Gestion de la diversité culturelle

Projets

Accompagner les directions d’établissement préscolaires et primaires à mobiliser leur équipe-école en milieu pluriethnique, plurilingue et défavorisé : vers un leadership pédagogique d’inclusion et d’équité

Responsable : Marie-Odile Magnan 
 
Université : Université de Montréal

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Directions d’école et gestionnaires
  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Préscolaire
  • Primaire

 

L’objectif principal exprimé dans le titre du chantier se décline en cinq objectifs : 

  1. sonder les besoins des directions en milieu pluriethnique, plurilingue et défavorisé;
  2. approfondir la formation à l’intervention au sein de ces milieux dans une optique de coconstruction des connaissances;
  3. accompagner les directions dans la mobilisation de leur équipe-école autour de pratiques inclusives et équitables;
  4. élaborer un modèle d’accompagnement professionnel transférable;
  5. évaluer les retombées du chantier.

Ce projet s’inscrit dans les domaines prioritaires du MELS : gestion de la diversité culturelle, amélioration du français et persévérance scolaire. En 2011, les allophones représentaient 47 % des élèves qui fréquentaient l’école en français dans la région de Montréal. Or, la combinaison de l’immigration et de la défavorisation caractérise Montréal et, plus particulièrement, la clientèle de la Commission scolaire de Montréal (CSDM). Cette dernière se préoccupe de la réussite scolaire en milieu défavorisé et pluriethnique. Depuis 2013, la CSDM se donne comme objectif d’amorcer une réflexion sur la nécessité de renouveler les pratiques pédagogiques en milieu pluriethnique et d’accompagner les conseillers pédagogiques à teinter leur formation et leur accompagnement des enseignants. Devant ces orientations, la recherche-action en cours vise à accompagner les directions et leurs conseillers pédagogiques dans la mise en œuvre d’un leadership pédagogique d’inclusion et d’équité dont la finalité est la réussite pour tous. La formation qui est destinée aux conseillers pédagogiques vise d’abord à déterminer leurs besoins avec les directions. Par la suite, l’équipe permanente de chercheuses et de praticiens de la CSDM accompagnera les directions dans leur formation à l’intervention dans ces milieux en vue de favoriser un partage d’expertise. Ainsi, les directions partageront leurs pratiques efficaces, et l’équipe permanente, son expertise. Les thèmes abordés seront les suivants : leadership pédagogique d’inclusion et d’équité en milieu pluriethnique ou défavorisé, réussite différenciée des jeunes issus de l’immigration et de milieux défavorisés, apprentissage de la langue seconde, modèles de services, pédagogie interculturelle, etc. Au terme de la première année, les directions seront amenées à réfléchir aux stratégies à mettre en place pour améliorer les pratiques pédagogiques auprès des élèves allophones et des élèves issus de l’immigration. Pendant la deuxième année, l’équipe permanente accompagnera les directions dans la mise en place de stratégies auprès des équipes-écoles. Cette deuxième année est axée sur l’action et la modification des pratiques d’enseignement, de gestion et d’encadrement en vue de permettre aux directions de mettre en œuvre un leadership pédagogique d’inclusion auprès de leur équipe-école avec le soutien de leurs conseillers pédagogiques. Au cours de la troisième année, les membres de l’équipe permanente élaboreront et diffuseront un guide d’accompagnement professionnel à la suite de leur expérience des deux années précédentes. Par ailleurs, tout au long du chantier, une évaluation sera menée à l’aide d’outils de collecte de données pour permettre à l’équipe permanente de mesurer l’évolution des pratiques dans les écoles ciblées et ultérieurement d’analyser la situation et d’ajuster le plan de réussite et de conventions de gestion axées sur des pratiques inclusives et équitables.

