Lutte pour contrer la violence et l'intimidation

Projets

Implantation d’un modèle de réponse à l’intervention comportementale (RAIC) dans quelques écoles de la Commission scolaire des Laurentides en utilisant une adaptation du Soutien au comportement positif (SCP) et l’approche psychoéducative Boscoville 2000

Responsable : Steve Bissonnette 

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Université : Télé-université

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Directions d’école et gestionnaires
  • Enseignants
  • Formateurs (enseignants associés, stagiaires)
  • Personnel professionnel et scolaire

Ordre d'enseignement :

  • Préscolaire
  • Primaire
  • Secondaire

 

Parmi les élèves en difficulté, ce sont ceux qui ont des troubles du comportement qui persévèrent le moins (ministère de l’Éducation et de l'Enseignement supérieur, 2006). Par conséquent, il devient essentiel d’implanter des systèmes d’intervention efficaces qui favorisent la prévention des difficultés comportementales. Ainsi, nous allons concevoir, implanter et évaluer, en collaboration avec divers partenaires, un modèle de réponse à l’intervention comportementale (RAIC) en utilisant une adaptation du Soutien au comportement positif (SCP) et l’approche psychoéducative Boscoville 2000. Le RAIC est un modèle à trois niveaux, qui permet la planification d’interventions préventives, dont l’intensité est graduellement augmentée (VanDerHeyden et autres, 2007). La mise en place et l’adaptation des composantes du SCP correspondent aux interventions efficaces de premier niveau. Bien qu’elles soient essentielles, ces interventions sont insuffisantes pour répondre adéquatement aux besoins de certains élèves qui nécessitent des interventions particulières de deuxième niveau. Selon les problématiques observées, ces élèves pourraient être regroupés temporairement afin de bénéficier d’interventions ciblées, comme l’enseignement d’habiletés sociales ou la gestion du stress ou de la colère. Environ 15 % des élèves nécessitent une intervention de deuxième niveau. Ces élèves progressent de façon satisfaisante lorsqu’ils bénéficient d’une intervention efficace à ce niveau en plus de l’intervention de premier niveau. Toutefois, 5 % des élèves ont besoin d’une intervention de troisième niveau; les interventions y sont individualisées, intensives et spécialisées. Les interventions aux deux premiers niveaux seront conçues avec les partenaires, mais davantage avec Boscoville 2000, un organisme spécialisé qui s’occupe d’enfants aux prises avec des troubles comportementaux. Ainsi, le personnel enseignant, les directions d’école et le personnel des services de garde des écoles participantes recevront une formation et un accompagnement sur les mesures de prévention universelle (premier niveau du modèle RAIC) à mettre en place en vue de favoriser, chez les élèves, l’adoption de bons comportements. Le personnel des services complémentaires (éducateurs, psychoéducateurs et psychologues) qui travaille dans les écoles participantes recevra une formation et un accompagnement sur les mesures de prévention secondaire et tertiaire du modèle RAIC à mettre en place pour favoriser auprès des élèves en difficulté l’adoption de bons comportements.

Ce projet de formation vise les quatre objectifs suivants :  

  1. former le personnel scolaire (directions, enseignants, services de garde et services complémentaires) aux interventions de prévention primaire, secondaire et tertiaire sur le plan comportemental;
  2. accompagner le personnel scolaire dans la mise en œuvre de ces trois types d’intervention auprès des élèves;
  3. mesurer la perception et la satisfaction du personnel scolaire en regard de la formation et de l’accompagnement du modèle RAIC;
  4. mesurer les effets du modèle RAIC sur le nombre d’incidents disciplinaires et sur la perception du climat scolaire auprès du personnel et des élèves.

Prévenir la violence à l’école par le développement des compétences relationnelles

Responsable : Claire Beaumont 
 
Université : Université Laval

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Directions d’école et gestionnaires
  • Enseignants
  • Formateurs (enseignants associés, stagiaires)
  • Personnel professionnel et scolaire

Ordre d'enseignement :

  • Préscolaire
  • Primaire

 

OBJECTIF GÉNÉRAL : Former le personnel scolaire aux pratiques éducatives individuelles et collectives qui favorisent le développement des compétences relationnelles des adultes et des élèves. Pour atteindre cet objectif général, quatre objectifs secondaires seront poursuivis :  

  1. Concevoir et expérimenter une formation-accompagnement centrée sur le développement des compétences relationnelles du personnel scolaire (préscolaire et primaire).
  2. Évaluer les effets de cette formation sur le sentiment d’efficacité personnelle et collective des participants pour intervenir à l’égard de la violence à l’école.
  3. Avec ce personnel nouvellement formé, élaborer et mettre en œuvre un plan de formation collective centrée sur le développement des compétences relationnelles, destinée à l’ensemble du personnel de l’école.
  4. Évaluer les effets de la formation collective : i) sur le sentiment d’efficacité personnelle et collective du personnel éducatif; ii) sur la perception du climat scolaire (selon les adultes et les élèves); iii) sur la nature et la fréquence des comportements violents tels que les rapportent les élèves.

