Persévérance scolaire et réussite éducative

Projets

Accompagner les directions d’établissement préscolaires et primaires à mobiliser leur équipe-école en milieu pluriethnique, plurilingue et défavorisé : vers un leadership pédagogique d’inclusion et d’équité

Responsable : Marie-Odile Magnan  
 
Université : Université de Montréal

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Directions d’école et gestionnaires
  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Préscolaire 
  • Primaire

 

L’objectif principal exprimé dans le titre du chantier se décline en cinq objectifs : 

  1. sonder les besoins des directions en milieu pluriethnique, plurilingue et défavorisé;
  2. approfondir la formation à l’intervention au sein de ces milieux dans une optique de coconstruction des connaissances;
  3. accompagner les directions dans la mobilisation de leur équipe-école autour de pratiques inclusives et équitables;
  4. élaborer un modèle d’accompagnement professionnel transférable;
  5. évaluer les retombées du chantier.

Ce projet s’inscrit dans les domaines prioritaires du MELS : gestion de la diversité culturelle, amélioration du français et persévérance scolaire. En 2011, les allophones représentaient 47 % des élèves qui fréquentaient l’école en français dans la région de Montréal. Or, la combinaison de l’immigration et de la défavorisation caractérise Montréal et, plus particulièrement, la clientèle de la Commission scolaire de Montréal (CSDM). Cette dernière se préoccupe de la réussite scolaire en milieu défavorisé et pluriethnique. Depuis 2013, la CSDM se donne comme objectif d’amorcer une réflexion sur la nécessité de renouveler les pratiques pédagogiques en milieu pluriethnique et d’accompagner les conseillers pédagogiques à teinter leur formation et leur accompagnement des enseignants. Devant ces orientations, la recherche-action en cours vise à accompagner les directions et leurs conseillers pédagogiques dans la mise en œuvre d’un leadership pédagogique d’inclusion et d’équité dont la finalité est la réussite pour tous. La formation qui est destinée aux conseillers pédagogiques vise d’abord à déterminer leurs besoins avec les directions. Par la suite, l’équipe permanente de chercheuses et de praticiens de la CSDM accompagnera les directions dans leur formation à l’intervention dans ces milieux en vue de favoriser un partage d’expertise. Ainsi, les directions partageront leurs pratiques efficaces, et l’équipe permanente, son expertise. Les thèmes abordés seront les suivants : leadership pédagogique d’inclusion et d’équité en milieu pluriethnique ou défavorisé, réussite différenciée des jeunes issus de l’immigration et de milieux défavorisés, apprentissage de la langue seconde, modèles de services, pédagogie interculturelle, etc. Au terme de la première année, les directions seront amenées à réfléchir aux stratégies à mettre en place pour améliorer les pratiques pédagogiques auprès des élèves allophones et des élèves issus de l’immigration. Pendant la deuxième année, l’équipe permanente accompagnera les directions dans la mise en place de stratégies auprès des équipes-écoles. Cette deuxième année est axée sur l’action et la modification des pratiques d’enseignement, de gestion et d’encadrement en vue de permettre aux directions de mettre en œuvre un leadership pédagogique d’inclusion auprès de leur équipe-école avec le soutien de leurs conseillers pédagogiques. Au cours de la troisième année, les membres de l’équipe permanente élaboreront et diffuseront un guide d’accompagnement professionnel à la suite de leur expérience des deux années précédentes. Par ailleurs, tout au long du chantier, une évaluation sera menée à l’aide d’outils de collecte de données pour permettre à l’équipe permanente de mesurer l’évolution des pratiques dans les écoles ciblées et ultérieurement d’analyser la situation et d’ajuster le plan de réussite et de conventions de gestion axées sur des pratiques inclusives et équitables.

Amélioration des pratiques pédagogiques pour favoriser l'intégration, la persévérance et la diplomation ou la qualification des élèves HDAA ayant des troubles envahissants du développement (TED) au secondaire

Responsable : Delphine Odier-Guedj 
 
Université : Université du Québec à Montréal

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Directions d’école et gestionnaires
  • Enseignants
  • Personnel professionnel et scolaire

Ordre d'enseignement :

  • Secondaire

 

On observe depuis une dizaine d’années une augmentation très sensible du nombre de personnes qui font l’objet d’un diagnostic de trouble du spectre de l’autisme (TSA) (DSM 5, 2013). Le Québec, où l’on observe une augmentation moyenne annuelle de 21 % sur les dix dernières années, n’y fait pas exception (Noiseux, 2012). Le taux de prévalence atteindrait presque 1 % de la population scolaire, ce qui en fait la catégorie la plus nombreuse (26 %) d’EHDAA, selon le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS, 2011). Cette situation exige un effort important de formation des enseignants, souligne le Protecteur du citoyen (2009), en particulier pour mieux assurer leur scolarisation dans une perspective d’inclusion. En ce sens, ce projet répond à une demande qui émane des établissements concernés par cet accroissement et par la réussite de ces élèves. Il est fondé sur les besoins exprimés par les enseignants et soutenu par les équipes de direction en vue d’améliorer la connaissance des stratégies pédagogiques à mettre en œuvre auprès des élèves ayant un TSA et de créer un pôle de ressources pour soutenir l’intégration de ces élèves au sein des classes régulières.

Pour les trente enseignants des deux établissements secondaires concernés, ce projet vise à développer des habiletés propres à soutenir l’intégration des élèves ayant des TED en classe en vue de les conduire à la meilleure qualification possible. Cette ambition nécessite la compréhension et la prise en compte des caractéristiques de ces élèves dans un renouvellement des pratiques pédagogiques. Elle demande aussi la formation d’une communauté d’apprentissage pour les équipes-ressources concernées au sein des établissements en vue d’assurer la pérennité du processus d’amélioration des pratiques. En dernier lieu, une pratique réflexive sera sollicitée pour que ces professionnels puissent s’engager dans un processus de formation continue.

Il s’agit donc de mettre en œuvre une approche réflexive basée sur l’analyse fine des besoins de chaque professionnel. À cette fin, nous écartons les modèles de formation prescriptifs. Nous retenons plutôt une méthode d’intervention inspirée des théories de l’activité en contexte et de l’ergonomie du travail qui sollicite l’activité d’analyse réflexive des enseignants réunis en communauté d’apprentissage. Nous nous situons donc dans une « ingénierie en référence au fonctionnement des systèmes vivants » (Le Boterf, 2003, 2004) qui se veut une construction empirique et scientifique dans laquelle il faut comprendre pour transformer et aussi transformer pour comprendre (Clot, Faïta, Fernandez et Scheller, 2000). Le projet est précédé d’une année préparatoire comportant quelques interventions de mise à niveau au sujet des caractéristiques des élèves concernés, et est suivi d’une démarche itérative qui alterne les trois phases détaillées dans le projet.

