Amélioration du français

Projets

Accompagner les directions d’établissement préscolaires et primaires à mobiliser leur équipe-école en milieu pluriethnique, plurilingue et défavorisé : vers un leadership pédagogique d’inclusion et d’équité

Responsable : Marie-Odile Magnan

Université : Université de Montréal

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Directions d'école et gestionnaires
  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Préscolaire
  • Primaire

 

L’objectif principal exprimé dans le titre du chantier se décline en cinq objectifs : 

  1. sonder les besoins des directions en milieu pluriethnique, plurilingue et défavorisé;
  2. approfondir la formation à l’intervention au sein de ces milieux dans une optique de coconstruction des connaissances;
  3. accompagner les directions dans la mobilisation de leur équipe-école autour de pratiques inclusives et équitables;
  4. élaborer un modèle d’accompagnement professionnel transférable;
  5. évaluer les retombées du chantier.

Ce projet s’inscrit dans les domaines prioritaires du MELS : gestion de la diversité culturelle, amélioration du français et persévérance scolaire. En 2011, les allophones représentaient 47 % des élèves qui fréquentaient l’école en français dans la région de Montréal. Or, la combinaison de l’immigration et de la défavorisation caractérise Montréal et, plus particulièrement, la clientèle de la Commission scolaire de Montréal (CSDM). Cette dernière se préoccupe de la réussite scolaire en milieu défavorisé et pluriethnique. Depuis 2013, la CSDM se donne comme objectif d’amorcer une réflexion sur la nécessité de renouveler les pratiques pédagogiques en milieu pluriethnique et d’accompagner les conseillers pédagogiques à teinter leur formation et leur accompagnement des enseignants. Devant ces orientations, la recherche-action en cours vise à accompagner les directions et leurs conseillers pédagogiques dans la mise en œuvre d’un leadership pédagogique d’inclusion et d’équité dont la finalité est la réussite pour tous. La formation qui est destinée aux conseillers pédagogiques vise d’abord à déterminer leurs besoins avec les directions. Par la suite, l’équipe permanente de chercheuses et de praticiens de la CSDM accompagnera les directions dans leur formation à l’intervention dans ces milieux en vue de favoriser un partage d’expertise. Ainsi, les directions partageront leurs pratiques efficaces, et l’équipe permanente, son expertise. Les thèmes abordés seront les suivants : leadership pédagogique d’inclusion et d’équité en milieu pluriethnique ou défavorisé, réussite différenciée des jeunes issus de l’immigration et de milieux défavorisés, apprentissage de la langue seconde, modèles de services, pédagogie interculturelle, etc.

Au terme de la première année, les directions seront amenées à réfléchir aux stratégies à mettre en place pour améliorer les pratiques pédagogiques auprès des élèves allophones et des élèves issus de l’immigration. Pendant la deuxième année, l’équipe permanente accompagnera les directions dans la mise en place de stratégies auprès des équipes-écoles. Cette deuxième année est axée sur l’action et la modification des pratiques d’enseignement, de gestion et d’encadrement en vue de permettre aux directions de mettre en œuvre un leadership pédagogique d’inclusion auprès de leur équipe-école avec le soutien de leurs conseillers pédagogiques. Au cours de la troisième année, les membres de l’équipe permanente élaboreront et diffuseront un guide d’accompagnement professionnel à la suite de leur expérience des deux années précédentes. Par ailleurs, tout au long du chantier, une évaluation sera menée à l’aide d’outils de collecte de données pour permettre à l’équipe permanente de mesurer l’évolution des pratiques dans les écoles ciblées et ultérieurement d’analyser la situation et d’ajuster le plan de réussite et de conventions de gestion axées sur des pratiques inclusives et équitables.

Soutenir la professionnalisation des enseignants pour optimiser le développement des compétences langagières et scientifiques chez les jeunes enfants : démarche collaborative entre l’Université de Sherbrooke et la Commission scolaire des Sommets

Responsable : Marie-France Morin

Université : Université de Sherbrooke

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Préscolaire
  • Primaire

 

Le développement des compétences langagières, tant à l’oral qu’à l’écrit, est primordial pour communiquer, construire des connaissances et soutenir la réussite scolaire et sociale. Plus encore, il semble que le langage et la pensée s’influencent mutuellement. Selon Vygotsky, le développement des concepts et celui des significations de mots sont un seul et même processus. Le présent projet, qui met en avant la conception d’une approche intégrée langage-sciences en maternelle et au premier cycle du primaire, se fonde, d’une part, sur des besoins qui émanent du partenaire scolaire (Commission scolaire des Sommets) d’adopter une approche préventive et de soutenir les élèves à risque en maternelle, assurer une réussite pour tous les élèves en lecture au premier cycle, développer un intérêt plus soutenu pour les sciences, encourager le développement des compétences disciplinaires, mais aussi transversales) et, d’autre part, sur des travaux de recherche qui soulignent la pertinence et l’importance d’initier les jeunes enfants à la démarche scientifique dès la maternelle pour mettre les bases à la capacité de résoudre des problèmes et à développer une pensée critique. Ce projet de démarche collaborative, se déroulant en trois phases distinctes, nécessitera la contribution de tous les membres (chercheurs, conseillers pédagogiques, enseignants). 

Phase 1 : Conception de l’approche intégrée langage-science, qui comprend : i) un état de situation pour établir les conceptions et les pratiques des intervenants à l’égard de l’approche intégrée; ii) l’élaboration de principes pédagogiques sous-jacents et de situations d’apprentissage.

Phase 2 : Mise en œuvre de l’approche par l’élaboration de situations d’apprentissage pour la maternelle et le premier cycle du primaire, ainsi que sa validation, qui implique une réflexion professionnelle individuelle et collective de l’ensemble de l’équipe de travail et des rétroactions constantes du groupe de travail. 

Phase 3 : Diffusion de l’approche et valorisation des agents multiplicateurs dans le milieu scolaire, qui favorisera des retombées à l’extérieur du groupe de travail et de la commission scolaire partenaire. Nous pensons ici à des activités de transmission des connaissances dans le cadre de la chaire de recherche dirigée par la responsable. Un dispositif d’évaluation de ce projet fera partie de cette phase.

Objectifs : 

  1. concevoir une approche intégrée langage-sciences (principes pédagogiques et séquences didactiques) pour les jeunes enfants dans le contexte d’un partenariat solide entre l’Université de Sherbrooke et la Commission scolaire des Sommets;
  2. évaluer les retombées de ce processus de la démarche collaborative sur le développement professionnel (conceptions et pratiques) des intervenants scolaires (conseillers pédagogiques et enseignants);
  3. assurer la diffusion et valoriser le rôle des intervenants associés aux activités de transmission de connaissances dans le milieu scolaire et universitaire.

Développer la compétence en lecture des élèves ayant une déficience intellectuelle légère au travers des cycles primaire et du secondaire

Responsable : Céline Chatenoud 

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Université : Université du Québec à Montréal

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Directions d’école et gestionnaires
  • Enseignants
  • Personnel professionnel et scolaire

Ordre d'enseignement :

  • Primaire
  • Secondaire

 

Pour les élèves ayant une déficience intellectuelle légère (DIL), l’apprentissage de la lecture est d’une importance primordiale non seulement pour leur réussite éducative (MELS, 2005), mais également pour leur inclusion sociale (Martini-Willemin, 2013; Moni, 2007). Malheureusement, l’enseignement de la lecture qu’ils reçoivent est souvent basé sur l’apprentissage d’un nombre limité de mots globaux, ce qui ne leur permet pas d’atteindre un niveau minimal de compétence en lecture (Allo et autres, 2010). Ainsi, des études récentes font état des difficultés vécues par les élèves ayant une DIL, notamment lors de la lecture de textes courants. On constate également un taux élevé d’illettrisme pour cette population d’élèves devenus adultes, qui est associé à des risques importants d’inadaptation sociale (Cerasale, 2010; Duchesne et autres, 2013). D’autres recherches documentent aussi de nouvelles approches d’enseignement de la lecture prometteuses pour ces élèves, issues des avancées scientifiques dans le domaine de la littératie auprès des élèves en difficulté d’apprentissage (Conners, 2006; Cohen, 2009; Waugh et autres, 2009).

Ce projet de formation continue veut contribuer à contrer les difficultés particulières et persistantes d’accès à la lecture des élèves ayant une DIL en fin de cycles scolaires primaires et en début de cycles secondaires. Basé sur des connaissances scientifiques récentes dans le domaine de la littératie, il vise une mise en place de pratiques nouvelles et efficaces en classe pour soutenir le cheminement vers la réussite scolaire de ces élèves. Il se fonde sur une approche de recherche collaborative et a pour socle une première année de travail universitaire. La formation et les apprentissages seront abordés en continuité et en concertation, car le projet engage des enseignants de classes spécialisées et des conseillers pédagogiques (CP) tant des cycles primaires que secondaires (n = 20) provenant de trois commissions scolaires. La formation continue s’étalera sur deux ans et s’articulera chaque année sur trois temps, suivant le rythme scolaire. Elle permettra à la fois l’appropriation par les acteurs de connaissances sur les pratiques d’enseignement efficaces et à la fois leur mise à l’essai. Durant les mises à l’essai, les CP et une assistante de recherche, de concert avec les chercheurs, seront disponibles bimensuellement pour modéliser des stratégies, fournir des ressources et donner des rétroactions.

Les retombées de la formation sur les enseignants ainsi que sur l’équipe de chercheurs formateurs seront documentées à l’aide d’outils d’analyse des données quantitatives et qualitatives tout au long de la formation. Quant aux élèves, ils sont évalués à deux reprises durant l’année pour que l’on puisse suivre leur progression. Les résultats permettront de faire ressortir des modèles transférables en plus d’alimenter la formation des enseignants. Des communications scientifiques et professionnelles sont envisagées.

Améliorer la qualité du français des élèves anglophones tout en développant leur compétence en univers social.