RÉSUMÉ : Il s’agira de concevoir et d’expérimenter une formation-accompagnement pour développer, chez le personnel scolaire, des habiletés à communiquer de façon à créer et à maintenir des liens significatifs avec les élèves en toute situation, et particulièrement en prévention et en gestion de la violence à l’école. Si l’on renforce les compétences relationnelles des adultes, et si on les forme à la gestion des conflits, au soutien à apporter aux élèves vulnérables (auteurs ou victimes de violence), à la mobilisation du groupe et au développement de l’entraide, ces adultes seront mieux outillés pour aider les enfants à se socialiser. Quinze membres du personnel (direction, enseignants et professionnels) participeront pendant une année à la formation de base conçue par l’équipe universitaire. Ils seront ensuite accompagnés pendant cinq mois pour consolider leurs apprentissages par de la supervision mensuelle et ils seront amenés à concevoir et mettre en œuvre, avec l’équipe universitaire (co-construction), un modèle de formation collective adaptée à leur milieu et adressé à tous les adultes de leur école. Les effets de cette formation seront évalués sur le plan du sentiment d’efficacité personnelle et collective du personnel scolaire et sur différents aspects de la violence à l’école (climat, victimisation par les pairs). Le devis de recherche quasi expérimentale (avec groupe témoin) comprendra des mesures préintervention et postintervention. En plus de servir à la conception de la formation collective offerte à tout le personnel de l’école, les savoirs générés seront aussi transférés aux superviseurs du stage IV (baccalauréat en éducation au préscolaire et en enseignement au primaire, Université Laval) qui recevront cette formation pour en faire profiter leurs étudiants en formation initiale.

Bâtir la paix dans ma classe, un élève à la fois

Responsable : Alexandre Beaulieu 
 
Université : Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue

Personnel visé :

  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Secondaire

 

Ce projet s’inscrit dans le cadre du Chantier 7 soutenu par le MELS (2008). Il s’agit d’une formation continue à l’intérieur d’un microprogramme de deuxième cycle universitaire en prévention universelle de la violence, destiné au personnel enseignant des écoles secondaires des six commissions scolaires de l’Abitibi Témiscamingue et du Nord-du-Québec (ATNQ). L’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), en partenariat avec l’Université du Québec à Montréal, les commissions scolaires et le Ministère, vise à poursuivre la conception, l’implantation et l’évaluation de la deuxième et la troisième année du microprogramme. De la même façon que lors de la première année, l’approche écologique (Bronfenbrenner, 1979) est privilégiée pour comprendre les multiples déterminants de la violence à l’école. La communication non violente (Rosenberg, 2007) continuera d’être le moyen mis en avant pour la résolution des conflits. La prévention de la violence sera abordée en tenant compte des principaux troubles externalisés et internalisés présents à l’adolescence. De plus, deux méthodes d’intervention utilisées en milieu scolaire seront abordées en fonction de leur acuité et de leurs limites d’action. Ce programme profite de deux formes d’évaluation : l’évaluation formative porte sur le processus d’élaboration et d’implantation de même que sur la qualité de la formation, tandis que l’évaluation sommative traite du transfert des apprentissages et des retombées observées dans les écoles. Les résultats préliminaires issus de la première année d’implantation ainsi que des recherches dans le domaine seront intégrés au programme pour en rehausser la qualité (Blaya, 2006; Ttofi, Farrington et Baldry, 2008). L’effet structurant de ce programme sur les milieux demeure le même que lors de la première demande de subvention. À terme, l’UQAT aura développé un créneau d’expertise en formation continue du personnel scolaire en matière de prévention de la violence; pour le milieu scolaire, il s’agira de rallier tous les enseignants du secondaire sur le territoire de l’ATNQ

 

Développer l’expertise pour mieux détecter les difficultés comportementales des filles à l’école primaire : une collaboration milieu scolaire-université

Responsable : Pierrette Verlaan 
 
Université : Université de Sherbrooke

Personnel visé :

  • Directions d’école et gestionnaires
  • Personnel professionnel et scolaire

Ordre d'enseignement :

  • Primaire

 

Des résultats de recherche convergent pour démontrer que les difficultés de comportement (DC) des filles à l’école primaire peuvent être sous-détectées par rapport à celles des garçons en raison de l’expression souvent différente des problèmes selon le genre. De façon générale, le présent projet vise à soutenir et à renforcer l’expertise des professionnels non enseignants du primaire dans, d’une part, la reconnaissance des particularités des DC des filles par rapport à ceux des garçons et, d’autre part, la détection des DC des filles en tenant compte des facteurs de risque personnels, scolaires, sociaux et familiaux associés. 