Projet de soutien à la formation et à l’accompagnement des enseignants d’immigration récente du secondaire à la CSDM dans une perspective d’insertion et de développement de compétences professionnelles favorisant la réussite éducative des élèves

Responsable : Pascal Ndinga 
 
Université : Université du Québec à Montréal

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Directions d’école et gestionnaires
  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Secondaire

 

Le flux migratoire croissant depuis les années 1960, la retraite des bébé-boumeurs et la loi pour l’accès à l’égalité en emploi de 2001 font de l’embauche des enseignants de migration récente une pratique de plus en plus courante au Québec, en particulier dans les grands centres urbains, où le manque d’enseignants se fait sentir de manière plus criante (Vallerand et Martineau, 2006). Chaque année, la Commission scolaire de Montréal (CSDM) reçoit un nombre appréciable de nouveaux enseignants. De ce nombre, plusieurs centaines sont des immigrants récemment arrivés au Québec (cinq ans et moins), qu’on désigne aussi comme étant « enseignants d’immigration récente (EIR) ». Il s’agit d’enseignants d’expérience qui ont acquis leur formation à l’extérieur du Québec ou du Canada. Leur insertion professionnelle comporte des défis importants. En effet, ils doivent se familiariser avec les conceptions de l’apprentissage et de l’enseignement sur lesquelles s’appuient les programmes d’études québécois au primaire et au secondaire. De plus, ils doivent s’approprier les modèles de gestion de classe spécifiques à nos écoles, particulièrement en ce qui concerne l’exercice de l’autorité et le maintien d’un bon climat de classe (MELS, 2011). D’autres auteurs ont relevé sensiblement les mêmes difficultés, soit la gestion de classe, la méconnaissance du système scolaire québécois et des rôles des différents intervenants scolaires, la méconnaissance de la culture québécoise, notamment en ce qui concerne l’implication des parents dans la vie scolaire, le manque de repères nécessaires à leur accompagnement, etc. (Vallerand et Martineau, 2006; Desmarais et autres, 2011; Charreyron et Paquette, 2010). Il existe de nombreux programmes de formation visant à favoriser l’insertion professionnelle des EIR. Toutefois, ils ne se fondent pas systématiquement sur des recherches scientifiques et une approche organisationnelle éprouvée. Or, une telle situation sous-entend que seuls les EIR doivent faire preuve d’ouverture et d’effort pour aplanir les difficultés d’intégration professionnelle. Nous pensons que, par ses pratiques ou son mode de fonctionnement, le milieu d’accueil contribue parfois, bien malgré lui, à ériger des obstacles à une intégration professionnelle harmonieuse des EIR. C’est pourquoi ce partenariat CSDM-Université du Québec à Montréal se propose de développer un programme de formation continue qui visera autant les EIR que les intervenants du milieu d’accueil, dans une dynamique intégrée de communauté d’apprentissage. Le caractère novateur de ce projet réside en ce qu’il permettra de doter la CSDM d’un outil de formation continue modulaire en vue de procurer aux EIR une formation adaptée à leurs besoins avérés; des moyens seront fournis au milieu d’accueil pour lui procurer les moyens de développer les compétences et les prédispositions favorisant cette intégration professionnelle, fondée sur la transmission de connaissances en recherche dans ce domaine.

Mise en place de communautés d’apprentissage professionnelles (CAP) dans les écoles primaires pour favoriser le développement professionnel du personnel scolaire et améliorer la réussite et la persévérance scolaires de tous les élèves

Responsable : Ann-Louise Davidson 
 
Université : Université Concordia

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Directions d’école et gestionnaires
  • Enseignants
  • Personnel professionnel et scolaire

Ordre d'enseignement :

  • Primaire

 

Ce projet vise trois objectifs :  

  1. concevoir un modèle de formation continue du personnel scolaire des écoles primaires d’un même secteur, basé sur une communauté d’apprentissage professionnelle (CAP) des leaders pédagogiques, communauté qui se veut à la fois génératrice de CAP spécifiques pour d’autre personnel scolaire, et ce, dans un objectif de soutien et d’amélioration de la persévérance et de la réussite scolaires de tous les élèves;
  2. poursuivre le développement de la compétence professionnelle du personnel scolaire à travailler de concert à la réalisation des tâches permettant le développement et l’évaluation des compétences visées dans le programme de formation, et ce, en fonction des besoins et des caractéristiques de tous les élèves, dont ceux qui présentent des difficultés d’apprentissage ou d’adaptation, ou un handicap;
  3. analyser le potentiel et le processus par lequel une CAP de leaders pédagogiques peut générer et soutenir des CAP spécifiques pour le personnel scolaire. 

Pour atteindre ces objectifs :  

  • six directions d’écoles primaires,
  •  six enseignants-ressources qui veillent aux élèves en difficulté et à leurs enseignants,
  • six enseignants du primaire préoccupés par la persévérance et la réussite scolaire de tous les élèves,
  • un responsable des services aux élèves en difficulté,
  • une personne-ressource qui intervient auprès des directions d’école,
  • et deux chercheuses s’engageront dans une démarche de fonctionnement en CAP dans une perspective de recherche-action.

Ainsi, cette CAP de leaders pédagogiques se développera dans un processus cyclique composé de trois pôles, soit la recherche, l’action et la formation (Guay et Prud’homme, 2009), et de trois phases itératives, soit la planification, l’action et la réflexion (Lavoie, Marquis et Laurin, 1996). Elle s’emploiera notamment à planifier, à entreprendre et à soutenir la mise en place de six à huit CAP pour le personnel scolaire des six écoles primaires concernées, et ce, sur des sujets particuliers en vue de favoriser la persévérance et la réussite scolaires de tous les élèves, dont ceux qui présentent des difficultés d’apprentissage ou d’adaptation. Ce projet devrait générer plusieurs retombées, dont la mise sur pied, l’expérimentation et l’étude d’un modèle de formation continue basée sur une CAP de leaders pédagogiques génératrice de CAP spécifiques; le projet permettra ainsi de poursuivre la formation continue et les interventions de tout le personnel scolaire pour favoriser, par des interventions concertées, la persévérance et la réussite scolaires de tous les élèves. Durant les trois années du projet, l’ensemble du personnel scolaire de six écoles devrait bénéficier directement ou indirectement de ce projet de formation continue. Sur le plan scientifique, ce projet devrait permettre de mieux comprendre, grâce au sens que les acteurs donnent à leur expérience, le potentiel et le processus d’une CAP de leaders pédagogiques sur la mise en place et le soutien de CAP plus spécifiques pour le personnel scolaire qui travaille dans des écoles d’un même secteur géographique.

Les liens entre les notions mathématiques et les obstacles à l’apprentissage de la mathématique au primaire et au premier cycle du secondaire

Responsable : Lucie DeBlois 

Site Internet Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.
 
Université : Université Laval

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Directions d’école et gestionnaires
  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Primaire
  • Secondaire

 

Ce projet vise à expérimenter un modèle de formation continue pour l’enseignement de la mathématique. Ce modèle est particulier pour plusieurs raisons. Il s’appuie sur une récente recherche (DeBlois, 2009) qui a permis de découvrir comment l’expérimentation d’un modèle coconstruit est un facteur déterminant à un changement d’interprétation des évènements de la classe. En outre, la stratégie Agir autrement (2010) a reconnu l’importance d’impliquer tous les acteurs du milieu scolaire lorsque des changements de pratiques sont visés. Ce projet concerne donc tous les enseignants de cette commission scolaire établie comme étant défavorisée par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS). La mise en place de la communauté d’apprentissage se réalise ainsi auprès des 152 enseignants du primaire et du premier cycle du secondaire de même qu’auprès des orthopédagogues.

Les objectifs de ce projet en lien avec le milieu scolaire sont les suivants :  

  1. améliorer les connaissances des enseignants concernant leur compréhension du développement du raisonnement mathématique et des concepts qui le sous-tendent en vue d’élaborer une vision commune de l’apport des savoirs dans un continuum;
  2. accroître l’usage des connaissances issues des diverses recherches en didactique de la mathématique en vue d’enrichir les pratiques pédagogiques;
  3. améliorer la réussite des élèves en mathématique.