Responsable : Roy Lyster 

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Université : Université McGill

Personnel visé :

  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Primaire
  • Secondaire

 

Ce projet permettra d’offrir une formation continue aux enseignants de la commission scolaire Eastern Townships qui enseignent l’univers social en français à des élèves dont la langue première est l’anglais. Alors que l’objectif principal du projet est d’améliorer la qualité du français des élèves, les objectifs spécifiques sont d’outiller les enseignants de stratégies pédagogiques qui permettront aux élèves non seulement d’améliorer leur compétence en français, mais également de développer leurs compétences en univers social. Participer à cette formation donnera l’occasion aux enseignants de se perfectionner et de collaborer à la planification d’activités d’apprentissage dans le contexte d’ateliers menés par les membres de l’équipe provenant de l’Université McGill et de la commission scolaire Eastern Townships.

Le projet sera divisé en deux cohortes composées chacune de dix enseignants associés à l’an 1 ou l’an 2 du déroulement du projet. Chaque année comportera cinq journées complètes de formation professionnelle. Les trois premières journées de formation auront lieu en octobre, novembre et décembre. Chaque matinée sera consacrée à un thème spécifique, soit

  1. le programme de Formation en univers social et la documentation ministérielle;
  2. la transdisciplinarité entre les domaines de l’univers social et du français langue seconde;
  3. le travail consacré à l’élaboration en commun de situations d’apprentissage reflétant les concepts ou principes préalablement présentés en matinée.

L’objectif pédagogique de ces situations visera à développer autant les compétences en univers social qu’en français. La quatrième journée de formation en janvier sera consacrée entièrement à la complétion de ces situations d’apprentissage avec l’appui des membres de l’équipe. En février-mars, les enseignants feront réaliser ces situations dans leur salle de classe et le tout sera filmé. La cinquième et dernière rencontre qui aura lieu en avril permettra le visionnement des capsules vidéo afin que les enseignants puissent évaluer la pertinence des situations d’apprentissage utilisées et réfléchir à l’impact de cette formation sur leurs pratiques professionnelles.

Le projet sera évalué par des moyens à la fois qualitatifs et quantitatifs, afin de mesurer a) l’influence de la formation sur l’appropriation de stratégies pédagogiques innovatrices et la perception que les enseignants ont d’eux-mêmes sur la qualité de leur enseignement en univers social, et b) l’influence de l’utilisation des situations d’apprentissage sur l’engagement des élèves et de développement de leurs compétences en univers social et en français.

Formation continue pour le soutien à l’appropriation du français, langue des apprentissages disciplinaires, d’élèves allophones scolarisés ou sous-scolarisés

Responsable : Zita De Koninck 

Université : Université Laval

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Primaire
  • Secondaire

 

Le projet prend en compte les caractéristiques des élèves issus de l’immigration, qui sont, notamment, des enfants de réfugiés ayant été orientés vers les régions, conformément à la Politique québécoise de régionalisation de l’immigration de 1996.

Il a pour objectifs : 

  1. de former des membres du personnel scolaire qui travaillent en francisation ou en classe ordinaire, et les outiller en matière d’interventions pédagogiques adaptées à l’effectif cible;
  2. d’amener ces personnes à concevoir de nouvelles approches pour constituer un référentiel de pratiques exemplaires, dont elles assureront la diffusion auprès de leurs pairs dans leurs milieux respectifs, la première année : sur les premiers apprentissages de l’oral en langue seconde (L2) pour favoriser l’entrée dans l’écrit et dans la culture québécoise; la deuxième année : sur la préparation et l’accompagnement de l’élève allophone en lecture et en écriture aux fins des apprentissages disciplinaires et culturels. 

La formation sera assurée par la responsable du projet, Zita De Koninck, et sa collègue, Lucia Flores, en étroite collaboration avec les coordonnatrices et les conseillères pédagogiques engagées dans le projet. Les objets de formation ont été sélectionnés à la suite, notamment, d’une enquête de besoins menée auprès des enseignants par les responsables de dossier dans leurs commissions scolaires respectives, et d’une prise de conscience de la nécessité de revoir les façons de faire auprès des élèves nouvellement arrivés. Les enseignants participant au projet, soit des enseignants en francisation, jumelés à des enseignants titulaires au primaire ou à des enseignants disciplinaires, s’engageront dans une démarche de formation visant à s’initier à des façons de faire propres au domaine de l’acquisition des L2, plus particulièrement dans une perspective d’apprentissage d’une langue à des fins de scolarisation dans la classe ordinaire pour des élèves scolarisés ou sous scolarisés. Cette première démarche sera suivie d’une démarche de conception d’approches novatrices, d’expérimentation et d’ajustement, dans le but d’opérer des changements de pratique dans les classes. Afin de diffuser les fruits de cette double démarche auprès de leurs pairs enseignants de la région 03-12, les participants constitueront un cadre référentiel de pratiques exemplaires et prépareront un ensemble d’outils (récits d’expérience et témoignages) pouvant être utilisés aux fins de diffusion de ces références et d’enrichissement de la réflexion du milieu scolaire sur ces approches. Ils contribueront, par leur engagement, à la mise en place de solutions tant souhaitées par le milieu pour la réussite scolaire des élèves allophones. Tout au long du projet, ils seront soutenus par des formateurs de l’Université Laval et par différentes commissions scolaires, par des étudiants d’université agissant à titre de personnes-ressources pour la documentation (deuxième cycle) et la préparation de matériel de soutien aux expérimentations (premier cycle), à l’intérieur d’une communauté en ligne utilisant la plateforme WordPress.

Accompagnement à la coanalyse de données et à la coplanification de pratiques pédagogiques sur l’apprentissage par la lecture des élèves

Responsable : Sylvie Cartier 

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Université : Université de Montréal

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Directions d’école et gestionnaires
  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Primaire
  • Secondaire

 

Ce projet de développement professionnel (DP) est important, car il a comme finalité un meilleur soutien des élèves dans leur engagement sur le plan de l’apprentissage par la lecture (APL), priorité reconnue par le Ministère dans ses différents plans (ex. : Plan d’action sur la lecture à l’école, L’école, j’y tiens!). C’est dans ce contexte que ce projet de recherche-action a été élaboré, en collaboration avec la directrice adjointe des services pédagogiques de la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries (CSDGS), les douze conseillers pédagogiques (CP), les directions de vingt et un écoles primaires et de cinq écoles secondaires, et les enseignants potentiels ciblés à la fin du primaire (n = 63) et au début du secondaire (n = 10). Le but consiste à offrir un soutien à la formation en concevant, en mettant en œuvre et en évaluant un projet de DP d’une équipe de CP, celle-ci étant soutenue par la directrice adjointe dans le rôle d’accompagnement d’équipes-écoles pour la coanalyse de données et la coplanification conséquente de pratiques pédagogiques sur l’APL des élèves. L’analyse est une étape essentielle à réaliser pour améliorer les pratiques pédagogiques des enseignants (Paris et Winograd, 2003; Tallerico, 2005). Pour ce faire, les objectifs poursuivis sont :  

  1. de décrire la mise en œuvre du projet de DP et du soutien offert aux CP et aux enseignants;
  2. de documenter les processus à la base de la coanalyse des données et de la coplanification conséquente de pratiques pédagogiques;
  3. d’en évaluer les retombées sur l’appropriation des pratiques pédagogiques. 

Ce projet comprend onze activités de DP par année sur une période de deux ans, soit :  

  • trois rencontres entre la chercheuse, la directrice adjointe et les CP pour traiter de l’accompagnement dans les écoles (n = 14);
  • deux rencontres de tous les participants (n = 107);
  • celles-ci étant entrecoupées de deux rencontres dans les écoles entre la direction, les enseignants et le CP de référence (n = 26);
  • chacune étant suivie de deux rencontres entre les CP et les enseignants. 

Au cours de la troisième année seront finalisées les analyses du projet et communiqués les résultats obtenus. 

L’évaluation des trois objectifs du projet repose sur diverses analyses transversales et longitudinales de données variées obtenues sur une période de deux ans (ex. : dossier de pratiques, questionnaires). Les analyses thématiques des situations de DP, du soutien offert aux participants ainsi que du processus à la base, d’une part, de la coanalyse et, d’autre part, de la coplanification conséquente des pratiques sur l’APL seront effectuées à partir de grilles (Cartier, 2009) et du tableau de compilation. En plus de nombreuses retombées pour les participants au projet (ex. : développement d’une représentation commune de l’APL et des besoins des élèves) et pour la recherche dans le domaine (ex. : meilleure connaissance des processus d’appropriation de nouvelles pratiques), ce projet sera transférable à d’autres contextes qui valorisent le travail d’accompagnement du personnel scolaire, en formation initiale et continue; il sera également utile à la coanalyse de données obtenues sur le processus d’apprentissage des apprenants et à la coplanification de pratiques pédagogiques conséquentes.

 

 

 

 

Conception, déploiement et évaluation d’un programme de formation pour les enseignants œuvrant auprès des élèves allophones en classes d’accueil et ordinaire

Responsable : Simon Collin 

Université : Université du Québec à Montréal

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Enseignants
  • Personnel professionnel et scolaire

Ordre d'enseignement :

  • Préscolaire 
  • Primaire
  • Secondaire

 

Ce projet vise à améliorer les compétences professionnelles des enseignants pour qu’ils stimulent l’apprentissage du français chez leurs élèves allophones dans le but de les intégrer aux classes ordinaires. Il mise sur un partenariat étroit entre des enseignants, des conseillers pédagogiques et des universitaires et encourage la transmission des connaissances pratiques et scientifiques mutuelles. Il s’inscrit donc dans les objectifs du Programme de formation de l’école québécoise, outre qu’il répond aux orientations du Ministère, puisqu’il correspond à deux de ses domaines prioritaires : l’amélioration du français et la gestion de la diversité culturelle. Deux catégories d’enseignants, de l’éducation préscolaire au secondaire, y participeront :  

  1. quatre enseignants de classes ordinaires dans lesquelles sont intégrés les élèves allophones à la suite de leur passage en classe d’accueil;
  2. quatre enseignantes en soutien linguistique, lequel est offert de manière individualisée aux élèves allophones en appui à leur intégration dans les classes ordinaires.