Plus précisément, il s’agit de sensibiliser les professionnels non enseignants :

  1. aux différences selon le genre en matière d’indicateurs de risque précoces et de facteurs associés à la manifestation des DC chez les filles de 6 à 9 ans;
  2. aux modèles de développement des DC des filles et aux particularités de l’expression des troubles du comportement selon le genre;
  3. à l’importance des normes et des seuils cliniques des outils d’évaluation des DC selon le genre. 

Un dernier objectif spécifique est de former les professionnels non enseignants à l’utilisation d’une grille d’évaluation et de suivi pour établir le niveau de risque de développer des DC – ou leur nature et leur sévérité – selon les normes propres à chaque sexe. 

Le projet s’inscrit dans les objectifs des plans d’action du Ministère pour contrer la violence et favoriser la réussite scolaire, et repose sur un partenariat fort d’une collaboration de recherche de plus de dix ans entre les chercheurs responsables du projet et les trois commissions scolaires participantes. Le projet s’échelonne sur deux années et s’appuie sur les principes de la recherche-action et sur la constitution d’une équipe de projet pour l’élaboration de la grille d’évaluation des DC, la planification de la formation, sa mise en œuvre et l’évaluation de la formation et des effets attendus dans le milieu scolaire, dont l’amélioration de la détection des filles à risque et l’ajustement des services psychoéducatifs à leurs besoins.

 

Formation continue des enseignants et gestion des comportements difficiles en classe : la gestion positive des situations de classe au préscolaire et au premier cycle du primaire

Responsable : Nancy Gaudreau 
 
Université : Université Laval

Personnel visé :

  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Préscolaire 
  • Primaire

 

Ce projet permettra d’accompagner et de former les enseignants de l’éducation préscolaire et du premier cycle du primaire qui désirent s’investir dans le développement de leurs compétences professionnelles en matière de prévention et de gestion des comportements difficiles en classe (au sein de la Commissions scolaires de la Capitale et de la Commission scolaire des Découvreurs).

Quatre objectifs sont poursuivis : 

  1. accompagner les directions des services éducatifs dans la planification de leur plan d’action au regard de la formation continue des enseignants;
  2. développer les habiletés d’animation et d’accompagnement des personnes-ressources ciblées par les commissions scolaires pour les qualifier à donner la formation visée;
  3. former les enseignants aux approches reconnues efficaces de prévention des comportements difficiles en classe ordinaire et les amener à intervenir à cet égard à l’aide d’une version adaptée du programme de formation GPS (Gaudreau, 2008); ce programme a été conçu à partir des données probantes en recherche sur les pratiques de gestion des comportements en classe et il a déjà démontré son efficacité et sa pertinence pour les enseignants (Gaudreau, 2011a et 2011b);
  4. soutenir le développement de fortes croyances d’efficacité personnelle chez les enseignants participants par la mise en pratique de nouvelles stratégies d’intervention en classe, le partage d’expériences entre les pairs et une meilleure gestion du stress.

Le tout sera soutenu par des réflexions sur les pratiques personnelles et un accompagnement individualisé (sur demande). Les effets de l’intervention seront mesurés à l’aide d’échelles d’autoefficacité et de questionnaires sur les pratiques pédagogiques.