Durant cette recherche-formation, les enseignants analyseront les tâches (problèmes, exercices ou activités) proposées en classe, anticiperont les erreurs des élèves et prévoiront la gestion de la classe. Ils dégageront alors les liens entre les notions mathématiques et les obstacles à leur compréhension. Les enseignants développeront leur expertise pour évaluer les connaissances, les savoirs et les compétences de leurs élèves (Joannert, 1999). Ce type de planification permet d’accroître la dimension interactive dans la classe, comme nous avons pu le constater. Nous posons l’hypothèse selon laquelle ce type de formation améliorera le taux de réussite des élèves, réduira le décrochage scolaire et favorisera la persévérance scolaire.

Projet de formation : accompagner des enseignants du secondaire dans l’expérimentation de situations d’enseignement-apprentissage valorisant les connaissances relatives aux communautés

Responsable : Julie Myre-Bisaillon 
 
Université : Université de Sherbrooke

Personnel visé :

  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Secondaire

 

Le présent projet de recherche-action-formation vise à former une équipe enseignante du premier cycle du secondaire à concevoir, expérimenter et évaluer les effets de situations d’enseignement apprentissage (SEA) dont les contenus sont issus des communautés, milieux de vie de leurs élèves. Cet objectif est lié à différents domaines jugés prioritaires par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport : la persévérance d’élèves du secondaire de milieux défavorisés, l’amélioration du français, la réussite des élèves en difficulté. Ce projet s’inscrit dans un contexte particulier, qui est celui de la Cité-école, projet déjà en place dans le milieu, et qui vise à rapprocher la communauté et l’école. Le contexte de ruralité, de défavorisation et d’éloignement a mené à la création de ce projet, qui permet aux élèves de développer un sentiment d’appartenance à leur milieu. La formation envisagée propose d’articuler les SEA en fonction de l’approche du développement des communautés pour ainsi favoriser davantage l’engagement des élèves et leur persévérance. Les enseignants de mathématique, de français et d’univers social sont invités à participer à cette formation et les SEA multidisciplinaires seront encouragées. Tout d’abord, des SEA seront élaborées pour développer les compétences en mathématique, en français et en univers social à partir de contenu lié au développement des communautés (employabilité, secteurs économiques, vie municipale, activités régionales). La perspective multidisciplinaire sera encouragée pour donner plus de sens aux SEA pour les élèves. L’accent mis sur la valorisation des connaissances liées aux différentes communautés offre un double avantage, soit celui d’incarner les apprentissages dans une réalité concrète sur laquelle les élèves peuvent accroître leur sentiment d’appartenance à la communauté. L’école est un facteur influent de la participation des jeunes (Torney-Purta et Amadeo, 2003) et un acteur majeur de l’engagement social des jeunes (Kahne, Chi et Middaugh, 2006), engagement qui contribue à la persévérance scolaire. La formation proposée se fera dans l’action grâce à l’accompagnement (modéliser, animer ou coanimer) dans la mise à l’essai de SEA pour faire en sorte que les enseignants les assimilent de façon durable et autonome. C’est également le moyen le plus efficace d’engager les enseignants dans la formation continue, puisqu’elle est adaptée à leur milieu, à leur contexte, à leurs élèves. Il y aura donc des journées formelles de formation pour la planification et la conception des SEA et des journées de formation en accompagnement dans la pratique quotidienne. Pour plusieurs raisons, la recherche-action-formation est le choix privilégié, mais surtout parce qu’elle a fait ses preuves en ce qui a trait au développement professionnel des acteurs impliqués (Myre-Bisaillon et Marchand, 2008, 2010).

Développer l’expertise pour mieux détecter les difficultés comportementales des filles à l’école primaire : une collaboration milieu scolaire-université

Responsable : Pierrette Verlaan 
 
Université : Université de Sherbrooke

Personnel visé :

  • Directions d’école et gestionnaires
  • Personnel professionnel et scolaire

Ordre d'enseignement :

  • Primaire

 

Des résultats de recherche convergent pour démontrer que les difficultés de comportement (DC) des filles à l’école primaire peuvent être sous-détectées par rapport à celles des garçons en raison de l’expression souvent différente des problèmes selon le genre. De façon générale, le présent projet vise à soutenir et à renforcer l’expertise des professionnels non enseignants du primaire dans, d’une part, la reconnaissance des particularités des DC des filles par rapport à ceux des garçons et, d’autre part, la détection des DC des filles en tenant compte des facteurs de risque personnels, scolaires, sociaux et familiaux associés. 

Plus précisément, il s’agit de sensibiliser les professionnels non enseignants :

  1. aux différences selon le genre en matière d’indicateurs de risque précoces et de facteurs associés à la manifestation des DC chez les filles de 6 à 9 ans;
  2. aux modèles de développement des DC des filles et aux particularités de l’expression des troubles du comportement selon le genre;
  3. à l’importance des normes et des seuils cliniques des outils d’évaluation des DC selon le genre. 

Un dernier objectif spécifique est de former les professionnels non enseignants à l’utilisation d’une grille d’évaluation et de suivi pour établir le niveau de risque de développer des DC – ou leur nature et leur sévérité – selon les normes propres à chaque sexe. 

Le projet s’inscrit dans les objectifs des plans d’action du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) pour contrer la violence et favoriser la réussite scolaire, et repose sur un partenariat fort d’une collaboration de recherche de plus de dix ans entre les chercheurs responsables du projet et les trois commissions scolaires participantes. Le projet s’échelonne sur deux années et s’appuie sur les principes de la recherche-action et sur la constitution d’une équipe de projet pour l’élaboration de la grille d’évaluation des DC, la planification de la formation, sa mise en œuvre et l’évaluation de la formation et des effets attendus dans le milieu scolaire, dont l’amélioration de la détection des filles à risque et l’ajustement des services psychoéducatifs à leurs besoins.

Formation des enseignantes de maternelle au dialogue dans la classe pour favoriser l’adaptation et la réussite socio-scolaire des élèves

Responsable : Pierre Pagé 
 
Université : Université Laval

Personnel visé :

  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Préscolaire 

 

Des décennies d’études dans les domaines de la psychologie du développement, de la neuroscience et de l’économie ont produit quantité de preuves voulant que les interventions précoces qui soutiennent le développement des enfants produisent un effet plus durable que les interventions reportées à plus tard dans leur parcours scolaire (Heckman, 2006; Tremblay, Barr, et Peters, 2006). La formation continue que nous proposons vise à enrichir les pratiques des enseignantes au préscolaire en misant sur le partage des connaissances pratiques et scientifiques portant sur le développement des compétences sociales et le développement de la littératie chez les élèves. L’intervention précoce sur ces compétences s’avère essentielle non seulement pour l’insertion réussie de l’enfant dans sa classe de maternelle, mais aussi pour assurer sa réussite socioscolaire ultérieure. 

Le projet vise l’accompagnement d’enseignantes de maternelle à l’utilisation du dialogue dans la classe, puisqu’il crée un contexte authentique de communication, de médiation et d’étayage (Vygotski, 1985) qui contribue au développement intégral du jeune enfant (Bodrova et Leong, 2007). Pour atteindre ces objectifs, treize ateliers de formation au dialogue autour du développement de ces compétences seront élaborés conjointement avec les partenaires du milieu scolaire. Le projet comporte huit phases : démarrage; analyse des besoins; conception des activités; appropriation; mise à l’essai; évaluation; ajustements; diffusion. Ce projet de partenariat novateur et structurant a pour objectif ultime la mise en place de modules de formation continue en éducation préscolaire en ligne.

