, comme personnes et comme citoyens, et voit à leur pleine participation à la société de l’information. Les compétences informationnelles font appel à la plupart des compétences transversales du Programme de formation de l’école québécoise (PFEQ) et s’actualisent dans toutes les disciplines. Elles sont systématisées dans un processus de résolution d’un problème informationnel (Eisenberg, 2004). Le projet vise la mise au point de matériel de formation sur ce processus. Nous estimons nécessaire la collaboration entre les chercheurs et les praticiens pour en faire la conception, la mise à l’essai et l’optimisation avant sa large diffusion. De plus, nous préconisons une approche où les enseignants développent simultanément leurs compétences personnelles et professionnelles. Cela signifie qu’ils développent leurs propres compétences informationnelles en s’appropriant des situations d’apprentissage-évaluation (SAE) destinées à la formation des élèves, celles-ci étant toujours accompagnées de documents à l’intention des enseignants et d’autres à l’intention des élèves. Nous produirons six très courtes SAE, qui correspondent à chacune des six étapes du processus de résolution d’un problème informationnel, qui se grefferont à six SAE déjà conçues et utilisées dans la commission scolaire, de même qu’une nouvelle SAE intégratrice. Les SAE seront conçues pour que les élèves réalisent des tâches réelles, bien ancrées dans les disciplines scolaires. Concrètement, le projet comporte huit phases : démarrage, analyse des besoins de formation des enseignants, conception des SAE, appropriation des SAE par les enseignants, mise à l’essai en classe, évaluation, amélioration des SAE, et diffusion dans la commission scolaire (journée pédagogique) et dans les milieux scientifiques et professionnels (publications et communications). À la suite du projet, les SAE seront mises en ligne pour un accès libre et gratuit par tous à partir du site PISTES.

Promouvoir les méthodes d’enseignement réflexif à l’aide de PERLE

Responsable : Philip Abrami 

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Université : Université Concordia

Personnel visé :

  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Secondaire

 

La phase I de ce projet de perfectionnement professionnel vise à présenter un portfolio électronique aux enseignants en formation et en fonction afin de promouvoir l’utilisation de méthodes d’enseignement réflexif ainsi qu’une culture de perfectionnement professionnel continu. Le portfolio électronique PERLE, destiné aux élèves de la maternelle à la 5e secondaire, s’est déjà révélé efficace pour améliorer les méthodes d’enseignement, les habiletés de lecture et d’écriture et l’apprentissage autorégulé (AAR) dans des classes de tout le Canada. Le projet vise à faire connaître PERLE à un plus grand nombre d’enseignants du Québec dans le but : 1) de favoriser l’utilisation de méthodes centrées sur l’étudiant, 2) de promouvoir une culture d’enseignement réflexif, 3) de créer des relations de mentorat durables entre les nouveaux enseignants et les enseignants principaux, 4) d’appuyer le perfectionnement professionnel continu des enseignants et 5) de leur fournir un support Web multimédia permettant de confirmer l’acquisition des 12 compétences professionnelles définies par le Ministère. La version actuelle du logiciel PERLE sera présentée aux enseignants en formation et en fonction, et peaufinée pour répondre aux besoins des étudiants adultes. Le projet de formation, de recherche et de perfectionnement se déroulera sur deux ans et sera axé sur les enseignants en formation ou en fonction, les chercheurs en éducation et les conseillers pédagogiques. Les participants apprendront à utiliser le logiciel PERLE dans leur classe et à s’en servir pour se donner des objectifs, obtenir de la rétroaction et réfléchir sur leur propre perfectionnement professionnel. Une formation et un soutien constants seront proposés sous la forme d’ateliers de suivi, de visites dans les classes, de groupes de discussion, de soutien en temps réel par le biais du logiciel, d’un wiki avec modérateur, de réunions pédagogiques et d’un soutien individuel, selon les besoins.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mentorat réciproque et communauté d’apprentissage pour le développement de compétences professionnelles au moyen de la création de projets d’écriture qui intègrent les technologies de l’information et de la communication

Responsable : Martine Peters 

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Université : Université du Québec en Outaouais

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Primaire

 