Ce projet s’articulera autour d’une série d’ateliers ayant pour objet la conception, l’implantation et l’évaluation d’une trousse de formation. Le déroulement du projet s’inscrit dans la démarche participative de la communauté de praticiens (Wenger, 1991) et dans le modèle d’apprentissage expérientiel learning cycle de Kolb (1984). Il comprend plusieurs cycles, répétés de façon successive : chacun sera consacré à un thème particulier lié à l’objectif poursuivi. Dans cette optique, après la détermination initiale des besoins et des thèmes des milieux ciblés, chaque cycle fera intervenir : 

  1. le partage d’expériences et d’expertises pratiques et scientifiques;
  2. la conception d’ateliers de formation et d’outils;
  3. des expérimentations pédagogiques en classe avec des observations sous forme de vidéographies;
  4. des rétroactions et des adaptations, à partir des vidéos réalisées en classe;
  5. l’élaboration d’une trousse de formation;
  6. l’évaluation de l’efficacité et de la qualité du projet effectué jusque-là.

Le dernier atelier sera consacré au parachèvement de la trousse de formation et à l’évaluation de l’efficacité et de la qualité de l’ensemble du projet. Le programme de formation ainsi mis au point sera susceptible de toucher un grand nombre d’enseignants et ses retombées contribueront :  

  1. à améliorer les compétences des milieux qui participent à la conception de la formation et, conséquemment, à améliorer la qualité du cheminement scolaire de leurs élèves allophones;
  2. à offrir aux enseignants des élèves allophones un programme de formation pionnier dans leur domaine, adapté à leurs besoins et testé en situation réelle. Pour ce faire, nous souhaitons le pérenniser, en élaborant une trousse de formation qui pourra être réutilisée, notamment par les conseillers pédagogiques de la Commission scolaire de Montréal;
  3. à orienter les politiques et les initiatives éducatives ainsi que les programmes de formation des maîtres, plus particulièrement dans le cas des classes d’accueil des élèves allophones.

 

 

 

 

 

 

Recherche-action-formation : Accompagnement d’enseignantes dans la conception et l’expérimentation de situations d’enseignement-apprentissage interdisciplinaires et défis particuliers de l’enseignement au premier cycle du primaire

Responsable : Patricia Marchand 

Université : Université de Sherbrooke

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Primaire

 

L’objectif général de ce projet de formation est double. D’une part, il vise à accompagner les enseignantes à concevoir des situations d’enseignement-apprentissage (SEA) interdisciplinaires. Lors du premier projet de formation, les enseignantes ont conçu de nouvelles pratiques en français et en mathématique et l’on a pu commencer à exploiter le potentiel interdisciplinaire des SEA. Ainsi, le premier objectif du projet est de former les enseignantes dans une perspective interdisciplinaire et d’expérimenter des SEA dans ce sens. Le second objectif se rapporte à des défis particuliers qui ont été observés au premier cycle du primaire. En effet, la richesse des SEA mises en place pour le premier cycle n’a pas été exploitée au maximum; les enseignantes se sentent responsables des premiers apprentissages, comme s’ils devaient faire l’objet d’apprentissages systématiques avant d’être intégrés à des SEA, ou comme si les enfants devaient savoir lire et écrire avant tout. Le potentiel des SEA à l’oral n’a pas, non plus, été exploité et, pourtant, cette approche cible de façon spécifique la compréhension de l’élève. Par conséquent, une partie systématique de la formation et de l’accompagnement en classe sera dédiée aux enseignantes de premier cycle en vue de les outiller davantage. Il s’agira donc de former une communauté d’apprentissage autour de ces deux objectifs pour développer la réflexion professionnelle quant aux choix didactiques. Au total, environ dix-huit enseignantes pourraient participer au projet de formation, c’est à dire douze faisant partie du projet initial, auxquelles se joindront six enseignantes supplémentaires du premier cycle. Les conseillers pédagogiques sont également toujours les bienvenus; ils ont participé au projet initial et leur rôle s’inscrit tout autant dans le projet Fonds de recherche du Québec - Société et culture en cours. Les résultats escomptés concernent autant les apprentissages des élèves en contextes significatifs que le changement de pratiques pertinentes et cohérentes d’enseignement à plus long terme.

Projet de formation : accompagner des enseignants du secondaire dans l’expérimentation de situations d’enseignement-apprentissage valorisant les connaissances relatives aux communautés

Responsable : Julie Myre-Bisaillon 

Université : Université de Sherbrooke

Personnel visé :

  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Secondaire

 

Le présent projet de recherche-action-formation vise à former une équipe enseignante du premier cycle du secondaire à concevoir, expérimenter et évaluer les effets de situations d’enseignement apprentissage (SEA) dont les contenus sont issus des communautés, milieux de vie de leurs élèves. Cet objectif est lié à différents domaines jugés prioritaires par le Ministère : la persévérance d’élèves du secondaire de milieux défavorisés, l’amélioration du français, la réussite des élèves en difficulté. Ce projet s’inscrit dans un contexte particulier, qui est celui de la Cité-école, projet déjà en place dans le milieu, et qui vise à rapprocher la communauté et l’école. Le contexte de ruralité, de défavorisation et d’éloignement a mené à la création de ce projet, qui permet aux élèves de développer un sentiment d’appartenance à leur milieu. La formation envisagée propose d’articuler les SEA en fonction de l’approche du développement des communautés pour ainsi favoriser davantage l’engagement des élèves et leur persévérance. Les enseignants de mathématique, de français et d’univers social sont invités à participer à cette formation et les SEA multidisciplinaires seront encouragées. Tout d’abord, des SEA seront élaborées pour développer les compétences en mathématique, en français et en univers social à partir de contenu lié au développement des communautés (employabilité, secteurs économiques, vie municipale, activités régionales). La perspective multidisciplinaire sera encouragée pour donner plus de sens aux SEA pour les élèves. L’accent mis sur la valorisation des connaissances liées aux différentes communautés offre un double avantage, soit celui d’incarner les apprentissages dans une réalité concrète sur laquelle les élèves peuvent accroître leur sentiment d’appartenance à la communauté. L’école est un facteur influent de la participation des jeunes (Torney-Purta et Amadeo, 2003) et un acteur majeur de l’engagement social des jeunes (Kahne, Chi et Middaugh, 2006), engagement qui contribue à la persévérance scolaire. La formation proposée se fera dans l’action grâce à l’accompagnement (modéliser, animer ou coanimer) dans la mise à l’essai de SEA pour faire en sorte que les enseignants les assimilent de façon durable et autonome. C’est également le moyen le plus efficace d’engager les enseignants dans la formation continue, puisqu’elle est adaptée à leur milieu, à leur contexte, à leurs élèves. Il y aura donc des journées formelles de formation pour la planification et la conception des SEA et des journées de formation en accompagnement dans la pratique quotidienne. Pour plusieurs raisons, la recherche-action-formation est le choix privilégié, mais surtout parce qu’elle a fait ses preuves en ce qui a trait au développement professionnel des acteurs impliqués (Myre-Bisaillon et Marchand, 2008, 2010).

 

 

 

 

 

 

 

 

Enseigner les stratégies de compréhension des textes courants au primaire et au secondaire : un projet de formation concertée pour stimuler la réussite auprès de jeunes lecteurs à risque en milieu défavorisé

Responsable : Catherine Turcotte

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Université : Université du Québec à Montréal

Personnel visé :

  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Primaire
  • Secondaire

 

Les difficultés en lecture au primaire et au secondaire sont une source importante d’échec scolaire. Des études ont démontré que la lecture de textes courants représente un défi de taille auprès des élèves qui s’apprêtent à passer du primaire au secondaire (Williams, 2008). Notre projet de formation continue veut contribuer à améliorer les compétences des élèves en ce qui concerne la lecture de textes courants. Il est intégré à une approche collaborative de recherche qui conjugue les expertises d’acteurs en milieu scolaire (enseignement primaire et secondaire) et de recherche universitaire. Nous visons l’assimilation de pratiques d’enseignement de la compréhension des textes courants reconnues comme efficaces. La formation et les apprentissages des élèves seront abordés en continuité, car le projet engagera les enseignants de quatrième, de cinquième et de sixième année (n = 21) ainsi que les enseignants de français et de science et ceux du domaine de l’univers social en première et en deuxième secondaire (n = 9) des écoles de Saint-Amable (Commission scolaire des Patriotes). Cela favorisera une meilleure transition scolaire entre les échelons et les cycles, ainsi qu’entre le primaire et le secondaire.

Trois formations se tiendront à l’automne 2013 pour démarrer le projet dès le début de l’année scolaire, fournir au personnel visé les connaissances nécessaires à la compréhension des textes courants, introduire les problèmes éprouvés par les élèves et proposer des pratiques d’enseignement efficaces. Un suivi hebdomadaire, assuré par les chercheuses et la conseillère pédagogique, sera offert aux enseignants au moment de leur assimilation de nouvelles pratiques. Les enseignants auront à remplir un journal de bord comprenant des listes à cocher afin de documenter leurs pratiques. Quant aux élèves, ils seront évalués à quatre reprises pendant l’année pour permettre aux enseignants de suivre leur progression et d’évaluer leur formation en fonction de leur rendement. Le projet sera lui-même évalué par les enseignants participants, qui seront libérés à trois reprises pendant l’année afin de discuter de la formation, du progrès des élèves, des pratiques mises en place et des actions à prendre. Cette démarche collaborative permettra un engagement de la part de tous les acteurs du projet. 

Des analyses quantitatives et qualitatives permettront de mesurer les effets du projet sur la compréhension des élèves concernant la lecture des textes courants et sur les pratiques d’enseignement. Des communications scientifiques et professionnelles faciliteront la transmission des connaissances dans des contextes analogues.