Du mentorat scolaire par des enseignants-ressources pour répondre aux besoins des élèves à risque en période de transition scolaire

Responsable : Simon Larose 

Site Internet Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.
 
Université : Université Laval

Personnel visé :

  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Primaire
  • Secondaire

 

L’enseignant-ressource (ER) est une ressource importante dans les écoles secondaires; il consolide les liens enseignant-élève, prévient les problèmes d’adaptation et aide à contrer le décrochage scolaire.

Trois fonctions sont dévolues à l’ER : 

  1. offrir un suivi individualisé aux élèves à risque et les aider à trouver des solutions à leurs problèmes;
  2. accompagner et soutenir les autres enseignants dans l’appropriation de pratiques pédagogiques favorables à la prévention du décrochage;
  3. travailler en concertation avec les autres intervenants de l’école engagés auprès de l’élève à risque.

En 2009-2010, 1886 enseignants du secondaire, dont 141 dans la région de la Capitale-Nationale, auraient exercé cette fonction (MELS, 2010). En dépit de l’attrait que représente cette mesure, les écrits scientifiques suggèrent que les pratiques des ER sont très hétérogènes d’un milieu à l’autre, s’éloignent souvent de l’objectif d’offrir un suivi individualisé aux élèves à risque et génèrent des résultats mitigés sur le rendement scolaire des élèves. L’objectif du projet est d’élaborer, d’implanter et d’évaluer un programme de formation des ER qui leur permettra d’enrichir la qualité du suivi individualisé des élèves à risque et dont les fondements reposeront sur les connaissances et les théories acquises à ce jour dans deux domaines où nous avons une expertise : la prévention des difficultés d’adaptation pendant la transition primaire-secondaire et le mentorat des élèves à risque. L’évaluation visera principalement à comparer les ER exposés au modèle du mentorat aux ER exposés au modèle hétérogène quant à la qualité du suivi offert aux élèves à risque.

Soutenir la qualité de l’environnement éducatif en maternelle 4 ans

Responsable : Gilles Cantin 
 
Université : Université du Québec à Montréal

Personnel visé :

  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Préscolaire

 

Au cours de ce projet de formation de deux ans, les enseignants vivent à deux reprises les différentes étapes de la démarche présentée succinctement ici :  

  1. À l’aide du Classroom Assessment Scoring System (CLASS), de Pianta, La Paro et Hamre (2008), une observation systématique des interactions entre enseignants et élèves en classe de maternelle 4 ans permet de mesurer la qualité éducative en fonction de dix dimensions spécifiques;
  2. Les observations sont analysées conjointement par les enseignants et l’équipe de recherche pour déceler les forces ainsi que les dimensions pour lesquelles des améliorations sont souhaitables;
  3. Collectivement, les participants retiennent chaque année deux dimensions à travailler dans le cadre du projet de formation. Avec l’aide de l’équipe de recherche, une communauté de pratique est mise en place en vue de travailler sur les dimensions retenues;
  4. Pour soutenir la réflexion des participants, des trousses de développement professionnel sont créées pour chacune des dimensions retenues. Ces trousses contiennent des textes de référence, des pistes de travail et du matériel d’autoévaluation;
  5. Un accompagnement individuel est offert à chaque personne qui participe pour lui permettre de travailler sur les dimensions choisies collectivement, mais aussi sur ses choix personnels. De nouvelles observations effectuées dans les classes tous les six mois permettent de rendre compte des améliorations et d’assurer un suivi de la démarche.

Développement d’une approche collaborative autour du passage primaire-secondaire en milieu défavorisé de la Commission scolaire des Appalaches (CSA)

Responsable : Céline Castonguay 
 
Université : Université du Québec à Rimouski

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Directions d’école et gestionnaires
  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Primaire
  • Secondaire

 

Initiative conjointe du MELS, des régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches (régions 03 et 12), de l’UQAR-Campus de Lévis et de la Commission scolaire des Appalaches (CSA), le projet vise à accompagner les milieux défavorisés de la CSA dans une démarche collaborative relative au passage du primaire au secondaire.

Les objectifs sont : 

  1. mettre en place un dispositif pédagogique fondé sur la coaction et la médiation entre le primaire et le secondaire;
  2. mieux comprendre ce passage en milieu défavorisé;
  3. déterminer les défis et les difficultés quant à l’organisation du travail et à l’arrimage des savoirs et des pratiques, et sur le plan social de l’élève;
  4. élaborer et mettre en œuvre des solutions aux problèmes observés; élaborer et donner des activités de formation liées aux défis et aux difficultés au personnel scolaire.

Le projet s’appuie sur les travaux de Larose et autres (2006), Lipps (2005) et Tilleczek et Ferguson (2007), et s’inscrit dans la Stratégie d’intervention Agir autrement (SIAA). Il intègre une stratégie de recherche (produire une meilleure connaissance des conditions et des résultats de l’action expérimentée pour en dégager des acquis susceptibles d’être généralisés) et d’action (explorer différentes avenues pour harmoniser la transition primaire secondaire, engager de réels échanges et mettre en place des dispositifs qui soutiennent l’élève en milieu défavorisé dans sa réussite et sa persévérance scolaires). La communauté d’apprentissage constituée à l’intérieur de ce projet devrait permettre une modification substantielle du rapport entre professionnels des deux ordres d’enseignement et devenir un puissant levier de formation continue. Aussi, une intégration harmonieuse des élèves issus de milieux défavorisés devrait favoriser leur persévérance et leur réussite scolaires.

Mise en œuvre d’un système de gestion efficace des comportements dans deux écoles secondaires de milieux défavorisés de la Commission scolaire de la Rivière-du-Nord, à Saint-Jérôme

Responsable : Carl Bouchard 

Site Internet Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.
 
Université : Université du Québec en Outaouais

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Directions d’école et gestionnaires
  • Enseignants
  • Personnel professionnel et scolaire

Ordre d'enseignement :

  • Primaire
  • Secondaire

 

Ce projet vise à former le personnel scolaire de deux écoles secondaires de la Commission scolaire de la Rivière-du-Nord en gestion efficace des comportements (GEC). Parmi les élèves en difficulté ayant accumulé des échecs et des retards scolaires, ceux qui ont des troubles du comportement persévèrent le moins (MELS, 2006). À ce sujet, le ministère de l’Éducation, du Loisir et de Sport (MELS) précise que les élèves qui montrent un trouble du comportement réussissent moins bien leur cheminement scolaire que ceux qui ont une difficulté d’apprentissage, qu’elle soit légère ou grave. De plus, les élèves ayant un trouble du comportement passeraient moins d’années en classe ordinaire et seraient deux fois moins nombreux à obtenir un diplôme après cinq ans, comparativement aux élèves ayant une difficulté d’apprentissage, qu’elle soit légère ou grave (MELS, 2006). Pour contrer les conséquences néfastes associées au décrochage scolaire, le MELS a présenté en 2009 la stratégie intitulée L’école, j’y tiens!, dans laquelle il est recommandé d’intervenir efficacement auprès des élèves dont les probabilités de décrochage sont élevées, soit ceux qui ont un trouble du comportement. Pour intervenir efficacement auprès d’eux, il importe de recourir à des pratiques fondées sur des données probantes comme celles proposées par le Groupe d’action sur la persévérance et la réussite scolaires au Québec (GAPRSQ, 2009). Parmi ces pratiques, la Positive Behavioral Interventions and Supports (PBIS) semble un système tout à fait désigné pour former le personnel scolaire à la gestion efficace des troubles du comportement.