De récentes recherches attestent que les enseignants en exercice au Québec se sentent souvent démunis quand il s’agit de concevoir des situations pédagogiques différenciées qui répondent aux besoins de leurs élèves, tout en étant conformes au programme. De plus, les enseignants ne possèdent pas nécessairement toutes les compétences professionnelles, notamment en ce qui a trait à l’intégration pédagogique des technologies de l’information et de la communication (TIC). Les futurs enseignants investissent, quant à eux, un nombre important d’heures à étudier et à comprendre le programme, les différents modèles et les théories d’enseignement ainsi que les nouvelles approches technopédagogiques propres au renouveau pédagogique. Malheureusement, au cours de leur formation initiale, les futurs enseignants travaillent souvent en vase clos, confinés sur le plan de la théorie, sans grands contacts avec la réalité scolaire. Comment ces deux groupes pourraient-ils profiter mutuellement de leurs compétences respectives? Ce projet a pour objectif de mettre en relation l’expérience d’un enseignant en exercice au primaire avec les connaissances des nouvelles approches pédagogiques et technopédagogiques d’un futur enseignant dans une relation de mentorat réciproque. Un mentorat réciproque entre l’enseignant en exercice et le futur enseignant s’établira pour élaborer un projet d’écriture concret qui répondra aux besoins des élèves de l’enseignant en exercice. Le partage de connaissances et d’expériences alimentera les échanges qui favoriseront le développement des compétences professionnelles chez les deux partenaires. Pour maximiser les bénéfices et pour mieux diffuser les leçons apprises et les bonnes pratiques, tous les participants au projet seront réunis en communauté d’apprentissage professionnelle (CAP).

Renouvellements

Optimiser l’utilisation du tableau numérique interactif (TNI) à l’éducation préscolaire : recherche-action avec et pour des enseignants associés à l’éducation préscolaire et leurs stagiaires

Responsable : Carole Raby 

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Université : Université du Québec à Montréal

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Enseignants
  • Formateurs (stagiaires, enseignants associés)

Ordre d'enseignement :

  • Préscolaire

 

En 2011, le gouvernement annonçait un investissement important sur cinq ans pour doter toutes les classes du Québec d’un tableau numérique interactif (TNI). Or, la seule accessibilité d’une technologie ne garantit en rien son efficacité pédagogique. Les bénéfices retirés pour l’apprentissage dépendent largement de la manière dont le TNI est utilisé en classe et ils semblent notamment tributaires de la possibilité pour les élèves eux-mêmes d’interagir directement avec le TNI plutôt que d’observer l’enseignant s’en servir, surtout si cette interaction est rendue visible et fait l’objet de discussion en classe. En ce sens, plusieurs recherches démontrent les bénéfices d’une utilisation partagée ou collaborative du TNI en classe. Or, lorsqu’ils commencent à utiliser le TNI, les enseignants ont tendance à l’intégrer à leurs pratiques pédagogiques habituelles, à le monopoliser, à y appeler les élèves à tour de rôle pour y intervenir ponctuellement et à l’utiliser dans un contexte d’enseignement en grand groupe.

Ce projet vise trois objectifs :

  1. développer un dispositif de formation destiné à des dyades enseignantes associées à l’éducation préscolaire et leurs stagiaires;
  2. former les enseignants à une utilisation optimale du TNI à l’éducation préscolaire pour favoriser le développement de compétences chez les élèves de la maternelle;
  3. étudier le potentiel du dispositif de formation continue pour le développement de la compétence professionnelle à intégrer les technologies de l’information et de la communication (TIC) chez les enseignants en exercice et les futurs enseignants.

Quatre chercheurs, quatre conseillers pédagogiques et trois enseignantes expertes, soit l’équipe de coordination, élaboreront un dispositif de formation; trente-six dyades enseignantes associées et leurs stagiaires (douze formations par année pendant trois ans) participeront à cinq journées de coconstruction au cours desquelles ces personnes seront formées et concevront des activités collaboratives au TNI. Entre les rencontres, les enseignants les expérimenteront ensemble (étayage et entraide) en classe. À chaque rencontre, ils en feront le bilan et résoudront leurs défis en dyade et avec l’ensemble des participants. Ils réfléchiront aussi à l’efficacité du dispositif de formation, et participeront à son évaluation régulière et à sa bonification progressive. Les données seront collectées à l’aide de questionnaires, d’entrevues, de journaux réflexifs et de bilans de pratiques.

Les retombées potentielles sont multiples, tant au niveau de la construction de connaissances scientifiques sur les dispositifs de formation continue des enseignants (futurs et en exercice) que du changement de pratiques liées à l’utilisation du TNI.