Former les enseignants du primaire en milieu pluriethnique, plurilingue et défavorisé ou non (MPP-D) en vue de favoriser le développement de l’oral et de la littératie chez les élèves allophones

Responsable : Françoise Armand 

Université : Université de Montréal

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Primaire

 

1) Développer l’expertise des conseillers pédagogiques (CP) 

Au moyen d’une formation créditée : Un groupe de quatre CP en français au primaire et en accueil de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB) suivent, aux côtés de collègues CP et d’enseignants de la région de Montréal, les cours théoriques et pratiques d’un microprogramme offert par le Département de didactique de l’Université de Montréal, intitulé Enseigner en milieu pluriethnique et plurilingue (MPP), afin d’approfondir leurs connaissances sur différents thèmes propres à l’enseignement en MPP, soit la prise en compte de la diversité linguistique, l’éveil aux langues, l’enseignement de l’oral, de la lecture, de l’écriture et du vocabulaire ainsi que l’utilisation de la littérature jeunesse en langue seconde et en contexte de plurilinguisme. La production et l’analyse de vidéos professionnelles permettent de développer un regard réflexif sur les pratiques.

Au moyen d’une formation non créditée : L’ensemble des huit CP de la CSMB en français au primaire et en accueil développent également leurs connaissances sur ces mêmes thèmes au moyen de rencontres régulières avec la professeure responsable (une quinzaine les deux premières années du projet). Ces rencontres permettent de clarifier les fondements de l’action et de préparer les journées de formation avec les enseignants.

2) Concevoir des activités de formation

Les CP de la CSMB et la professeure responsable travaillent en collaboration (équipe de conception) avec d’autres professionnels de l’équipe de soutien (Programme Une école montréalaise pour tous,  Direction des services aux communautés culturelles du Ministère, bibliothèques de la Ville de Montréal) sur l’un ou l’autre des thèmes ciblés afin d’élaborer et de mettre à l’essai des activités de formation continue (onze journées de rencontre la première et la deuxième année, dans cinq écoles, auprès d’un total de vingt-cinq enseignants volontaires).

De plus, les CP et ces enseignants volontaires préparent une rencontre avec tout le personnel de chacune des écoles afin de diffuser certaines composantes de la formation lors de journées pédagogiques (deuxième année).

3) Développer un modèle de formation et le diffuser 

Un retour réflexif sur les deux années de mise en œuvre par l’équipe de conception permet de valider un modèle de formation sur l’enseignement en milieu pluriethnique et plurilingue (principes clés, modalités et contenus). Ce modèle vise les enseignants qui travaillent en MPP-D et sera repris et diffusé par les CP de la CSMB la troisième année. Un colloque d’une journée, offert à la fin de la deuxième année et ouvert à d’autres écoles (enseignants et directions), permet de présenter les enjeux soulevés par la thématique de l’enseignement en milieu pluriethnique et défavorisé et les outils développés (notamment les vidéos), de partager l’expérience et de diffuser l’offre de formation prise en charge par les CP avec le soutien de la professeure responsable pour les années suivantes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Formation professionnelle pour l’enseignement stratégique et l’évaluation de la compétence Lire et apprécier des textes variés, en français au secondaire

Responsable : Érick Falardeau 

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Université : Université Laval

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques

Ordre d'enseignement :

  • Secondaire

 

Le projet consiste à concevoir, à implanter et à évaluer un programme de formation professionnelle inédit auprès des enseignants de français du secondaire pour favoriser l’enseignement explicite des stratégies de lecture ainsi que le développement de pratiques d’enseignement et d’évaluation qui prennent en considération toutes les composantes de la compétence Lire et apprécier des textes variés. La formation sera donnée par le chercheur principal, conjointement avec des conseillers pédagogiques et des enseignants de français qui ont participé à la vérification des outils d’enseignement et d’évaluation élaborés dans le contexte du projet de recherche subventionné par le Fonds de recherche du Québec – Société et culture (2009-2012) : L’évaluation de la compétence à lire et apprécier des textes variés en français au secondaire. Il s’agira cette fois-ci d’accompagner des groupes d’enseignants de français du secondaire dans la conception d’activités d’enseignement des stratégies de lecture basées sur l’enseignement explicite : explicitation des processus et des stratégies, modelage, pratique guidée et coopérative, rétroaction-questionnement, réinvestissement. Pendant cinq séances de six heures, les enseignants seront initiés à l’utilisation des outils didactiques élaborés par l’équipe de recherche et qui comportent des fiches d’explicitation des stratégies pour les élèves et les enseignants ainsi que des grilles d’évaluation formative et sommative. Plus précisément, il s’agira d’expliquer les composantes de la compétence pour en assurer un enseignement efficace et une évaluation plus rigoureuse, valide et précise. La formation continue se déroulera sous forme d’ateliers, d’analyses réflexives, d’échanges de connaissances et d’études de cas. Les enseignants seront invités à travailler à partir de textes qu’ils utilisent dans leur classe pour ancrer les ateliers de formation dans leurs pratiques d’enseignement.

Développement de pratiques orthopédagogiques : formation sur des pratiques reconnues efficaces en lecture, en écriture et en mathématique

Responsable : Carole Boudreau 

Université : Université de Sherbrooke

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Personnel professionnel et scolaire

Ordre d'enseignement :

  • Primaire

 

Selon le National Research Council (1996), lorsque les enseignants prennent du temps pour réfléchir à leurs propres pratiques pédagogiques, qu’ils les comparent, les contrastent et les adaptent, ils commencent déjà à comprendre la nature de l’enseignement exemplaire. Dans notre projet de recherche, nous visons essentiellement à amener les orthopédagogues à réfléchir à leurs propres pratiques et à mettre en place des pratiques efficaces dans le domaine de l’évaluation et de l’intervention auprès d’élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage. À la suite d’une recommandation officielle demandant aux universités de concevoir des formules souples pour les programmes d’orthopédagogie de deuxième cycle, nous présentons un projet en vue de répondre aux besoins de formation continue des orthopédagogues, tout en expérimentant une nouvelle modalité de formation. Ainsi, avec les orthopédagogues et la conseillère pédagogique de la Commission scolaire des Bois-Francs, nous expérimenterons l’utilisation de captations vidéo pour amener les orthopédagogues à réfléchir à leurs propres pratiques. À partir de ces captations vidéo, nous effectuerons une sélection de séquences vidéo exemplaires, que nous compléterons par des explications théoriques. Ces séquences vidéos serviront à faire connaître les pratiques orthopédagogiques exemplaires dans le domaine de l’évaluation et de l’intervention orthopédagogiques en ce qui concerne la lecture, l’écriture et la mathématique dans les programmes de formation continue. Ainsi, chaque orthopédagogue pourra utiliser ces séquences vidéo et mener à bien l’autoanalyse de ses pratiques actuelles en complémentarité.

Recherche et formation pour l'implantation d'une communauté d'apprentissage professionnelle visant l'amélioration des pratiques d'enseignement en français.

Responsable : Martine Leclerc 

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Université : Université du Québec en Outaouais

Personnel visé :

  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Primaire
  • Secondaire

 

Bien qu’il ait été prouvé que le fonctionnement de l’école comme communauté d’apprentissage professionnelle (CAP) s’avère efficace pour contrer le décrochage et pour favoriser la réussite scolaire (Leithwood, Harri et Hopkins, 2008; Louis, 2006), les intervenants des milieux francophones ne s’y intéressent que depuis peu. La classe devient un centre actif de recherche, et les rencontres collaboratives contribuent à placer l’élève au cœur des discussions dans une démarche de résolution de problème. Ce projet s’inscrit dans la poursuite de réflexions sur les moyens à promouvoir pour tenir compte des différences au sein des écoles dans une volonté d’amener tous les élèves à réussir. Nous poursuivons trois objectifs : a) former et accompagner une équipe-école à l’implantation d’une CAP; b) développer les compétences des enseignants à s’interroger, à observer et à réguler les apprentissages des élèves; c) élaborer un modèle de formation-accompagnement à l’implantation de la CAP. Ce projet aboutira à l’amélioration des pratiques d’enseignement du français et à la création d’un modèle de formation et d’accompagnement des milieux scolaires québécois désireux d’implanter une communauté d’apprentissage professionnelle. Il est NOVATEUR, en ce sens que ce mode de fonctionnement de l’école est peu implanté au Québec malgré son efficacité reconnue dans la littérature scientifique. Il saura répondre aux besoins du milieu scolaire, lequel cherche à rehausser les résultats des élèves en français (MELS, 2008) en favorisant une amélioration des pratiques pédagogiques, basée sur une concertation des actions.

Programme de formation professionnelle CASIS visant à augmenter la motivation des élèves et leurs compétences en écriture

Responsable : Frédéric Guay

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Université : Université du Québec en Outaouais

Personnel visé :

  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Primaire

 

Le projet vise à mettre au point et à implanter le programme de formation continue CASIS qui a pour objet d’encourager, chez les enseignants de deuxième année du primaire qui travaillent dans des écoles de quartiers défavorisés, l’utilisation de cinq pratiques pédagogiques : la coopération, les activités signifiantes, le soutien à l’autonomie, l’implication (engagement) et la structuration. À la lumière des écrits scientifiques, ces pratiques devraient favoriser la motivation des élèves et, par le fait même, leurs compétences en écriture. Notre formation de deux jours sera offerte aux enseignants sous forme d’ateliers, d’analyses réflexives, d’échanges d’expertises et d’études de cas. Les composantes didactiques liées au processus d’écriture et aux connaissances langagières seront également abordées (planification, révision, stratégies d’écriture). Notre projet présente des retombées importantes pour le développement des politiques et des programmes publics et, le cas échéant, des nouvelles orientations à leur donner. Si l’efficacité du programme de formation s’avère signifiante, le gouvernement, fort de ces résultats probants, pourra alors soutenir l’implantation de ce programme à plus grande échelle.

Développement d’un modèle d’accompagnement d’enseignants de français, d’histoire, de mathématique et de science au recours de stratégies de lecture

Responsable : Christine Couture 

Université : Université du Québec à Chicoutimi

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques

Ordre d'enseignement :

  • Secondaire

 

Selon une approche collaborative (Desgagné, 2007), ce projet consiste à élaborer, avec des conseillers pédagogiques (CP), des modalités d’accompagnement qui aideront les enseignants à recourir aux stratégies de lecture pour la compréhension de contenus disciplinaires variés. Ces modalités d’accompagnement seront mises à l’essai par les CP avec les enseignants pour en valider la pertinence et les retombées dans la pratique. Les stratégies de lecture au cœur de l’appropriation de plusieurs contenus disciplinaires (Cartier, 2007) constituent l’objet de formation alors que le développement du modèle d’accompagnement et son évaluation constituent l’objet de recherche.