Projet de soutien à la formation et à l’accompagnement des enseignants d’immigration récente du secondaire à la CSDM dans une perspective d’insertion et de développement de compétences professionnelles favorisant la réussite éducative des élèves

Responsable : Pascal Ndinga 
 
Université : Université du Québec à Montréal

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Directions d’école et gestionnaires
  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Secondaire

 

Le flux migratoire croissant depuis les années 1960, la retraite des bébé-boumeurs et la loi pour l’accès à l’égalité en emploi de 2001 font de l’embauche des enseignants de migration récente une pratique de plus en plus courante au Québec, en particulier dans les grands centres urbains, où le manque d’enseignants se fait sentir de manière plus criante (Vallerand et Martineau, 2006). Chaque année, la Commission scolaire de Montréal (CSDM) reçoit un nombre appréciable de nouveaux enseignants. De ce nombre, plusieurs centaines sont des immigrants récemment arrivés au Québec (cinq ans et moins), qu’on désigne aussi comme étant « enseignants d’immigration récente (EIR) ». Il s’agit d’enseignants d’expérience qui ont acquis leur formation à l’extérieur du Québec ou du Canada. Leur insertion professionnelle comporte des défis importants. En effet, ils doivent se familiariser avec les conceptions de l’apprentissage et de l’enseignement sur lesquelles s’appuient les programmes d’études québécois au primaire et au secondaire. De plus, ils doivent s’approprier les modèles de gestion de classe spécifiques à nos écoles, particulièrement en ce qui concerne l’exercice de l’autorité et le maintien d’un bon climat de classe (MELS, 2011). D’autres auteurs ont relevé sensiblement les mêmes difficultés, soit la gestion de classe, la méconnaissance du système scolaire québécois et des rôles des différents intervenants scolaires, la méconnaissance de la culture québécoise, notamment en ce qui concerne l’implication des parents dans la vie scolaire, le manque de repères nécessaires à leur accompagnement, etc. (Vallerand et Martineau, 2006; Desmarais et autres, 2011; Charreyron et Paquette, 2010). Il existe de nombreux programmes de formation visant à favoriser l’insertion professionnelle des EIR. Toutefois, ils ne se fondent pas systématiquement sur des recherches scientifiques et une approche organisationnelle éprouvée. Or, une telle situation sous-entend que seuls les EIR doivent faire preuve d’ouverture et d’effort pour aplanir les difficultés d’intégration professionnelle. Nous pensons que, par ses pratiques ou son mode de fonctionnement, le milieu d’accueil contribue parfois, bien malgré lui, à ériger des obstacles à une intégration professionnelle harmonieuse des EIR. C’est pourquoi ce partenariat CSDM-Université du Québec à Montréal se propose de développer un programme de formation continue qui visera autant les EIR que les intervenants du milieu d’accueil, dans une dynamique intégrée de communauté d’apprentissage. Le caractère novateur de ce projet réside en ce qu’il permettra de doter la CSDM d’un outil de formation continue modulaire en vue de procurer aux EIR une formation adaptée à leurs besoins avérés; des moyens seront fournis au milieu d’accueil pour lui procurer les moyens de développer les compétences et les prédispositions favorisant cette intégration professionnelle, fondée sur la transmission de connaissances en recherche dans ce domaine.

Formation à la gestion d’un établissement scolaire et à la gestion d’un service éducatif en communautés autochtones pour gestionnaires et enseignants en exercice

Responsable : Michel Boyer 
 
Université : Université de Sherbrooke

Personnel visé :

  • Directions d’école et gestionnaires
  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Préscolaire 
  • Primaire
  • Secondaire

 