Mentorat réciproque, communauté d’apprentissage, analyse des pratiques dans une école laboratoire pour le développement de compétences professionnelles en vue de la création de projets d’écriture intégrant les TIC (Mercarlab)

Responsable : Martine Peters 

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Université : Université du Québec en Outaouais

Personnel visé :

  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Primaire

 

La présente demande constitue la deuxième étape du projet Mercat, qui a évolué pour devenir MercatLab, c’est-à-dire « Mentorat réciproque, communauté d’apprentissage professionnelle, technopédagogie et école-laboratoire ». Ce projet novateur comporte deux objectifs. Le premier, soit l’objectif de formation, consistera à développer chez les enseignantes en formation initiale et en exercice les compétences professionnelles en vue de concevoir et de piloter des situations d’apprentissage et d’évaluation en matière d’écriture avec les technologies de l’information et de la communication pour le français et les disciplines du domaine de l’univers social. Le second objectif est axé sur la recherche et permettra d’analyser l’évolution des compétences professionnelles développées par les enseignantes en exercice et en formation initiale engagées dans une relation de mentorat réciproque et dans l’analyse des pratiques soutenues par une communauté d’apprentissage professionnelle dans une école-laboratoire.

La formation sera offerte dans trois écoles-laboratoires, c’est-à-dire des écoles qui entretiennent un partenariat avec une université, où le développement professionnel est une préoccupation continue et où l’environnement collaboratif favorise le renouvellement de pratiques ainsi que de l’innovation pour améliorer l’enseignement et l’apprentissage. Dans cette formation, une enseignante en exercice et une étudiante à la formation des maîtres seront jumelées dans une relation de mentorat réciproque afin de profiter de leurs compétences respectives, soit les compétences technologiques chez l’étudiante et l’expérience pratique de la salle de classe chez l’enseignante. Elles élaboreront des situations d’apprentissage et d’évaluation d’écriture en français et dans le domaine de l’univers social réalisées à l’aide des technologies de l’information et de la communication. Puis, elles mettront en œuvre ces situations auprès des élèves. Ces situations seront subséquemment analysées au cours des rencontres de la communauté d’apprentissage professionnelle grâce à la technique d’analyse des pratiques.

Développement des compétences informationnelles au premier cycle du secondaire

Responsable : Martine Mottet 

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Université : Université Laval

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Secondaire

 

Le projet comporte quatre grands objectifs.  

  1. Développer six situations d’apprentissage et d’évaluation (SAE) au premier cycle du secondaire sur l’utilisation critique et l’éthique de l’information :
    1. faire une recherche avancée dans le Web;
    2. évaluer la pertinence des sources d’information;
    3. évaluer la fiabilité des sources d’information trouvées dans le Web et exercer son jugement critique sur l’information;
    4. prendre des notes et paraphraser un texte;
    5. reconnaître le droit d’auteur et citer ses sources;
    6. reconnaître ce qu’est le plagiat, ses conséquences, les manières de l’éviter (y compris les approches pédagogiques pour le prévenir et les moyens pédagogiques et techniques pour le détecter).
  2. Enrichir, grâce à la modélisation et à la vidéo, le matériel d’autoformation des enseignants dans les SAE : en plus des documents textuels, ajouter des vidéos qui expliquent les notions théoriques et qui proposent une modélisation des bonnes pratiques de recherche.
  3. Accroître la diffusion du matériel de formation, soit :
    1. transférer sur le site PISTES tout le matériel des phases 1 et 2. Le site, qui s’adresse aux conseillers pédagogiques et aux enseignants du primaire et du secondaire, est déjà largement connu (70 000 visites par an). Il possède un moteur de recherche sophistiqué, étroitement lié au Programme de formation de l’école québécoise, qui permet d’effectuer une recherche par type de document (SAE, outil d’évaluation, etc.), par cycle d’études, par discipline, par compétence, par connaissance, par mot clé, etc.;
    2. créer une affiche éducative et promotionnelle sur le processus de recherche pour qu’il soit bien présent dans les classes et la distribuer largement dans les congrès et les colloques;
    3. intensifier la publication d’articles de vulgarisation et d’articles scientifiques ainsi que les communications dans les congrès professionnels et scientifiques.
  4. Documenter les compétences préformation et postformation des enseignants et des élèves, et leurs difficultés d’apprentissage en vue des communications, des publications scientifiques et des réinvestissements dans des activités de développement pédagogique futures.

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