Trois objectifs sont visés dans ce projet : 

  1. élaborer avec les CP un modèle d’accompagnement des enseignants de français, de mathématique, d’histoire et de science à propos du recours aux stratégies de lecture dans leurs disciplines;
  2. examiner le réinvestissement du modèle par les CP lors de leurs interventions auprès des enseignants;
  3. documenter le modèle d’accompagnement en construction et les conditions d’application.

Les retombées envisagées sont triples et concernent : 

  1. la pratique des conseillers pédagogiques à qui l’on offre une occasion de réfléchir à leurs interventions auprès des enseignants en ayant, comme projet commun, d’élaborer et d’évaluer un modèle d’accompagnement;
  2. la pratique des enseignants, qui pourront bénéficier d’un accompagnement spécifique des stratégies de lecture et contribuer à son évaluation;
  3. la recherche par l’analyse du modèle d’accompagnement en développement.

Soutien au développement professionnel d’équipes de conseillers pédagogiques dans le rôle d’accompagnement d’équipes d’enseignants sur l’analyse de l’apprentissage par la lecture

Responsable : Sylvie Cartier 

Université : Université de Montréal

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Directions d’école et gestionnaires
  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Primaire
  • Secondaire

 

Ce projet de développement professionnel (DP) du personnel scolaire a comme finalité un meilleur engagement des élèves dans l’apprentissage par la lecture (APL) et, par conséquent, une meilleure réussite scolaire, priorité reconnue par le Ministère dans ses différents plans (ex. : L’école, j’y tiens!, 2009). Dans ce contexte, il s’agit d’un projet de recherche-action élaboré en collaboration entre les trois coordonnateurs, leurs 51 conseillers pédagogiques (CP) de toutes disciplines et la chercheuse principale. Ont aussi participé à l’élaboration du projet 69 enseignants et leurs 2 250 élèves de 79 classes réparties dans 27 écoles primaires et secondaires. L’analyse de la situation est une étape essentielle à réaliser pour améliorer les pratiques pédagogiques (Paris et Winograd, 2003; Tallerico, 2005).

Le présent projet vise l’appropriation de pratiques professionnelles liées à deux compétences: 

  1. analyser les données tirées du questionnaire sur l’apprentissage par la lecture (QAPL) en ligne (Cartier, 2007);
  2. accompagner des équipes d’enseignants en ce sens.

Ainsi, l’objectif poursuivi a été triple :

  • décrire la mise en œuvre des activités de DP offertes aux CP;
  • documenter les processus à la base du DP;
  • décrire l’interprétation que les participants se font de leur appropriation de pratiques pédagogiques ainsi que des entraves et des éléments facilitateurs perçus dans le projet de DP. 

Les résultats montrent que, dans la démarche, les situations de DP proposées ont pris en compte les principaux critères qui favorisent le DP, dont l’aspect motivant (signifiance) et la pertinence ainsi que le traitement de connaissances situées. La démarche a aussi soutenu divers aspects du processus de DP, dont les connaissances des participants et leur planification des multiples aspects touchés : l’APL, les pratiques, le QAPL et l’accompagnement. Enfin, le projet ayant davantage ciblé les coordonnateurs et les CP, il est normal qu’à ce stade d’avancement, les résultats montrent que l’APL ait trouvé appropriation davantage chez ces derniers. Les coordonnateurs rapportent fréquemment que leur équipe de CP comprend maintenant le modèle de l’APL et qu’il le trouve très utile dans leurs pratiques pour communiquer entre eux et pour planifier leurs actions.

La réussite en français des élèves autochtones : accompagnement des enseignants du primaire dans une approche en langue seconde

Responsable : Constance Lavoie 

Université : Université du Québec à Chicoutimi

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Enseignants
  • Personnel professionnel et scolaire

Ordre d'enseignement :

  • Primaire

 

Ce projet de recherche-formation a pour finalité la réussite scolaire en français des élèves innus. Pour atteindre cette finalité, la formation en didactique du français doit respecter la diversité des caractéristiques culturelles et linguistiques des régions du Québec, plus précisément celles de la Côte Nord et de la Basse-Côte-Nord. Toutes les enseignantes travaillant au premier cycle du primaire dans les écoles innues ont un baccalauréat en enseignement au primaire en français, langue d’enseignement. Toutefois, la grande majorité de leurs élèves parlent innu et ont le français comme langue seconde (Lavoie, 2010c). Selon Vicky Lelièvre, directrice de l’éducation à l’Institut Tshakapesh, cela contribue au fait que « 55 % de nos jeunes au primaire sont en retard d’un an ou plus » (Massicotte, 2008). Ce projet de recherche-formation permettra d’offrir de la formation en français, langue seconde, appuyée par des données scientifiques. Cette formation a un double objectif : améliorer la réussite en français des élèves innus et briser l’isolement professionnel par la participation à un projet de renforcement des capacités dans le domaine de la didactique du français. Ce projet répond à l’orientation ministérielle d’améliorer la qualité du français en plus de répondre à un urgent besoin de formation continue. Par ailleurs, 86 % des enseignantes de première année en milieux innus soulignent le besoin de recevoir de la formation sur l’enseignement des correspondances graphèmes-phonèmes sur des stratégies d’apprentissage du vocabulaire.

Lire et mieux comprendre au secondaire (école Louise-Trichet).

Responsable : Chantal Ouellet 

Université : Université du Québec à Montréal

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Directions d’école et gestionnaires
  • Enseignants
  • Formateurs (adultes, stagiaires, superviseur, etc.)

Ordre d'enseignement :

  • Primaire
  • Secondaire

 

Étant donné l’importance accordée au français, et en particulier à la compréhension en lecture, dans les plans de réussite des écoles Joseph-François-Perrault et Louise-Trichet, ce projet de formation continue du personnel scolaire visera, à la demande des écoles concernées, à :

  1. renforcer l’expertise des conseillers pédagogiques et former des enseignants de français et d’autres matières enseignées au secondaire aux pratiques et aux techniques de l’approche Reading Apprenticeship (RA) éprouvée internationalement, dont l’objet est d’améliorer la compréhension en lecture;
  2. concevoir du matériel, des situations d’enseignement et des adaptations de l’approche en fonction des besoins et des milieux;
  3. implanter des instruments qui permettent d’évaluer les progrès des élèves en lecture et, en particulier, leur maîtrise de stratégies cognitives et métacognitives;
  4. évaluer la maîtrise et le sentiment de compétence du personnel scolaire à l’égard de cette approche;
  5. acquérir des connaissances sur les modalités qui favorisent le changement de pratiques par les enseignants et qui assurent leur pérennité.

Cette formation et les activités d’accompagnement proposées s’inscrivent dans les retombées d’un projet de recherche-action (programme de soutien à l’adaptation scolaire) réalisé dans trois écoles secondaires et des centres d’éducation des adultes de la Commission scolaire de Montréal de 2007 à 2009. L’approche RA ne se substitue pas aux programmes, mais fournit plutôt un savoir-faire qui en facilite l’application.

Lecture-écriture et pratique réflexive chez les passeurs pédagogiques de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke

Responsable : Yves Lenoir 

Université : Université de Sherbrooke

Personnel visé :

  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Primaire

 

Le projet Lecture-écriture et pratique réflexive chez les passeurs pédagogiques de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) a pour objectif général de soutenir et de renforcer, sur la base de résultats de travaux menés par les chercheurs universitaires de l’équipe, l’action de formation continue menée par la CS auprès de ses « passeurs pédagogiques » au primaire au regard de quatre de ces priorités interreliées : 

  1. la formation à l’enseignement de la lecture et de l’écriture, priorité centrale;
  2. le développement d’une pratique réflexive;
  3. une sensibilisation aux spécificités culturelles et aux processus d’intégration socioéducative des élèves issus de l’immigration dans le but de donner une éducation citoyenne;
  4. la production d’outils de formation pouvant être réinvestis ensuite auprès des enseignants.

Le personnel visé par la formation continue est formé des soixante douze passeurs pédagogiques, qui sont des enseignants, soit des formateurs de première ligne dans leurs écoles. Un passeur pédagogique est défini par la CSRS comme une enseignante ou un enseignant qui a été désigné par les pairs de son école le plus fréquemment en fonction d’un certain nombre de critères (connaissance du programme, attitudes d’ouverture et de partage pédagogique, crédibilité auprès des collègues, habileté en communication, motivation à acquérir des compétences d’accompagnement).

Un passeur pédagogique a pour rôles : 

  1. de transmettre l’information reçue aux enseignants dans leurs questionnements;
  2. de discuter de pistes de solutions, de modéliser en classe, de faire des liens avec le programme de formation :
  3. de collaborer étroitement avec les conseillères pédagogiques à la formation;
  4. de rendre la documentation disponible.

Les passeurs pédagogiques ont à la fois une fonction d’accompagnateurs actifs et de relais dans le processus de formation continue de leurs collègues. Le projet s’est réalisé de janvier 2010 à juin 2012 sur la base d’un ensemble d’activités de formation transférables et fondées sur une approche interactive et collaborative qui concerne l’ensemble des acteurs intéressés.

Collaboration entre les enseignants pour l’apprentissage intégré d’une langue

Responsable : Roy Lyster 

Université : Université McGill

Personnel visé :

  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Primaire

 

Ce projet collaboratif fera appel à la participation d’enseignants de français et d’anglais du premier cycle de l’élémentaire de la commission scolaire Riverside (CSR), notamment douze paires d’enseignants auprès des mêmes élèves inscrits à la fois au cours English Language Arts et Français, langue seconde, que ce soit dans un programme de base ou en immersion. L’objectif général est de faciliter la collaboration entre les enseignants francophones et anglophones dans la création de pratiques d’enseignement durables qui favorisent un apprentissage intégré en English Language Arts et Français, langue seconde. Plus précisément, le projet vise à créer des méthodes d’enseignement durables pour renforcer les quatre compétences ciblées par le cours English Language Arts et les deux compétences ciblées par le cours Français, langue seconde, soit enrichir les capacités de lecture et d’écriture et les compétences générales en communication. Pour y arriver, les membres de l’équipe collaboreront avec les enseignants participant à la conception et à la mise en œuvre d’activités d’apprentissage axées sur les capacités de lecture et d’écriture à la fois dans les classes d’anglais et de français. L’équipe de recherche collaborera avec les enseignants, d’abord pour repérer une gamme de livres d’histoire illustrés en français et en anglais adaptés à l’âge des élèves, et ensuite pour concevoir des activités d’apprentissage connexes qui mettent volontairement l’accent sur les principaux éléments lexicaux et familles de mots aussi bien dans une langue que dans les deux langues, et qui utilisent des unités thématiques et des projets d’écriture qui conviennent à la fois aux cours de français et d’anglais. Pour faciliter le suivi, le projet favorisera un processus interactif par lequel une première cohorte d’enseignants participants contribuera à la formation de la deuxième cohorte.