Le projet de formation à la gestion d’un établissement scolaire ou d’un service éducatif au sein des communautés autochtones s’inscrit dans un dispositif de préparation à la relève pour les enseignants qui aspirent à une fonction de gestionnaire dans le domaine de l’éducation ainsi que de perfectionnement des compétences professionnelles des gestionnaires et des directions d’établissement ou de centre d’éducation déjà en exercice. En collaboration avec les milieux d’éducation autochtone, notre projet permettra d’abord de reconnaître les familles de situations de pratique avec lesquelles les gestionnaires ont à composer. L’objectif est de coconstruire un référentiel de compétences correspondant à ces situations. Ce référentiel servira à élaborer des contenus et des activités de formation propres à la gestion scolaire en contexte autochtone. Déjà, nous travaillons en partenariat avec des organismes autochtones régionaux et nationaux liés à l’éducation en vue de créer un réseau d’apprenants. Des travaux de recherche et d’enquête seront exécutés dès les premiers mois de mise en œuvre du projet. Suivra la conception du référentiel et des activités de formation, où l’on tirera profit de l’expertise développée par les gestionnaires en poste. Par la suite s’amorcera l’implantation du programme d’activités de formation sous la forme de parcours de professionnalisation (Le Boterf, 2008). Le projet de formation à la gestion d’un établissement scolaire ou d’un centre éducatif mettra en place un tronc commun pour répondre aux besoins de formation de l’ensemble des personnes apprenantes (personnel enseignant, direction, etc.). Des activités spécifiques et différenciées porteront sur le développement de la pratique, d’abord pour les candidats à un poste de direction ou pour les directions d’établissement au moyen d’un parcours central pouvant s’intégrer dans un programme qui mène à l’obtention d’un diplôme d’études supérieures spécialisées. S’ajoutera au parcours central un parcours périphérique qui offrira une formation sur mesure aux gestionnaires de services d’organisation et de coordination (sur le plan national ou communautaire ou encore à l’échelle de la commission scolaire). Le téléapprentissage (synchrone et asynchrone) sera privilégié en vue de toucher l’ensemble des personnes apprenantes sur un territoire étendu. Certaines activités présentielles viendront compléter la formation, au besoin. Le premier groupe se mettra en place dès la deuxième année de réalisation du projet de formation en y assurant l’évaluation des activités d’apprentissage sur une base continue. Les acquis de l’expérience seront réinvestis dans la poursuite du projet de formation. Un autre groupe sera créé au cours de la troisième année de réalisation du projet.

Formation continue pour le soutien à l’appropriation du français, langue des apprentissages disciplinaires, d’élèves allophones scolarisés ou sous-scolarisés

Responsable : Zita De Koninck 
 
Université : Université Laval

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Primaire
  • Secondaire

 

Le projet prend en compte les caractéristiques des élèves issus de l’immigration, qui sont, notamment, des enfants de réfugiés ayant été orientés vers les régions, conformément à la Politique québécoise de régionalisation de l’immigration de 1996. Il a pour objectifs :

  1. de former des membres du personnel scolaire qui travaillent en francisation ou en classe ordinaire, et les outiller en matière d’interventions pédagogiques adaptées à l’effectif cible;
  2. d’amener ces personnes à concevoir de nouvelles approches pour constituer un référentiel de pratiques exemplaires, dont elles assureront la diffusion auprès de leurs pairs dans leurs milieux respectifs, la première année : sur les premiers apprentissages de l’oral en langue seconde (L2) pour favoriser l’entrée dans l’écrit et dans la culture québécoise; la deuxième année : sur la préparation et l’accompagnement de l’élève allophone en lecture et en écriture aux fins des apprentissages disciplinaires et culturels. 