Former les enseignants du primaire et du secondaire à la prévention de la violence dans les écoles de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec

Responsable : Alexandre Beaulieu 
 
Université : Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue

Personnel visé :

  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Primaire
  • Secondaire

 

Ce projet s’inscrit dans le 7e chantier soutenu par le Ministère (2008). Il est d’une durée de deux ans. Il s’agit d’un programme de formation continue destiné au personnel enseignant des écoles primaires et secondaires des six commissions scolaires de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec (ATNO). L’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), en partenariat avec le milieu scolaire, vise à concevoir, à implanter et à évaluer un programme de formation continue portant sur la prévention de la violence en milieu scolaire, domaine désigné comme prioritaire par le  MELS. À l’instar de l’Organisation mondiale de la santé (2002), nous privilégions une approche écologique (Bronfenbrenner, 1979) pour la prévention de la violence en mettant l’accent sur ses multiples déterminants. En vue d’élaborer un programme de qualité, nous tiendrons compte des pistes définies par les méta-analyses dans le domaine (ex. Ttofi, Farrington et Baldry, 2008). Toutefois, les conditions d’implantation d’un tel programme influent tout autant sur ses retombées que sur sa qualité (Debarbieux et Blaya, 2009). Cela souligne l’importance d’un partenariat solide avec le milieu scolaire. Enfin, ce projet aura un effet structurant sur les milieux scolaire et universitaire. Pour l’UQAT, il s’agira de mettre au point un créneau d’expertise en formation continue du personnel scolaire en prévention de la violence; pour le milieu scolaire, il s’agira de rallier à ce projet de prévention tous les acteurs du primaire et du secondaire sur le territoire de l’ATNO, puisque l’engagement de chacun des acteurs du milieu à l’égard du programme déterminera l’ampleur de son succès et la force des effets de prévention (Wilson et Lipsey, 2006), tout en permettant d’en assurer la pérennité.

 

 

 

 

 

Prévenir la violence par un programme d’actions concertées soutenu par la formation continue du personnel scolaire

Responsable : Claire Beaumont 
 
Université : Université Laval

Personnel visé :

  • Directions d’école et gestionnaires
  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Secondaire

 

Le présent projet vise à accompagner un milieu scolaire en vue de mettre en place un plan d’action pour prévenir et réduire la violence à l’école. Quatre sous-objectifs seront poursuivis :

  1. soutenir la direction de l’école dans la planification du plan d’action;
  2. implanter un programme de prévention centré sur le développement d’habiletés sociales, la concertation et la collaboration en milieu scolaire;
  3. former le personnel scolaire aux approches reconnues comme efficaces pour prévenir et traiter la violence;
  4. permettre l’appropriation du programme par l’équipe-école pour en assurer le maintien après le retrait de l’équipe universitaire.

Il s’agira plus précisément d’implanter le programme Pacifiquement vôtre (Beaumont et Beaulac, 2006), en l’adaptant aux besoins particuliers d’une école secondaire volontaire. Ce programme d’actions concertées a été conçu en s’inspirant des meilleures pratiques relevées dans la littérature scientifique (Benbenisthy et Astor, 2005; Cowie, Hutson, Jennifer et Myers, 2008; Debarbieux et Blaya, 2001) et éprouvées au Québec. Le processus d’implantation comprend des activités liées au type de milieu, à la mobilisation du personnel, à l’évaluation des ressources, à la recherche de partenaires communautaires, à l’élaboration d’une politique d’école, à la formation des enseignants (habiletés sociales et interventions spécifiques de prévention et d’intervention), à la collaboration et à l’entraide. Cette recherche-action-formation offre sept formations réparties entre la direction d’école, le personnel scolaire et les parents, des rencontres courantes de supervision et des discussions en groupe. Les effets de l’intervention seront mesurés grâce à des questionnaires, à des entrevues de groupe et à la consultation des dossiers d’élèves qui évaluent notamment le climat scolaire, la fréquence et les types de manifestation de violence, le sentiment d’efficacité des membres du personnel scolaire par rapport à leurs interventions et les effets sur la réussite scolaire des élèves.

Mobiliser les enseignants et les enfants du Québec grâce à la formation et au perfectionnement professionnel des enseignants sur le site Web E-Q afin de réduire la cyberviolence

Responsable : Shaheen Sharif 

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Université : Université McGill

Personnel visé :

  • Enseignants
  • Personnel professionnel et scolaire

Ordre d'enseignement :

  • Primaire
  • Secondaire

 