Soutenir l’entrée dans l’écrit : une perspective développementale

Responsable : Pauline Sirois 

Université : Université Laval

Personnel visé :

  • Enseignants
  • Personnel professionnel et scolaire

Ordre d'enseignement :

  • Primaire
  • Secondaire

 

Le projet de formation soumis, conçu en partenariat avec le milieu scolaire, vise à répondre aux besoins manifestés par les directions et les enseignants des écoles en cause. Tous souhaitent travailler sur des pratiques pédagogiques développementales qui soutiennent le développement de la lecture et de l’écriture lors de l’entrée dans l’écrit. Ils s’intéressent particulièrement à l’approche pédagogique élaborée par notre équipe. Leur ouverture à l’égard de l’innovation pédagogique est essentielle pour la réalisation du projet, qui demandera un grand investissement individuel en plus d’un travail de collaboration soutenu.

Le projet comprend trois objectifs généraux : 

  1. former les enseignants à une approche pédagogique développementale qui met l’écriture de textes et l’interrelation lecture-écriture au premier plan dès l’entrée officielle dans l’écrit;
  2. soutenir les enseignants dans l’analyse de leurs pratiques pédagogiques et dans la gestion et l’organisation des activités de la classe nécessitées par l’application de l’approche;
  3. soutenir les enseignants dans le développement, au moyen de l’approche appliquée, d’interventions adaptées aux besoins individuels des élèves et qui favorisent le cheminement de chacun.

Ainsi, les enseignants seront soutenus dans la mise en œuvre d’interventions et d’activités qui s’inscrivent dans la perspective développementale de l’approche appliquée, dans le raffinement de l’habileté à lire les conduites cognitives des enfants, et dans la recherche de l’intervention « au juste niveau de développement » de l’élève au regard des différentes composantes de l’écrit. En plus du travail « sur le terrain », effectué avec le soutien des chercheuses et des étudiants ou des auxiliaires, qui permettra une analyse constante des besoins des enfants et des milieux scolaires en cause, des séminaires seront mis en place pour discuter des adaptations nécessitées dans chacun des milieux et réfléchir sur les différentes visées pédagogiques de l’approche concernant les orientations du Ministère. Quatre écoles, dont deux écoles spécialisées pour enfants sourds, participent à ce projet qui répondra aux besoins de formation de vingt intervenants, dont dix-huit enseignants (de l’éducation préscolaire à la fin de la deuxième année) et deux orthopédagogues.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Séminaires de formation continue en littératie au préscolaire et au premier cycle du primaire et retombées sur les pratiques pédagogiques des enseignants

Responsable : Lizanne Lafontaine 

Université : Université du Québec en Outaouais

Personnel visé :

  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Préscolaire 
  • Primaire

 

Notre projet vise la formation en littératie, volets lecture et oral, des enseignants de l’éducation préscolaire et de la première année du primaire des écoles De La Durantaye et Saint-Joseph situées en milieu défavorisé de Saint-Jérôme (Commission scolaire de la Rivière-du-Nord,  ou CSRDN) qui travaillent avec des élèves en difficulté des classes de communication et qui sont suivis en orthopédagogie, ainsi qu’avec les élèves ordinaires. La littératie peut être comprise comme une compétence générale qui permet à toute personne d’avoir accès au monde extérieur, d’interagir, de communiquer, d’apprendre et de socialiser (Grenier et autres, 2008; Soussi, Broi, Moreau et Wirthner, 2004; OCDE, 2003; Réseau canadien de recherche sur le langage et l’alphabétisation [RCRLA], 2009). Elle constitue l’interface entre les compétences langagières et l’environnement culturel. De plus, les enquêtes internationales soutenues par l’OCDE (PISA : Soussi et autres, 2004) et l’enquête nationale du RCRLA (2009) indiquent que la majorité des adolescents et des jeunes adultes québécois ne maîtrisent pas, en lecture, les habiletés supérieures nécessaires pour atteindre un haut niveau de littératie complexe. Également, les recherches en didactique de l’oral démontrent les liens étroits entre la maîtrise de la compétence orale et la réussite scolaire (Tannen, 1982; Snow, 1983; Dolz et Schneuwly, 1998; Lafontaine, 2007). Ces constats poussent donc notre équipe à intervenir dès l’éducation préscolaire et le primaire. Notre projet repose sur la recherche en éducation et en didactique de français ainsi que sur l’expérience professionnelle rigoureuse de nos partenaires qui ont mis en place un programme de lecture accompagnée d’accompagnement intensif et temporaire (PLANT) dans les écoles en cause.

Nous poursuivrons trois objectifs : 

  1. mettre en place une activité de formation en littératie (lecture et oral) sous forme de séminaire, pour treize enseignants de l’éducation préscolaire et de la première année du primaire des écoles en question;
  2. les accompagner dans la conception et l’expérimentation de SAE en littératie;
  3. étudier les retombées de ce séminaire sur l’approbation du concept de littératie et sur le renouvellement des pratiques.

Lire et écrire dans toutes les disciplines au secondaire

Responsable : Christiane Blaser 

Université : Université de Sherbrooke

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Secondaire

 

Le projet s’inscrit dans la continuité des activités d’un comité de lecture établi à l’école du Phare depuis décembre 2007, comité qui regroupe des membres du personnel et de la direction ainsi que deux professeurs de didactique de l’Université de Sherbrooke (Olivier Dezutter et Christiane Blaser). L’objectif est de mettre en place des moyens d’améliorer les compétences à lire des élèves. En réponse aux besoins exprimés par les enseignants, un atelier de formation et de partage des pratiques effectives autour de la lecture a été créé, et animé par les didacticiens.

Le projet consiste à concevoir, à expérimenter et à évaluer en partenariat un modèle de formation de formateurs en lecture et en écriture au service de la réussite dans toutes les disciplines. Cela se traduira par le développement des ateliers pour en faire un lieu de formation continue où les enseignants de toutes les disciplines pourront partager leurs expériences relativement à l’encadrement de la lecture et de l’écriture (LE), et apprendre à concevoir, dans leur discipline respective, des tâches de LE encadrées selon les principes didactiques qui seront proposés dans les ateliers par les enseignants eux-mêmes et les didacticiens de l’écrit. Les modalités d’encadrement de lecture et d’écriture seront expérimentées par les enseignants dans leurs classes, puis elles feront l’objet d’un retour critique en atelier. Les propositions d’encadrement jugées les plus pertinentes par l’équipe seront diffusées sur un site Web conçu pour ce projet pour faire la promotion de la lecture et de l’écriture dans toutes les disciplines scolaires au secondaire. D’abord animés par Christiane Blaser ou Olivier Dezutter, les ateliers seront progressivement pris en charge par les autres membres de l’équipe, pour qui ils deviendront un lieu de formation à l’animation des ateliers. Cette formation pourra être créditée dans le cadre du microprogramme de deuxième cycle en révision du curriculum scolaire de l’Université de Sherbrooke.

Formation des conseillers pédagogiques en français des commissions scolaires de l’île de Montréal, volet 1 et 2

Responsable : Marc Turgeon 

Université : Université du Québec à Montréal

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques

Ordre d'enseignement :

  • Primaire
  • Secondaire

 

Volet 1 : Par rapport au Plan d’action pour l’amélioration du français au primaire et au secondaire, les commissions scolaires de Montréal ont procédé à l’embauche de quarante-deux conseillers pédagogiques (CP). Une équipe régionale réunissant des personnes des universités, des commissions scolaires et de la direction régionale du Ministère a élaboré un devis de formation sur la base des caractéristiques des CP nouvellement engagés (expérience antérieure, niveau d’intervention, clientèle visée, etc.). L’équipe a mis en avant un projet de formation créditée. Ainsi, les CP s’inscriront dans un programme court existant de quinze crédits à l’Université de Montréal (microprogramme en didactique) ou à l’Université du Québec à Montréal (programme court en enseignement du français). Les deux universités se partageront les inscriptions et les cours offerts. Les cours de l’une et de l’autre seront reconnus dans les deux établissements. À cette formation créditée s’ajoutent, à la demande des milieux scolaires, des activités d’accompagnement non créditées. Celles ci viseront à offrir un soutien individualisé aux CP par les universitaires et aussi à permettre l’organisation de rencontres régulières d’évaluation et d’ajustement des activités de formation en tenant compte des enjeux d’insertion professionnelle des CP. 

Volet 2 : Un sous-comité de l’équipe régionale s’adjoindra des personnes du milieu scolaire et des universités en vue d’élaborer un devis de formation pour les mesures du Plan d’action en français visant les CP généralistes d’adaptation scolaire et des disciplines du secondaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Projet de formation : Accompagner des enseignants dans l’expérimentation d’adaptations didactiques auprès d’élèves en difficulté ou en contexte difficile

Responsable : Julie Myre Bisaillon 

Université : Université de Sherbrooke

Personnel visé :

  • Enseignants
  • Personnel professionnel et scolaire

Ordre d'enseignement :

  • Primaire
  • Secondaire

 

L’objectif général de ce projet de formation est d’accompagner les enseignants de classes multiprogrammes au primaire et au secondaire (classe d’adaptation scolaire) à expérimenter des adaptations de l’enseignement en français et en mathématique et à évaluer leurs effets auprès des élèves en difficulté intégrés à la classe ordinaire, mais aussi auprès de tous les élèves de la classe. Ce projet de formation s’inscrit dans le cadre d’une recherche-action qui vise à accompagner un milieu de pratique dans l’élaboration et la mise en œuvre de pistes de solution à des problèmes ciblés. 