La formation sera assurée par la responsable du projet, Zita De Koninck, et sa collègue, Lucia Flores, en étroite collaboration avec les coordonnatrices et les conseillères pédagogiques engagées dans le projet. Les objets de formation ont été sélectionnés à la suite, notamment, d’une enquête de besoins menée auprès des enseignants par les responsables de dossier dans leurs commissions scolaires respectives, et d’une prise de conscience de la nécessité de revoir les façons de faire auprès des élèves nouvellement arrivés. Les enseignants participant au projet, soit des enseignants en francisation, jumelés à des enseignants titulaires au primaire ou à des enseignants disciplinaires, s’engageront dans une démarche de formation visant à s’initier à des façons de faire propres au domaine de l’acquisition des L2, plus particulièrement dans une perspective d’apprentissage d’une langue à des fins de scolarisation dans la classe ordinaire pour des élèves scolarisés ou sous scolarisés. Cette première démarche sera suivie d’une démarche de conception d’approches novatrices, d’expérimentation et d’ajustement, dans le but d’opérer des changements de pratique dans les classes. Afin de diffuser les fruits de cette double démarche auprès de leurs pairs enseignants de la région 03-12, les participants constitueront un cadre référentiel de pratiques exemplaires et prépareront un ensemble d’outils (récits d’expérience et témoignages) pouvant être utilisés aux fins de diffusion de ces références et d’enrichissement de la réflexion du milieu scolaire sur ces approches. Ils contribueront, par leur engagement, à la mise en place de solutions tant souhaitées par le milieu pour la réussite scolaire des élèves allophones. Tout au long du projet, ils seront soutenus par des formateurs de l’Université Laval et par différentes commissions scolaires, par des étudiants d’université agissant à titre de personnes-ressources pour la documentation (deuxième cycle) et la préparation de matériel de soutien aux expérimentations (premier cycle), à l’intérieur d’une communauté en ligne utilisant la plateforme WordPress.

Conception, déploiement et évaluation d’un programme de formation pour les enseignants œuvrant auprès des élèves allophones en classes d’accueil et ordinaire

Responsable : Simon Collin 
 
Université : Université du Québec à Montréal

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Enseignants
  • Personnel professionnel et scolaire

Ordre d'enseignement :

  • Préscolaire 
  • Primaire
  • Secondaire

 

Ce projet vise à améliorer les compétences professionnelles des enseignants pour qu’ils stimulent l’apprentissage du français chez leurs élèves allophones dans le but de les intégrer aux classes ordinaires. Il mise sur un partenariat étroit entre des enseignants, des conseillers pédagogiques et des universitaires et encourage la transmission des connaissances pratiques et scientifiques mutuelles. Il s’inscrit donc dans les objectifs du Programme de formation de l’école québécoise, outre qu’il répond aux orientations du Ministère, puisqu’il correspond à deux de ses domaines prioritaires : l’amélioration du français et la gestion de la diversité culturelle. Deux catégories d’enseignants, de l’éducation préscolaire au secondaire, y participeront :  

  1. quatre enseignants de classes ordinaires dans lesquelles sont intégrés les élèves allophones à la suite de leur passage en classe d’accueil;
  2. quatre enseignantes en soutien linguistique, lequel est offert de manière individualisée aux élèves allophones en appui à leur intégration dans les classes ordinaires.

Ce projet s’articulera autour d’une série d’ateliers ayant pour objet la conception, l’implantation et l’évaluation d’une trousse de formation. Le déroulement du projet s’inscrit dans la démarche participative de la communauté de praticiens (Wenger, 1991) et dans le modèle d’apprentissage expérientiel learning cycle de Kolb (1984). Il comprend plusieurs cycles, répétés de façon successive : chacun sera consacré à un thème particulier lié à l’objectif poursuivi. Dans cette optique, après la détermination initiale des besoins et des thèmes des milieux ciblés, chaque cycle fera intervenir : 

  1. le partage d’expériences et d’expertises pratiques et scientifiques;
  2. la conception d’ateliers de formation et d’outils;
  3. des expérimentations pédagogiques en classe avec des observations sous forme de vidéographies;
  4. des rétroactions et des adaptations, à partir des vidéos réalisées en classe;
  5. l’élaboration d’une trousse de formation;
  6. l’évaluation de l’efficacité et de la qualité du projet effectué jusque-là.