Nous accompagnerons deux écoles secondaires dans l’implantation de ce système adapté à notre réalité scolaire québécoise en visant quatre objectifs : 

  1. former le personnel scolaire (enseignants et direction) aux méthodes de gestion efficace des difficultés comportementales;
  2. accompagner directement le personnel scolaire dans la mise en œuvre des méthodes de gestion des comportements auprès des élèves;
  3. mesurer la perception et la satisfaction du personnel scolaire au regard de la formation et de l’accompagnement du système de GEC;
  4. mesurer les effets du système de GEC sur le nombre d’incidents disciplinaires et sur la perception du climat scolaire auprès du personnel, des élèves et des parents.

Soutien au développement professionnel d’équipes de conseillers pédagogiques dans le rôle d’accompagnement d’équipes d’enseignants sur l’analyse de l’apprentissage par la lecture

Responsable : Sylvie Cartier 

Université : Université de Montréal

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Directions d’école et gestionnaires
  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Primaire
  • Secondaire

 

Ce projet de développement professionnel (DP) du personnel scolaire a comme finalité un meilleur engagement des élèves dans l’apprentissage par la lecture (APL) et, par conséquent, une meilleure réussite scolaire, priorité reconnue par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) dans ses différents plans (ex. : L’école, j’y tiens!, 2009). Dans ce contexte, il s’agit d’un projet de recherche-action élaboré en collaboration entre les trois coordonnateurs, leurs 51 conseillers pédagogiques (CP) de toutes disciplines et la chercheuse principale. Ont aussi participé à l’élaboration du projet 69 enseignants et leurs 2 250 élèves de 79 classes réparties dans 27 écoles primaires et secondaires. L’analyse de la situation est une étape essentielle à réaliser pour améliorer les pratiques pédagogiques (Paris et Winograd, 2003; Tallerico, 2005).

Le présent projet vise l’appropriation de pratiques professionnelles liées à deux compétences: 

  1. analyser les données tirées du questionnaire sur l’apprentissage par la lecture (QAPL) en ligne (Cartier, 2007);
  2. accompagner des équipes d’enseignants en ce sens.

Ainsi, l’objectif poursuivi a été triple :

  • décrire la mise en œuvre des activités de DP offertes aux CP;
  • documenter les processus à la base du DP;
  • décrire l’interprétation que les participants se font de leur appropriation de pratiques pédagogiques ainsi que des entraves et des éléments facilitateurs perçus dans le projet de DP. 

Les résultats montrent que, dans la démarche, les situations de DP proposées ont pris en compte les principaux critères qui favorisent le DP, dont l’aspect motivant (signifiance) et la pertinence ainsi que le traitement de connaissances situées. La démarche a aussi soutenu divers aspects du processus de DP, dont les connaissances des participants et leur planification des multiples aspects touchés : l’APL, les pratiques, le QAPL et l’accompagnement. Enfin, le projet ayant davantage ciblé les coordonnateurs et les CP, il est normal qu’à ce stade d’avancement, les résultats montrent que l’APL ait trouvé appropriation davantage chez ces derniers. Les coordonnateurs rapportent fréquemment que leur équipe de CP comprend maintenant le modèle de l’APL et qu’il le trouve très utile dans leurs pratiques pour communiquer entre eux et pour planifier leurs actions.

Une communauté éducative pour favoriser la persévérance et la réussite des élèves au secondaire

Responsable : France Dubé 
 
Université : Université du Québec à Montréal

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Secondaire

 

Les membres de la communauté éducative composée de l’organisme communautaire Parole d’ExcluEs, des membres de la direction, des professeurs de l’Université du Québec à Montréal et de conseillers pédagogiques se rencontrent depuis août 2009 et se concertent en vue de favoriser la persévérance et la réussite des élèves de l’école secondaire Calixa-Lavallée. Pour ce faire, ils souhaitent établir des liens entre les enseignants, les familles et la communauté environnante de l’école pour qu’ils puissent mieux répondre aux besoins scolaires et sociaux des élèves de l’école et de leur famille. L’objectif général de formation est d’accompagner et de mobiliser la communauté éducative de l’école en vue d’adapter davantage leurs pratiques à la réalité du milieu; cela contribuera à mettre au point une approche qui vise le rapprochement école-famille-communauté. Ce projet de deux ans vise à sonder les perceptions des parents à l’égard de cette école, à recueillir les besoins des familles et des élèves, à accroître la mobilisation citoyenne et à intensifier la participation à l’école de quartier. Il vise aussi à étudier et à analyser le corpus pédagogique employé par les enseignants de cette école secondaire. Enfin, il contribuera à la conception de matériel et d’approches pédagogiques et d’évaluation adaptées et signifiantes pour les élèves.

Mise en œuvre d’un dispositif de formation pour favoriser l’appropriation de pratiques pédagogiques qui suscitent l’engagement et la persévérance scolaire des élèves

Responsable : Robert David
 
Université : Université de Montréal

Personnel visé :

  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Primaire

 

Ce dispositif de formation offre à un groupe d’enseignants l’occasion de s’engager dans une démarche visant à reconnaître et à valoriser, dans leur milieu, des pratiques pédagogiques qui suscitent l’engagement et la persévérance scolaire. Il s’appuie sur une démarche mise en œuvre à l’école Wilfrid-Bastien; l’objectif est de l’étendre, dans une perspective d’interdépendance professionnelle, à l’ensemble de l’école et à deux écoles primaires avoisinantes ainsi qu’au premier cycle de l’école secondaire du bassin.

Le dispositif intègre cinq composantes : 

  1. la documentation sur vidéo de bons exemples de pratiques pédagogiques, leur diffusion et l’élaboration d’un matériel pour en soutenir l’analyse;
  2. la mise en place d’un atelier « Club vidéo » qui réunira mensuellement chaque groupe d’enseignants pour observer et interpréter, avec le soutien d’un formateur, leurs propres pratiques et les pratiques d’autres enseignants;
  3. l’exploitation du « modèle de classe » de la motivation du professeur Roch Chouinard pour guider l’analyse des pratiques et la construction, par les enseignants, de leur cadre conceptuel;
  4. la mise en œuvre de la stratégie « Je t’invite, tu m’invites », qui permet à des enseignants de s’inviter mutuellement dans leur classe pour soutenir, en contexte, l’appropriation de pratiques;
  5. l’utilisation d’un outil de communication pour offrir un soutien à distance et permettre le réseautage professionnel.

Communautés de pratique « mixtes » autour de problématiques liées à la transition primaire secondaire en mathématique pour les élèves à risque

Responsable : Claudine Mary

Site Internet  Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.
 
Université : Université de Sherbrooke

Personnel visé :

  • Enseignants
  • Personnel professionnel et scolaire

Ordre d'enseignement :

  • Primaire
  • Secondaire

 

Le projet de formation continue s’adresse aux enseignants du primaire de troisième cycle, aux enseignants de mathématique du premier cycle du secondaire et aux orthopédagogues qui interviennent à ces ordres d’enseignement. Ces participants de pratique différente seront regroupés en communautés de pratique mixtes. Une communauté de pratique sera formée de quatre enseignants, d’un ou de deux orthopédagogues et d’un formateur universitaire. La formation sera construite autour de problèmes relevés par les participants relativement au passage du primaire au secondaire pour les élèves à risque. La recherche des solutions sera guidée par l’objectif du développement des compétences mathématiques des élèves, par opposition à une perspective de remédiation.