Les objectifs spécifiques sont : 

  1. choisir, de concert avec les enseignants, les adaptations qui seront expérimentées à la suite d’une formation à partir des deux projets de recension et d’un projet d’expérimentation déjà réalisés;
  2. se donner, de concert avec les enseignants, des mécanismes d’évaluation des effets de ces adaptations dans les situations d’apprentissage-enseignement et d’évaluation en français et en mathématique;
  3. évaluer les effets de formation-accompagnement par la description du processus de formation et de la perception des enseignants quant à l’efficacité des adaptations mises en place et par l’observation des changements autonomes des enseignants.

La participation à ce projet de formation équivaut à un programme court de quinze crédits en adaptation scolaire et sociale. Des discussions avec les responsables des départements concernés seront entreprises pour élaborer des modèles structurés de formation et ainsi assurer la pérennité et la transférabilité de ce projet de formation.

Développement du discours et apprentissage de la langue écrite chez l’élève en difficulté langagière

Responsable : Hélène Makdissi  

Université : Université Laval

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Préscolaire 
  • Primaire

 

Le présent projet de formation créditée répond à une nécessité sociale urgente souvent signalée par les enseignants qui travaillent auprès d’élèves aux prises avec de grands retards du développement langagier. Sans transformer l’objet d’apprentissage et ses complexités, il vise à accompagner les élèves en retard langagiers dans leur apprentissage de la langue française sous l’angle de l’expression orale, de la lecture et de l’écriture. Ce projet est directement lié aux objectifs ministériels de promouvoir la qualité du français, d’une part, et d’autre part, de répondre aux besoins particuliers d’élèves classés comme étant des élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (EHDAA) pour leur permettre de réussir à l’école et en société. Il prendra la forme d’un microprogramme universitaire de trois cours. Chacun des cours inclura un volet théorique et un volet pratique sur le terrain à l’intérieur même des classes des enseignants qui participent au projet. Les enseignants seront ainsi amenés à entrer dans un mode de recherche d’interventions adaptées aux élèves pour servir la progression de ces derniers dans l’apprentissage de la langue. D’emblée, il convient de souligner que l’on ne parle pas ici d’interventions ponctuelles servant des objectifs strictement de recherche, mais bien d’interventions pédagogiques à appliquer dans le quotidien avec les élèves : lecture de livres d’histoire et de documentaires provenant de la littérature jeunesse, écriture provisoire, écriture de récit, soutien à la discussion causale et dictée à l’adulte.

Trois objectifs spécifiques sous-tendent chacun de ces cours : 

  1. l’évaluation discursive des élèves dans un continuum développemental entre les modes oral et écrit de la langue;
  2. la définition des interventions pédagogiques au juste niveau de l’élève;
  3. la conception et le pilotage de ces interventions adaptées au niveau.

Renouvellements

Guide d’accompagnement pour s’approprier l’enseignement explicite des stratégies de compréhension de lecture de textes courants entre la 4e et la 6e année

Responsable : Catherine Turcotte

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Université : Université du Québec à Montréal

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Primaire

 

Ce projet représente une deuxième phase d’un projet de formation continue qui a donné d’excellents résultats. Il vise à mettre en place un guide d’accompagnement complet, avec des documents audiovisuels, pour que cette formation puisse être adaptée et adoptée dans différents milieux sans que l’équipe de chercheurs ne soit nécessaire. Cette deuxième phase du projet a pour objectif de créer un guide qui accompagne chaque étape d’appropriation de l’approche d’enseignement explicite, et ce, particulièrement lors de l’enseignement des stratégies de compréhension de textes courants. Tout le matériel créé dans la première phase du projet sera donc offert et expliqué pour favoriser son transfert.

Voici la démarche proposée. 

  1. Créer un document écrit comprenant l’historique du projet, les objectifs, les fiches d’activités et les épreuves ainsi que la démarche d’appropriation offerte en ce qui a trait à l’enseignement et à l’utilisation des épreuves.
  2. Produire des vidéos montrant les enseignants qui ont participé à la première phase du projet pendant qu’ils enseignent une stratégie de façon explicite. Ajouter une voix hors champ qui décrit le « pourquoi » et le « comment » de cet enseignement pour fournir un modèle précis et complet. Il y aura également une vidéo pour guider l’administration des épreuves.
  3. Créer des capsules qui modélisent l’utilisation de stratégies de compréhension de textes courants. Ces capsules sont conçues à l’aide du tableau numérique interactif et sont issues d’un scénario qui met en lumière l’utilisation d’une stratégie précise par un enseignant expert. Ces capsules seront accessibles en tout temps par les élèves et les enseignants qui veulent mieux comprendre les stratégies et les utiliser ou les enseigner à leur tour.
  4. Former des conseillers pédagogiques dans le transfert de formation à l’aide du guide d’accompagnement.

L’implantation de pratiques à l’aide de ce guide d’accompagnement sera évaluée dans une école pilote et volontaire à l’aide de carnets de bord, de groupes de discussion et d’épreuves aux élèves.

Séminaires de formation continue en littératie, volet oral, aux trois cycles du primaire et renouvellement des pratiques enseignantes

Responsable : Lizanne Lafontaine 

Université : Université du Québec en Outaouais

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Directions d'école et gestionnaires
  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Primaire

 

Notre projet est une recherche-action-formation qui vise la formation continue non créditée en littératie, volet oral, de trente-six enseignants de l’enseignement primaire (douze par cycle) d’écoles de milieux défavorisés et favorisés de la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Milles-Îles (CSSMI), et d’élèves de la formation générale et de l’adaptation scolaire.

La littératie se définit comme étant la capacité de lire, d’écrire et de communiquer efficacement, avec différents supports, dans la langue d’enseignement afin de fonctionner dans le quotidien en réalisant ses buts et en exploitant son potentiel (Moreau, Hébert, Lépine et Ruel, 2013). Selon Lafontaine (2013), la littératie, volet oral, englobe les contextes de prise de parole, la production orale, le vocabulaire compris et utilisé, la compréhension d’un message, la capacité d’écoute, les interactions sociales dans des situations de communication à l’école ou en dehors de l’école ainsi que les liens étroits entre tous ces paramètres. De plus, les recherches en didactique de l’oral établissent des liens étroits entre la maîtrise de la compétence orale et la réussite scolaire (Snow, 1983, 1991; Dolz et Schneuwly, 1998; Lafontaine, 2007). De même, l’étude récente de Royle et Marquis (2014) montre que le langage oral des enfants de 6 à 9 ans est un bon prédicateur des difficultés à l’écrit.

Ces constats ont donc amené notre nouvelle équipe à poursuivre la formation des enseignants en littératie, volet oral, amorcée dans les deux projets précédents réalisés à la Commission scolaire de la Rivière-du-Nord (CSRDN) (2010-2012 et 2012-2015). Notre projet repose sur les avancées de la recherche en éducation, en littératie et en didactique de l’oral, sur les résultats de nos projets 1 et 2 ainsi que sur la grande expérience professionnelle de nos partenaires qui ont mis en place divers plans d’action et des mesures d’aide dans leur commission scolaire (CSSMI).

Nous poursuivons trois objectifs de recherche :

  1. mettre en place une activité de formation en littératie, volet oral, sous forme de séminaire pour douze enseignants de premier cycle du primaire, et douze enseignants du deuxième et troisième cycle de milieux défavorisés;
  2. accompagner ces trente-six enseignants dans l’expérimentation des situations d’apprentissage et d’évaluation (SAE) en oral conçu dans les projets 1 et 2 à la CSRDN en vue de les valider par une mise en pratique en classe à la CSSMI et de les bonifier et un objectif de formation;
  3. étudier les retombées de cette formation sur l’appropriation du concept de littératie, volet oral, et sur le renouvellement des pratiques enseignantes en oral.

Formation professionnelle à l’enseignement explicite des stratégies de lecture pour la mise en œuvre du Référentiel d’intervention en lecture au secondaire

Responsable : Érick Falardeau 

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Université : Université Laval

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Enseignants
  • Formateurs (Ens. ass., etc.)

Ordre d'enseignement :

  • Secondaire

 

Ce projet s’inscrit dans la poursuite de la formation continue sur l’enseignement explicite des stratégies de lecture entamée en 2011-2014. Dans cette deuxième phase, nous nous orientons vers les besoins des enseignants et des commissions scolaires pour la mise en œuvre du « Référentiel d’intervention en lecture pour les élèves de 10-15 ans » du Ministère, largement adopté dans les commissions scolaires du Québec. Ce référentiel s’inscrit en droite ligne avec notre projet de formation, puisque les auteurs du référentiel privilégient l’enseignement explicite des stratégies de lecture pour le premier niveau d’intervention, lequel vise l’ensemble des élèves. Nous récupérerons donc pour ce premier niveau les outils et les démarches qui émanent notre premier projet de formation, dont ceux sur l’évaluation formative. Pour le deuxième niveau du référentiel, où les élèves sont répartis en sous-groupes selon leurs capacités en lecture, nous proposerons aux enseignants une formation adaptée, qui intégrera notamment les entretiens à voix haute pour permettre de déceler plus précisément les difficultés des élèves; cette méthode, que nous avons mise au point pour le volet de recherche de notre formation, permet de déceler la façon dont les élèves recourent aux stratégies de lecture, et la façon dont ils s’autorégulent en lisant, pour faciliter ainsi les interventions différenciées mises en avant par le référentiel en lecture. Cette deuxième phase de notre programme de formation en lecture renferme ainsi trois objectifs :

  1. favoriser l’enseignement explicite des stratégies de lecture;
  2. développer des pratiques d’enseignement et d’évaluation qui prennent en compte toutes les composantes de la compétence à lire et à apprécier;
  3. favoriser l’enseignement auprès de sous-groupes d’élèves en fonction de leurs difficultés en lecture.