Le dernier atelier sera consacré au parachèvement de la trousse de formation et à l’évaluation de l’efficacité et de la qualité de l’ensemble du projet. Le programme de formation ainsi mis au point sera susceptible de toucher un grand nombre d’enseignants et ses retombées contribueront :  

  1. à améliorer les compétences des milieux qui participent à la conception de la formation et, conséquemment, à améliorer la qualité du cheminement scolaire de leurs élèves allophones;
  2. à offrir aux enseignants des élèves allophones un programme de formation pionnier dans leur domaine, adapté à leurs besoins et testé en situation réelle. Pour ce faire, nous souhaitons le pérenniser, en élaborant une trousse de formation qui pourra être réutilisée, notamment par les conseillers pédagogiques de la Commission scolaire de Montréal;
  3. à orienter les politiques et les initiatives éducatives ainsi que les programmes de formation des maîtres, plus particulièrement dans le cas des classes d’accueil des élèves allophones.

L’élaboration de nouveaux modes de pratique en contexte scolaire pluriculturel : soutien aux spécialistes en arts plastiques dans le développement de projets d’art qui conjuguent art actuel et culture des élèves

Responsable : Mona Trudel 
 
Université : Université du Québec à Montréal

Personnel visé :

  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Primaire
  • Secondaire

 

Dans une recherche précédente (2008-2009), nous avons démontré que les enseignants : 

  1. sont souvent isolés et pourraient bénéficier grandement de rencontres de formation en groupe;
  2. vivent l’adaptation de leur enseignement à la diversité de façon positive lorsque leur expertise et leur créativité sont sollicitées et qu’ils peuvent y associer le contenu des formations à l’enseignement de leur discipline;
  3. associent la prise en considération de la diversité dans les activités d’apprentissage liées à l’antiracisme;
  4. sont imprégnés par des modèles d’enseignement qui les amènent à ignorer le bagage culturel de leurs élèves et à se concentrer principalement sur le produit fini, mais peu sur le processus et les contenus;
  5. ont du mal à établir des liens entre des thèmes abordés par les artistes actuels et la culture des élèves;
  6. engagent difficilement leurs élèves intellectuellement et affectivement dans une démarche de création complexe qui ne peut être significative que si elle est approfondie.

Notre projet actuel compte cinq objectifs : 

  1. décrire et élaborer de nouveaux modes de pratiques qui allient art actuel et culture des élèves;
  2. élaborer et mettre en œuvre un plan de formation basé sur le développement des compétences interculturelles pour une meilleure prise en considération de la diversité dans les pratiques pédagogiques;
  3. soutenir et accompagner six enseignants dans le développement de projets d’arts qui conjuguent art actuel et culture des élèves et dont la finalité est de donner davantage de sens aux apprentissages;
  4. évaluer les retombées sur les divers acteurs en vue d’améliorer de façon constante les pratiques professionnelles des enseignants spécialistes des arts plastiques;
  5. développer des modes de pratique qui peuvent être transférables à d’autres enseignants dans des contextes variés.

Les huit actions envisagées de la part des enseignants sont les suivantes : 

  1. une démarche de réflexion sur l’éducation interculturelle et ses retombées dans le cours d’art;
  2. la mise en évidence des représentations qu’ils se font de l’éducation artistique au regard de l’immigration et de son incidence sur l’éducation;
  3. un engagement personnel dans une démarche de création analogue à celle qu’ils auront à faire vivre à leurs élèves. Cela leur permettra de prendre conscience des conditions de création nécessaires pour favoriser un regard réflexif et métacognitif sur les différentes avenues à explorer au cours de la conception et de la réalisation d’un projet de création avec leurs élèves;
  4. l’approfondissement de leur compréhension de la transposition didactique de contenus relatifs au domaine des arts en contenus pouvant être signifiants pour les élèves;
  5. la transmission des connaissances au moyen d’une formation offerte par les participants au projet à l’ensemble des spécialistes des arts plastiques de la Commission scolaire de Montréal ainsi qu’aux étudiants de l’Université du Québec à Montréal (UQAM);
  6. la promotion de la création de groupes de codéveloppement;
  7. la participation à des colloques professionnels et scientifiques;
  8. la rédaction d’articles et leur publication dans des revues professionnelles et scientifiques ainsi que la diffusion de fiches pédagogiques auprès d’autres commissions scolaires et des étudiants en enseignement des arts de l’UQAM.