Les objectifs de formation sont pour le participant :

  1. de développer ses compétences à planifier des situations d’apprentissage qui favorisent le passage du primaire au secondaire;
  2. de développer ses compétences à intervenir de manière à accroître les compétences mathématiques de l’élève à risque;
  3. de mettre au point des ressources communes (situations d’apprentissage et réflexions didactiques) et des voies de collaboration avec les autres intervenants (enseignants de différents ordres et orthopédagogues) de manière à penser des interventions cohérentes pour le troisième cycle du primaire et le premier cycle du secondaire.

La formation se structure selon trois temps : la planification, l’expérimentation en classe et un retour réflexif. Les phases de conception et de retour réflexif se feront en communauté de pratique (voir déroulement).

Pour les formateurs engagés dans ce chantier, les objectifs sont :

  1. de favoriser le développement professionnel des participants;
  2. d’évaluer les retombées de la formation sur le développement des compétences professionnelles des participants;
  3. d’évaluer le fonctionnement des communautés de pratique mixtes en déterminant les conditions favorables à leur fonctionnement dans le but d’une exportation vers d’autres milieux.

Le dispositif envisagé permettra aussi de documenter le processus d’enseignement pour faciliter le passage du primaire au secondaire et le rôle de l’enseignant et de l’orthopédagogue dans ce processus. Il prend la forme d’une recherche-action.

Soutenir le changement des pratiques de collaboration école-famille au primaire par un accompagnement réflexif

Responsable : Catherine Dumoulin 
 
Université : Université du Québec à Chicoutimi

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Primaire

 

En 2006, la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay (CSRS) souhaitait une amélioration des pratiques de collaboration école-famille, croyant que celles dites « traditionnelles » avaient démontré leurs limites et qu’il était temps de faire mieux et d’améliorer ses actions auprès des parents. Pour engager ses écoles dans un tel changement, la CSRS a invité des partenaires de divers secteurs de l’éducation à joindre son équipe formée des directions de quatre écoles primaires, d’enseignants, de parents, de membres de la communauté et de conseillers pédagogiques (CP). Deux de ces écoles sont ciblées par la stratégie d’intervention Agir autrement (SIAA), car elles accueillent une forte proportion d’élèves issus des milieux défavorisés. Pendant trois années, cette équipe de recherche et d’intervention a mis sur pied un modèle d’accompagnement réflexif tout en souhaitant ainsi remédier au manque de formation des enseignants qui pourrait occasionner des problèmes dans les relations entre l’école et la famille (Kalubi, Detraux et Larivée, 2006). Les données préliminaires indiquent que les modalités mises en avant ont favorisé le changement de pratiques, notamment en ce qui a trait aux modalités de diffusion de l’information aux parents (appels, lettres, etc.). En plus de correspondre au Plan stratégique du ministère de l’Éducation, de du loisir et du Sport (MELS) (2009-2013) qui encourage le personnel scolaire à une meilleure collaboration école-famille, l’aspect novateur du projet pilote est reconnu par le MELS qui le cite à titre d’exemple dans le plan d’action ministériel L’école j’y tiens! (MELS, 2009). Dans le prolongement des travaux amorcés en 2006, le projet vise à soutenir le changement de pratiques de collaboration école-famille au primaire par un accompagnement réflexif.

Promouvoir les méthodes d’enseignement réflexif à l’aide de PERLE

Responsable : Philip Abrami 

Site Internet Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.
 
Université : Université Concordia

Personnel visé :

  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Secondaire

 

La phase I de ce projet de perfectionnement professionnel vise à présenter un portfolio électronique aux enseignants en formation et en fonction afin de promouvoir l’utilisation de méthodes d’enseignement réflexif ainsi qu’une culture de perfectionnement professionnel continu. Le portfolio électronique PERLE, destiné aux élèves de la maternelle à la 5e secondaire, s’est déjà révélé efficace pour améliorer les méthodes d’enseignement, les habiletés de lecture et d’écriture et l’apprentissage autorégulé (AAR) dans des classes de tout le Canada.

Le projet vise à faire connaître PERLE à un plus grand nombre d’enseignants du Québec dans le but : 

  1. de favoriser l’utilisation de méthodes centrées sur l’étudiant,
  2. de promouvoir une culture d’enseignement réflexif,
  3. de créer des relations de mentorat durables entre les nouveaux enseignants et les enseignants principaux,
  4. d’appuyer le perfectionnement professionnel continu des enseignants et
  5. de leur fournir un support Web multimédia permettant de confirmer l’acquisition des 12 compétences professionnelles définies par le Ministère.

La version actuelle du logiciel PERLE sera présentée aux enseignants en formation et en fonction, et peaufinée pour répondre aux besoins des étudiants adultes. Le projet de formation, de recherche et de perfectionnement se déroulera sur deux ans et sera axé sur les enseignants en formation ou en fonction, les chercheurs en éducation et les conseillers pédagogiques. Les participants apprendront à utiliser le logiciel PERLE dans leur classe et à s’en servir pour se donner des objectifs, obtenir de la rétroaction et réfléchir sur leur propre perfectionnement professionnel. Une formation et un soutien constants seront proposés sous la forme d’ateliers de suivi, de visites dans les classes, de groupes de discussion, de soutien en temps réel par le biais du logiciel, d’un wiki avec modérateur, de réunions pédagogiques et d’un soutien individuel, selon les besoins.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Soutien à la transition scolaire du primaire vers le secondaire des élèves qui présentent des besoins particuliers

Responsable : Nadia Desbiens 

Site Internet Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.
 
Université : Université de Montréal

Personnel visé :

  • Directions d’école et gestionnaires
  • Enseignants
  • Personnel professionnel et scolaire

Ordre d'enseignement :

  • Primaire
  • Secondaire

 

Le présent projet est issu d’un partenariat entre l’Université de Montréal et l’Équipe régionale pour les élèves présentant des besoins particuliers. Il vise la mise à jour des connaissances scientifiques des participants (il ne s’agit pas de développer des connaissances existantes, mais de favoriser l’acquisition de nouvelles connaissances) au regard de l’adolescence, des défis de l’adaptation scolaire sur le plan scolaire, socio-émotionnel et procédural, et des besoins particuliers des élèves à l’aube de l’adolescence. Il propose une démarche d’accompagnement basée sur la formation, les données issues de la recherche scientifique et la pratique réflexive-interactive. Cette démarche est orientée sur le passage à l’action par l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation de projets d’intervention locaux, et est axée sur le soutien à la transition scolaire en fonction du plan de réussite de chacun des milieux et des besoins spécifiques du personnel et des élèves. Le projet vise ainsi l’actualisation des connaissances sur la transition scolaire à l’intérieur d’un projet collectif de recherche-action. Les activités de formation portent sur des thèmes spécifiques qui correspondent aux aspects pointus d’une formation professionnelle sur les défis associés à la transition scolaire du primaire vers le secondaire. Ces activités permettent de répondre directement aux besoins des milieux scolaires et d’assurer le développement des compétences professionnelles du personnel qui participe aux comités de transition.