La formation sera dispensée par le chercheur principal avec des conseillers pédagogiques. Il s’agira d’accompagner des groupes d’enseignants de français du secondaire dans le développement d’activités d’enseignement des stratégies de lecture basées sur l’enseignement explicite, en vue de faciliter la mise en œuvre du référentiel en lecture au moyen de l’enseignement en grand groupe et en sous-groupes. Plus précisément, il s’agira d’expliciter les composantes de la compétence pour en assurer un enseignement efficace au fil d’une démarche d’évaluation formative qui contribue à renforcer l’autonomie des élèves et leur capacité d’autorégulation.

CASIS : une formation professionnelle destinée aux enseignants du primaire afin de les soutenir dans leurs efforts pour mobiliser la motivation et la réussite scolaires en écriture des élèves du primaire

Responsable : Frédéric Guay 

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Université : Université Laval

Personnel visé :

  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Primaire

 

Les pratiques pédagogiques de l’enseignement sont au cœur de la réussite scolaire des élèves. Certains résultats suggèrent que l’enseignant serait plus important que le milieu familial pour favoriser la réussite scolaire. Le présent projet, centré sur la formation des enseignants, se veut la poursuite d’un projet entamé à l’automne 2009 qui évaluait la formation professionnelle CASIS (coopération, activités signifiantes, soutien à l'autonomie, implication (engagement) et structuration). La formation CASIS, dans sa formule originale, est destinée aux enseignants de deuxième année du primaire. Elle a pour objectif principal de leur enseigner des pratiques pédagogiques qui favorisent la motivation et les compétences de leurs élèves en écriture. Bien que nos résultats montrent que la formation professionnelle CASIS s’avère efficace pour rehausser la motivation et les compétences des élèves en écriture, certaines questions importantes n’ont pu être abordées lors du projet précédent. Ce projet de renouvellement représente une valeur ajoutée indéniable par rapport au projet précédent, puisqu’il nous permettra de déterminer si l’efficacité de CASIS est corroborée auprès d’un plus large échantillon d’élèves et d’enseignants (élèves provenant de tous les cycles du primaire), de vérifier si cette efficacité varie en fonction des caractéristiques des élèves (genre, difficultés d’apprentissage) et de déceler si les pratiques pédagogiques les plus efficientes au regard des résultats de recherche revêtent un enjeu fondamental pour l’implantation de programmes d’intervention. Dans ce projet de renouvellement, la formation CASIS et le guide de formation seront révisés en profondeur en vue d’y intégrer des activités pédagogiques qui sont pertinentes à tous les cycles du primaire et non seulement à la deuxième année, comme cela était proposé dans le projet initial. Aussi, une attention particulière sera portée au module qui traite de la pratique pédagogique de la structuration. En effet, nous avons noté que cette pratique est peu utilisée par le personnel enseignant qui a suivi notre formation. Il nous faut donc réviser ce module de formation. Tout comme le projet initial, plusieurs acteurs du milieu scolaire collaboreront étroitement à la révision de la formation (enseignants, conseillers pédagogiques et directions d’école). 

Recherche et formation pour la progression d’une communauté d’apprentissage professionnelle visant l’amélioration des apprentissages en français

Responsable : Martine Leclerc

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Université : Université du Québec en Outaouais

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Directions d’école et gestionnaires
  • Enseignants
  • Personnel professionnel et scolaire

Ordre d'enseignement :

  • Tous les ordres d'enseignement

 

Bien qu’il ait été prouvé que le fonctionnement de l’école comme communauté d’apprentissage professionnelle (CAP) s’avère efficace pour contrer le décrochage et pour favoriser la réussite scolaire (Leithwood, Harri et Hopkins, 2008; Louis, 2006), les spécialistes et les personnes-ressources des milieux francophones ne s’y intéressent que depuis peu. Dans une CAP, la classe devient un centre actif de recherche et les rencontres collaboratives contribuent à placer l’élève au cœur des discussions dans une démarche de résolution de problèmes. Notre projet s’inscrit dans la poursuite d’une réflexion sur les moyens à promouvoir pour tenir compte des différences au sein des écoles, et ce, dans une volonté d’amener tous les élèves à réussir. À cet égard, nous poursuivons trois objectifs : 

  1. former et accompagner une équipe-école à l’implantation d’une CAP;
  2. développer chez les enseignants les compétences nécessaires en vue de devenir des praticiens réflexifs et d’apprendre à développer des habiletés à analyser des données pour améliorer l’apprentissage des élèves;
  3. élaborer un modèle de formation en accompagnement en vue de l’implantation de la CAP. 

Notre projet aboutira à l’amélioration des pratiques d’enseignement du français et à la création d’un modèle de formation et d’accompagnement pour les milieux scolaires québécois désireux d’implanter une CAP. Il est novateur en ce sens que ce mode de fonctionnement de l’école est peu implanté au Québec, bien que son efficacité soit reconnue dans la littérature scientifique. Nous estimons que notre projet saura répondre aux besoins du milieu scolaire, qui vise de meilleurs résultats pour les élèves en ce qui concerne le français (MELS, 2008) à l’aide de meilleures pratiques pédagogiques basée sur une concertation des actions. Le renouvellement de la subvention nous permettra d’axer la formation et l’accompagnement du personnel visé sur la régulation des apprentissages, qui est au cœur même de la CAP, et de produire un cédérom comprenant des séquences vidéo pour compléter la trousse d’accompagnement destinée aux leaders scolaires.

Mentorat réciproque, communauté d’apprentissage, analyse des pratiques dans une école laboratoire pour le développement de compétences professionnelles en vue de la création de projets d’écriture intégrant les TIC (Mercarlab)

Responsable : Martine Peters 

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Université : Université du Québec en Outaouais

Personnel visé :

  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Primaire

 

La présente demande constitue la deuxième étape du projet Mercat, qui a évolué pour devenir MercatLab, c’est-à-dire « Mentorat réciproque, communauté d’apprentissage professionnelle, technopédagogie et école-laboratoire ». Ce projet novateur comporte deux objectifs. Le premier, soit l’objectif de formation, consistera à développer chez les enseignantes en formation initiale et en exercice les compétences professionnelles en vue de concevoir et de piloter des situations d’apprentissage et d’évaluation en matière d’écriture avec les technologies de l’information et de la communication pour le français et les disciplines du domaine de l’univers social. Le second objectif est axé sur la recherche et permettra d’analyser l’évolution des compétences professionnelles développées par les enseignantes en exercice et en formation initiale engagées dans une relation de mentorat réciproque et dans l’analyse des pratiques soutenues par une communauté d’apprentissage professionnelle dans une école-laboratoire.

La formation sera offerte dans trois écoles-laboratoires, c’est-à-dire des écoles qui entretiennent un partenariat avec une université, où le développement professionnel est une préoccupation continue et où l’environnement collaboratif favorise le renouvellement de pratiques ainsi que de l’innovation pour améliorer l’enseignement et l’apprentissage. Dans cette formation, une enseignante en exercice et une étudiante à la formation des maîtres seront jumelées dans une relation de mentorat réciproque afin de profiter de leurs compétences respectives, soit les compétences technologiques chez l’étudiante et l’expérience pratique de la salle de classe chez l’enseignante. Elles élaboreront des situations d’apprentissage et d’évaluation d’écriture en français et dans le domaine de l’univers social réalisées à l’aide des technologies de l’information et de la communication. Puis, elles mettront en œuvre ces situations auprès des élèves. Ces situations seront subséquemment analysées au cours des rencontres de la communauté d’apprentissage professionnelle grâce à la technique d’analyse des pratiques.

Séminaires de formation continue en littératie aux deuxième et troisième cycles du primaire et incidence sur les pratiques pédagogiques des enseignants

Responsable : Lizanne Lafontaine 

Université : Université du Québec en Outaouais

Personnel visé :

  • Conseillers pédagogiques
  • Directions d’école et gestionnaires
  • Enseignants

Ordre d'enseignement :

  • Préscolaire 
  • Primaire

 

Dans notre projet, nous visons la formation en littératie, en particulier les volets « lecture, écriture et oral », des enseignants du deuxième et du troisième cycle du primaire des écoles De La Durantaye, Saint-Joseph et Notre-Dame, toutes trois situées en milieu défavorisé à Saint-Jérôme (Commission scolaire de la Rivière-du-Nord), qui travaillent auprès d’élèves ordinaires et d’élèves en difficulté qui sont suivis en orthopédagogie. La littératie peut être comprise comme une compétence générale qui permet à toute personne d’avoir accès au monde extérieur, d’interagir, de communiquer, d’apprendre et de socialiser (Grenier et autres, 2008; Soicis et autres, 2004; OCDE, 2003; RCRLA, 2009); elle constitue l’interface entre les compétences langagières et l’environnement culturel. De plus, les enquêtes internationales soutenues par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) (enquête PISA : Soussi et autres, 2004) et l’enquête nationale du Réseau canadien de recherche sur le langage et l’alphabétisation (RCRLA, 2009) indiquent que la majorité des adolescents et des jeunes adultes québécois ne maîtrise pas, en ce qui concerne la lecture et l’écriture, les habiletés supérieures nécessaires pour atteindre un niveau de littératie complexe. Également, les recherches en didactique de l’oral démontrent les liens étroits entre la maîtrise de la compétence orale et la réussite scolaire (Snow, 1983, 1991; Dolz et Schneuwly, 1998; Lafontaine, 2007). Ces constats poussent donc notre équipe à poursuivre la formation des enseignants amorcée dans notre projet initial.

Notre projet repose sur la recherche en éducation, en littératie et en didactique du français ainsi que sur l’expérience professionnelle rigoureuse de nos partenaires qui ont mis en place diverses mesures d’aide. Pour notre part, nous poursuivons trois objectifs :  

  1. mettre en place une activité de formation en littératie (volets « lecture, écriture et oral ») sous forme de séminaire, pour treize enseignants du deuxième et du troisième cycle du primaire des écoles mentionnées plus haut;
  2. accompagner ces enseignants dans la conception et l’expérimentation de situations d’apprentissage et d’évaluation en littératie;
  3. étudier les retombées du séminaire ainsi créé sur le renouvellement des pratiques de ces enseignants en classe.