Former les enseignants du primaire en milieu pluriethnique, plurilingue et défavorisé ou non (MPP-D) en vue de favoriser le développement de l’oral et de la littératie chez les élèves allophones

Responsable : Françoise Armand 
 
Université : Université de Montréal

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Primaire

 

1) Développer l’expertise des conseillers pédagogiques (CP) 

Au moyen d’une formation créditée : Un groupe de quatre CP en français au primaire et en accueil de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB) suivent, aux côtés de collègues CP et d’enseignants de la région de Montréal, les cours théoriques et pratiques d’un microprogramme offert par le Département de didactique de l’Université de Montréal, intitulé Enseigner en milieu pluriethnique et plurilingue (MPP), afin d’approfondir leurs connaissances sur différents thèmes propres à l’enseignement en MPP, soit la prise en compte de la diversité linguistique, l’éveil aux langues, l’enseignement de l’oral, de la lecture, de l’écriture et du vocabulaire ainsi que l’utilisation de la littérature jeunesse en langue seconde et en contexte de plurilinguisme. La production et l’analyse de vidéos professionnelles permettent de développer un regard réflexif sur les pratiques.

Au moyen d’une formation non créditée : L’ensemble des huit CP de la CSMB en français au primaire et en accueil développent également leurs connaissances sur ces mêmes thèmes au moyen de rencontres régulières avec la professeure responsable (une quinzaine les deux premières années du projet). Ces rencontres permettent de clarifier les fondements de l’action et de préparer les journées de formation avec les enseignants.

2) Concevoir des activités de formation

Les CP de la CSMB et la professeure responsable travaillent en collaboration (équipe de conception) avec d’autres professionnels de l’équipe de soutien (Programme Une école montréalaise pour tous,  Direction des services aux communautés culturelles du Ministère, bibliothèques de la Ville de Montréal) sur l’un ou l’autre des thèmes ciblés afin d’élaborer et de mettre à l’essai des activités de formation continue (onze journées de rencontre la première et la deuxième année, dans cinq écoles, auprès d’un total de vingt-cinq enseignants volontaires).

De plus, les CP et ces enseignants volontaires préparent une rencontre avec tout le personnel de chacune des écoles afin de diffuser certaines composantes de la formation lors de journées pédagogiques (deuxième année).

3) Développer un modèle de formation et le diffuser 

Un retour réflexif sur les deux années de mise en œuvre par l’équipe de conception permet de valider un modèle de formation sur l’enseignement en milieu pluriethnique et plurilingue (principes clés, modalités et contenus). Ce modèle vise les enseignants qui travaillent en MPP-D et sera repris et diffusé par les CP de la CSMB la troisième année. Un colloque d’une journée, offert à la fin de la deuxième année et ouvert à d’autres écoles (enseignants et directions), permet de présenter les enjeux soulevés par la thématique de l’enseignement en milieu pluriethnique et défavorisé et les outils développés (notamment les vidéos), de partager l’expérience et de diffuser l’offre de formation prise en charge par les CP avec le soutien de la professeure responsable pour les années suivantes.

 

La réussite en français des élèves autochtones : accompagnement des enseignants du primaire dans une approche en langue seconde

Responsable : Constance Lavoie 
 
Université : Université du Québec à Chicoutimi

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Enseignants
  • Personnel professionnel et scolaire

Ordre d'enseignement :

  • Primaire

 