Prévenir et intervenir dès la maternelle : adaptation de pratiques prometteuses au contexte montréalais et développement de guides de pratique pour accompagner les enseignantes

Responsable : France Capuano 
 
Université : Université du Québec à Montréal

Personnel visé :

  • Enseignants
  • Formateurs (adultes, stagiaires, superviseur, etc.)
  • Personnel professionnel et scolaire

Ordre d'enseignement :

  • Préscolaire

 

Le présent projet est issu d’un partenariat entre l’Université du Québec à Montréal et l’Équipe régionale pour les élèves présentant des besoins particuliers dès la maternelle. Cette équipe, mise sur pied à la demande de la Table commissions scolaires-universités-MELS sur la formation continue du personnel scolaire de Montréal, regroupe des représentants des cinq commissions scolaires de l’île. Depuis l’automne 2007, un comité de travail se penche sur les élèves de maternelle qui présentent des difficultés de comportement suffisamment importantes pour nuire à leur intégration scolaire. Le comité de travail a maintenant ciblé les pratiques prometteuses issues de la recherche et des milieux de la pratique et relevé les différentes modalités de formation et d’accompagnement offertes au personnel scolaire pour implanter ces pratiques prometteuses.

Dans le cadre du présent projet, l’appui du Programme de soutien à la formation continue du personnel scolaire du MELS est sollicité pour une année pour permettre à l’équipe : 

  1. d’adapter les pratiques prometteuses à la réalité de l’école montréalaise en tenant compte des données probantes;
  2. d’élaborer un projet de formation, notamment sous forme de guides de pratique et d’accompagnement du personnel scolaire à l’implantation de ces pratiques prometteuses;
  3. de préexpérimenter ce projet de formation et d’accompagnement auprès d’un groupe de personnel scolaire qui travaille à la maternelle;
  4. de réviser ce projet de formation et d’accompagnement en fonction de ce qui a été vécu lors de la préexpérimentation;
  5. de solliciter la participation de cinq écoles de chacune des cinq commissions scolaires au projet pour un démarrage à l’automne 2010.

Renouvellements

Mieux détecter les troubles du comportement des filles dès l’entrée au primaire et prévenir l’aggravation des difficultés (phase 2) : une collaboration enseignants-intervenants-chercheurs

Responsable : Mélanie Lapalme 
 
Université : Université de Sherbrooke

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Enseignants
  • Personnel professionnel et scolaire

Ordre d'enseignement :

  • Préscolaire
  • Primaire

 

Des données épidémiologiques montrent que parmi les enfants qui ont des troubles du comportement (TC), seule une faible proportion reçoit des services éducatifs, des services psychosociaux ou des services de santé (Offord et autres, 1987; Stouthamer-Loeber et Loeber, 2002).

La situation est particulièrement problématique pour les filles. En effet, à des niveaux de difficultés comportementales comparables, de quatre à cinq fois moins de filles que de garçons reçoivent ces services (Verlaan et autres, 2010). En outre, les filles du primaire (6-9 ans) qui reçoivent des services complémentaires pour des TC ont des difficultés plus graves, par rapport à leur groupe de référence, que les garçons (Déry et autres, 2010). Ces résultats suggèrent qu’une part importante d’élèves en difficulté – dont une plus large proportion de filles – ne reçoit pas le soutien nécessaire pour réduire ou pour prévenir l’aggravation de leurs TC et pour favoriser leur réussite scolaire.

L’école joue un rôle primordial dans la détermination des enfants en difficulté et dans leur orientation vers les services d’aide. Il est, de ce fait, essentiel que le personnel enseignant et non enseignant dispose des connaissances et des ressources qui permettent de détecter les enfants à risque élevé, garçons comme filles, et d’intervenir en amont de l’aggravation de leurs difficultés.

Dans le cadre du projet initial (phase 1, 2012-2015), une formation sur une détection et une évaluation des TC plus sensibles au genre des élèves a été conçue et donnée au personnel intervenant (psychoéducateurs, psychologues). Le processus de détection est entrepris en grande partie par le personnel enseignant; par conséquent, la phase 2 du projet (2015-2017) propose de sensibiliser les enseignants de maternelle et de 1re et 2e années à l’expression différenciée des TC des filles et de les former à leur reconnaissance et à des techniques probantes d’intervention. Ce projet repose sur les principes de la recherche-action (Dolbec et Clément, 2000) et sera réalisé en six étapes :

  1. constitution d’une équipe-projet;
  2. clarification des besoins de formation;
  3. planification d’un curriculum de formation et détermination de stratégies d’intervention probantes, particulièrement pour les filles;
  4. validation de la formation auprès d’enseignants de maternelle et 1re et 2e années du primaire;
  5. évaluation de la formation et des effets attendus dans le milieu scolaire;
  6. ajustement et élaboration d’une trousse de formation en vue d’assurer la pérennité de la formation et la transmission des connaissances (autres écoles et commissions scolaires, plan de dissémination régionale, cursus universitaire).

Mieux accompagner pour favoriser la réussite des élèves et l’obtention d’un diplôme

Responsable : Anne Lessard 
 
Université : Université de Sherbrooke

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Directions d'école et gestionnaires

Ordre d'enseignement :

  • Primaire
  • Secondaire

 

À la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS), l’accompagnement est perçu comme un filon de réussite qui se tisse de l’élève jusqu’à la direction générale de la commission scolaire, en passant par les enseignants, les directions et les conseillers pédagogiques (CP). Ainsi, il est clair qu’une collaboration continue vise à approfondir la mise en place et la documentation d’approches innovantes d’accompagnement, et ce, à tous les niveaux. Le cœur du projet demeure l’accompagnement fait par les CP ou les enseignants-ressources (ER) vers les enseignants du secondaire. Le but est de développer des duos d’accompagnateurs dans chaque école. Ainsi, pour en arriver à ce que les écoles soient autonomes et qu’il y ait pérennité du modèle d’accompagnement, une formation théorique (30 heures) et pratique (15 heures) est prévue pour d’autres CP et ER, y compris une ouverture pour les équipes du primaire. Le contenu de l’accompagnement repose sur les trois domaines de l’enseignement qui visent l’engagement et la réussite des élèves (soutien émotionnel, encadrement, soutien pédagogique) comme le décrit le modèle Teaching through Interaction (Pianta et autres, 2012). À la modalité captation-analyse-rétroaction, on pourrait ajouter une autre modalité d’accompagnement en classe par l’entremise d’un duo d’accompagnateurs, ce qui réduirait ainsi l’infrastructure nécessaire tout en offrant quand même l’accompagnement sur le même contenu.

Ce projet sert également à considérer le rôle des gestionnaires dans l’accompagnement. Pour ce faire, plutôt que d’utiliser un cadre de gestion lié au changement (Robertson et Collerette, 2005), nous tisserons des liens avec le développement des compétences professionnelles (Lecomte et Savard, 2012). Une première étape vise à documenter ce que font actuellement les directions d’école dans l’accompagnement de leurs enseignants. Une deuxième étape visera à cibler les besoins des enseignants qui cheminent dans leur carrière. Enfin, il s’agira, dans le respect des conventions, d’élaborer des modalités d’accompagnement à l’intention des directions d’école qui soient complémentaires et non redondantes par rapport à l’accompagnement pédagogique reçu. Nous estimons que les structures de collaboration déjà mises en place entre la CSRS et l’Université de Sherbrooke (rencontres, communication, formation) permettront de poursuivre ce projet avec la même rigueur que le projet précédent. Nous anticipons des retombées positives.