Devant l’évolution rapide des technologies des communications, les programmes de formation des enseignants tirent de l’arrière; ces derniers se sentant souvent démunis devant la façon dont les jeunes ont intégré les réseaux sociaux dans leur vie quotidienne. Des recherches montrent que les élèves victimes de cyberintimidation subissent des conséquences psychologiques à long terme désastreuses, avec un impact négatif sur le taux de décrochage, les problèmes de santé physique et mentale et les résultats scolaires. De plus, l’autorité de l’enseignant dans sa classe en souffre, et il lui est plus difficile d’enseigner et de gérer le climat de sa classe. Il arrive également que des réputations en soient ruinées. Les écoles réagissent généralement à la cyberintimidation en instaurant des politiques de tolérance zéro qui punissent et criminalisent les élèves plutôt que de les former ou de les responsabiliser. Pour combler les lacunes dans la formation des enseignants, le projet de site Web E-Q Kids (rebaptisé « Définir la frontière ») vise à responsabiliser enseignants et élèves afin qu’ils nouent un dialogue en ligne et enrichissent le discours public et la sensibilisation à la cyberintimidation et à ses effets profonds sur les gens. Nous croyons qu’avec le soutien du MELS, ce projet permettra aux universités et aux écoles de créer des partenariats pour améliorer, en puisant dans un énorme potentiel inexploité, les programmes provinciaux de formation des enseignants afin de réduire la violence réelle ou virtuelle grâce à des ressources en ligne et à des lignes directrices sur les aspects juridiques destinées aussi bien aux élèves qu’aux écoles. Ce projet jouera également un rôle central dans la définition d’une nouvelle vision de la formation des enseignants intégrant les communications en ligne en tant qu’aspect essentiel et vital de la préparation des personnes qui devront enseigner dans des environnements scolaires virtuels et réels. Nous aiderons les enseignants et les administrateurs à travailler de concert avec les élèves grâce à notre site Web, Definirlafrontiere.ca, qui permettra de distinguer les blagues ou les simples taquineries des activités illégales ayant de graves répercussions. Definirlafrontiere.ca s’adressera aux enfants âgés de 5 à 11 ans et aux adolescents de 12 à 17 ans pour les aider à devenir des citoyens numériques responsables grâce à la présentation de vidéos et à l’organisation de dialogues dans les écoles.

Renouvellement

Mieux détecter les troubles du comportement des filles dès l’entrée au primaire et prévenir l’aggravation des difficultés (phase 2) : une collaboration enseignants-intervenants-chercheurs

Responsable : Mélanie Lapalme 
 
Université : Université de Sherbrooke

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Enseignants
  • Personnel professionnel et scolaire

Ordre d'enseignement :

  • Préscolaire
  • Primaire

 

Des données épidémiologiques montrent que parmi les enfants qui ont des troubles du comportement (TC), seule une faible proportion reçoit des services éducatifs, des services psychosociaux ou des services de santé (Offord et autres, 1987; Stouthamer-Loeber et Loeber, 2002).

La situation est particulièrement problématique pour les filles. En effet, à des niveaux de difficultés comportementales comparables, de quatre à cinq fois moins de filles que de garçons reçoivent ces services (Verlaan et autres, 2010). En outre, les filles du primaire (6-9 ans) qui reçoivent des services complémentaires pour des TC ont des difficultés plus graves, par rapport à leur groupe de référence, que les garçons (Déry et autres, 2010). Ces résultats suggèrent qu’une part importante d’élèves en difficulté – dont une plus large proportion de filles – ne reçoit pas le soutien nécessaire pour réduire ou pour prévenir l’aggravation de leurs TC et pour favoriser leur réussite scolaire.

L’école joue un rôle primordial dans la détermination des enfants en difficulté et dans leur orientation vers les services d’aide. Il est, de ce fait, essentiel que le personnel enseignant et non enseignant dispose des connaissances et des ressources qui permettent de détecter les enfants à risque élevé, garçons comme filles, et d’intervenir en amont de l’aggravation de leurs difficultés.

Dans le cadre du projet initial (phase 1, 2012-2015), une formation sur une détection et une évaluation des TC plus sensibles au genre des élèves a été conçue et donnée au personnel intervenant (psychoéducateurs, psychologues). Le processus de détection est entrepris en grande partie par le personnel enseignant; par conséquent, la phase 2 du projet (2015-2017) propose de sensibiliser les enseignants de maternelle et de 1re et 2e années à l’expression différenciée des TC des filles et de les former à leur reconnaissance et à des techniques probantes d’intervention. Ce projet repose sur les principes de la recherche-action (Dolbec et Clément, 2000) et sera réalisé en six étapes :

  1. constitution d’une équipe-projet;
  2. clarification des besoins de formation;
  3. planification d’un curriculum de formation et détermination de stratégies d’intervention probantes, particulièrement pour les filles;
  4. validation de la formation auprès d’enseignants de maternelle et 1re et 2e années du primaire;
  5. évaluation de la formation et des effets attendus dans le milieu scolaire;
  6. ajustement et élaboration d’une trousse de formation en vue d’assurer la pérennité de la formation et la transmission des connaissances (autres écoles et commissions scolaires, plan de dissémination régionale, cursus universitaire).