Ce projet de recherche-formation a pour finalité la réussite scolaire en français des élèves innus. Pour atteindre cette finalité, la formation en didactique du français doit respecter la diversité des caractéristiques culturelles et linguistiques des régions du Québec, plus précisément celles de la Côte Nord et de la Basse-Côte-Nord. Toutes les enseignantes travaillant au premier cycle du primaire dans les écoles innues ont un baccalauréat en enseignement au primaire en français, langue d’enseignement. Toutefois, la grande majorité de leurs élèves parlent innu et ont le français comme langue seconde (Lavoie, 2010c). Selon Vicky Lelièvre, directrice de l’éducation à l’Institut Tshakapesh, cela contribue au fait que « 55 % de nos jeunes au primaire sont en retard d’un an ou plus » (Massicotte, 2008). Ce projet de recherche-formation permettra d’offrir de la formation en français, langue seconde, appuyée par des données scientifiques. Cette formation a un double objectif : améliorer la réussite en français des élèves innus et briser l’isolement professionnel par la participation à un projet de renforcement des capacités dans le domaine de la didactique du français. Ce projet répond à l’orientation ministérielle d’améliorer la qualité du français en plus de répondre à un urgent besoin de formation continue. Par ailleurs, 86 % des enseignantes de première année en milieux innus soulignent le besoin de recevoir de la formation sur l’enseignement des correspondances graphèmes-phonèmes sur des stratégies d’apprentissage du vocabulaire.

Renouvellement

Intervenir en milieu pluriethnique et plurilingue auprès de jeunes enfants du préscolaire, des services de garde et des CPE : vers la conception d’un modèle cohérent d’accompagnement professionnel d’une équipe plurisectorielle

Responsable : Françoise Armand 
 
Université : Université de Montréal

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Directions d’école et gestionnaires
  • Enseignants
  • Personnel professionnel et scolaire

Ordre d'enseignement :

  • Préscolaire

 

Ce projet de renouvellement du Chantier 7 vise à élargir la réflexion réalisée au secteur primaire à la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB) qui avait trait à l’adaptation de l’enseignement et de l’intervention en milieu pluriethnique et plurilingue, mais, cette fois, au préscolaire 4 ans et 5 ans qui accueille des enfants allophones issus de l’immigration ainsi que dans les services de garde et les CPE. La poursuite de ce projet s’inscrit pleinement dans le plan stratégique de la CSMB (Centre d’intervention pédagogique en contexte de diversité : www.csmb.qc.ca/fr-CA/csmb/veef.aspx).

Le projet vise les quatre objectifs suivants :

 

  1. Développer l’expertise de conseillers pédagogiques (CP) de la CSMB et créer une communauté de pratique sur le thème ciblé. Les CP du préscolaire (2), des milieux défavorisés (1), des services de garde (2) et du secteur des adultes en francisation (1) de la CSMB et d’un CPE (1) développeront leur expertise sur l’intervention en milieu pluriethnique et plurilingue (en contexte de langue seconde et d’immigration : prise en compte de la diversité linguistique, éveil aux langues, développement du langage en contexte de langue seconde et d’immigration; cela comprend la prise en compte de la diversité linguistique, l’éveil aux langues, le développement du langage, l’émergence de l’écrit, le développement du vocabulaire et l’utilisation de la littérature jeunesse, la collaboration famille-école, etc.).
  2. Concevoir, en équipe ordinaire (CP, professeure responsable et autres partenaires mentionnés plus loin) des activités de formation et les mettre à l’essai dans le cadre d’accompagnement d’écoles (5) en lien avec leurs services de garde et les CPE associés. Cette équipe, selon une perspective de coconstruction et de partage d’expertise, conçoit (durant 15 journées de rencontre) des activités de formation continue qui seront offertes dans cinq écoles auprès d’enseignants (3) et de représentants du service de garde (1) et de CPE (1). Au total, il y aura sept journées de formation continue la première année et cinq journées la deuxième année. Également, les CP et les enseignants prépareront une rencontre avec tout le personnel de chacune des écoles, pour une activité de transfert de formation lors d’une journée pédagogique (deuxième année).
  3. Améliorer les pratiques du personnel enseignant, des éducatrices des services de garde et des CPE et rehausser leur sentiment de compétence.
  4. Développer et diffuser un modèle de formation et d’accompagnement (principes clés, modalités et contenus).

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