Enrichissement du programme de formation ACCES (programme d’accompagnement par des enseignants du secondaire) et impacts sur la pratique des enseignants-ressources et adaptation des élèves à risque

Responsable : Simon Larose 

Site Internet Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.
 
Université : Université Laval

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Directions d’école et gestionnaires
  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Secondaire

 

Cette demande vise à enrichir la formation et les outils qui ont été conçus de façon expérimentale lors de la première édition du programme ACCES ainsi qu’à évaluer les retombées de cet enrichissement sur la pratique des enseignants-ressources (ER) et l’adaptation des élèves accompagnés. L’objectif est d’assurer la transmission des connaissances et des outils de formation de l’équipe de recherche vers les milieux scolaires. Plus particulièrement, nous souhaitons enrichir le développement de trois outils. 1) Le traitement et l’analyse des résultats de l’IDÉES sont actuellement gérés par notre équipe de recherche, et un espace Web de la Faculté des sciences de l’éducation héberge l’outil. Nous souhaitons créer un logiciel IDEES, indépendant et fonctionnel, qui permettrait aux écoles et aux ER d’utiliser l’inventaire de façon autonome. Nous souhaitons également écrire et diffuser un guide d’utilisation de l’IDÉES pour amener les conseillers pédagogiques à former leurs ER et à gérer l’outil de façon autonome. 2) Le journal de bord ACCES a été conçu pour permettre aux ER de fixer les objectifs de travail avec les élèves accompagnés, de préciser les moyens convenus pour atteindre ces objectifs et d’évaluer leur attente. Il guide également l’ER dans sa pratique par plusieurs rappels et illustrations des pratiques exemplaires à suivre dans les domaines du mentorat scolaire. Nous souhaitons concevoir une version électronique du journal de bord de l’ER et une version électronique courte pour l’élève. Ces versions électroniques faciliteraient le suivi des élèves accompagnés, illustreraient les rappels théoriques de façon animée et interactive et permettraient aux ER et aux élèves de saisir et de conserver en mémoire de l’information pertinente tout au long du travail d’accompagnement. 3) La formation ACCES habilite notamment les ER à concevoir quatre stratégies d’intervention cognitivo-comportementales : la restructuration cognitive, l’enseignement de l’autocontrôle, le soutien à la résolution de problème et le renforcement. Dans le but d’enrichir la formation ACCES, nous souhaitons produire une vidéo interactive de l’enseignement de ces quatre stratégies. Cette vidéo exposerait les ER à des situations d’accompagnement qui présentent un défi sur le plan de l’intervention. Les ER seraient appelés à expliquer leur mode d’intervention par rapport à ces situations et recevraient par la suite une rétroaction par le logiciel.

Formation continue du personnel scolaire sur les enjeux liés à la transition scolaire : renforcer la continuité des actions du primaire et du secondaire

Responsable : Nadia Desbiens 

Site Internet Cet hyperlien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.
 
Université : Université de Montréal

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Directions d’école et gestionnaires
  • Enseignants
  • Personnel professionnel et scolaire

Ordre d'enseignement :

  • Primaire

 

Faisant suite à l’expérimentation d’une formation de deux ans sur le soutien à offrir aux élèves ayant des besoins particuliers au moment du passage du primaire au secondaire, le projet proposé consiste à formaliser, à partir des contenus et des outils du projet initial, une formule de formation plus souple pour les milieux, tout en présentant un meilleur rapport coût-avantage. Le projet se déroulera en trois phases. Durant la première phase, l’équipe universitaire, en partenariat avec des représentants du personnel scolaire, travaillera à sélectionner et à extraire le meilleur de l’expérience vécue en fait de contenus, d’outils de planification et de transmission des connaissances, de méthodes d’enseignement et de stratégies pédagogiques, et ce, en se basant sur les constats dégagés de l’évaluation du projet initial.

La deuxième phase s’articulera autour d’un travail d’élaboration et de formalisation de matériel pédagogique et didacticiel, de guides d’accompagnement, de fiches de travail et d’outils qui viendront soutenir la planification, la mise en œuvre et l’évaluation de projets menés en milieu scolaire et qui sont destinés à faciliter la transition des élèves au moment du passage du primaire au secondaire. Les technologies de l’information et de la communication (site Web, vidéo, forum, etc.) seront utilisées pour favoriser la diffusion des connaissances issues de la recherche dans une formule plus flexible que la formation présentielle en salle. Grâce aux technologies actuelles, ce projet s’inscrit très bien dans une formule de formation à distance. Cependant, nous croyons essentiel qu’une équipe universitaire offre un soutien pédagogique personnalisé en vue d’assurer l’assimilation des apprentissages et de prendre en considération le besoin d’interactivité pour maintenir l’engagement des participants. Ainsi, l’utilisation d’un environnement numérique d’apprentissage (par exemple, l’environnement StudiUM, propulsé par Moodle) permettra de mettre en ligne le contenu de formation et de créer un espace d’échanges entre les participants. De plus, certains contenus seront offerts en baladodiffusion à partir d’iTunes U.

Durant la troisième phase, les milieux partenaires expérimenteront la nouvelle formule de formation et d’accompagnement, période durant laquelle nous pourrons y apporter les adaptations nécessaires.

Développement, implantation et évaluation de modalités d’accompagnement du personnel scolaire investi auprès des élèves à risque de décrochage scolaire dans le cadre du programme d’engagement à la persévérance scolaire

Responsable : Anne Lessard 
 
Université : Université de Sherbrooke

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Secondaire

 

Le point de départ de ce projet repose sur une force de la demande initiale concernant la mise en place d’une communauté d’apprentissage professionnelle (Lieberman, 2008) et la nécessité d’atteindre l’effet structurant dans le milieu scolaire (le guide d’accompagnement). La mise au point d’outils d’accompagnement se fera de façon très ciblée, c’est à dire par les conseillers pédagogiques soutenant des enseignants qui travaillent avec des élèves à risque de décrochage scolaire. Dans les écoles secondaires de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke, des structures ont été mises en place pour dépister les élèves à risque de décrochage scolaire et un programme a été implanté dans le but de susciter l’engagement et la persévérance scolaire (PEPS). Deux volets de ce programme, Trait d’union (Fortin et autres, à paraître) et Pare-chocs (Marcotte, 2006), ont déjà été mis en place par des enseignants et des professionnels dans les écoles, mais ces volets se déroulaient en dehors de la classe. Le troisième volet est en voie de développement : il touchera deux variables déterminantes dans le processus de décrochage scolaire, soit le climat de la classe et les interactions à l’école (Fortin et autres, à paraître). Ces variables seront documentées par les données recueilles auprès des élèves. Une limite importante est liée au fait qu’il manque actuellement la voix de l’enseignant et une perspective de ce que celui-ci peut faire, concrètement en classe, pour stimuler l’engagement de l’élève, et ce, au moyen du climat de la classe et de ses interactions avec ses élèves.

La formation continue du personnel enseignant est un élément critique pour la réussite des élèves. Toutefois, pour atteindre le plus grand nombre possible d’enseignants, nous croyons qu’il faut d’abord outiller les conseillers pédagogiques, puis les enseignants-ressources et, finalement, viser la transmission des connaissances et d’outils bien précis chez les enseignants du secondaire. Ce projet, pour en assurer le lien avec la persévérance et la réussite des élèves, consistera en une recherche formation. Ainsi, nous obtiendrons des données pour répondre au cinquième indicateur visé et nous atteindrons les objectifs du projet initial.