Indices de défavorisation

Pour l’année scolaire 2020-2021, 705 écoles primaires et 199 écoles secondaires sont considérées « défavorisées » (rangs déciles 8, 9 ou 10) d’après l’indice de milieu socio-économique (IMSE). Ces écoles accueillent respectivement un total de 156 361 et 102 912 élèves, soit 30 % de l’effectif du réseau public pour chacun de ces deux ordres d’enseignement.

Le Ministère utilise deux indices de défavorisation afin d’assurer une répartition équitable des ressources financières entre les centres de services scolaires/commissions scolaires (CSS/CS) : l’Indice de milieu socio-économique (IMSE) et l’Indice de seuil de faible revenu (SFR). Ces indices permettent, selon les besoins, de cibler des écoles ou des bâtiments, afin de tenir compte du pourcentage d’élèves provenant de milieux défavorisés dans chaque CSS/CS.

L’Indice de milieu socio-économique (IMSE)

L’IMSE est constitué de la proportion des familles avec enfants dont la mère n’a pas de diplôme, certificat ou grade (cette variable représente les deux tiers du poids de l’indice) et de la proportion de ménages dont les parents n’étaient pas à l’emploi durant la semaine de référence du recensement canadien (cette variable représente le tiers du poids de l’indice).

L’Indice du seuil de faible revenu (SFR)

Le SFR correspond à la proportion des familles avec enfants dont le revenu est situé près ou sous le seuil de faible revenu. Le seuil de faible revenu est défini comme le niveau de revenu selon lequel on estime que les familles consacrent 20 % de plus que la moyenne générale à la nourriture, au logement et à l’habillement. Il fournit une information qui sert à estimer la proportion des familles dont les revenus peuvent être considérés comme faibles, en tenant compte de la taille de la famille et du milieu de résidence (région rurale, petite région urbaine, grande agglomération, etc.).

Déclinaison des indices de défavorisation :

  • Année scolaire
  • Centre de services scolaire/Commission scolaire
  • Écoles primaires et secondaires
     

Commentaires

La méthodologie de calcul des indices de défavorisation (IMSE et SFR) se fonde sur les données issues du Recensement canadien qui a lieu tous les cinq ans. Depuis l’année 2017-2018, les indices de défavorisation se basent sur les données du Recensement de 2016. Il s’agit d’une actualisation après un statu quo de dix ans, puisque les données du Recensement de 2006 étaient utilisées, le Recensement de 2011 n’ayant pu être mobilisé en raison de l’abolition du questionnaire long.

L’utilisation de nouvelles données du Recensement de 2016 a entraîné en 2017-2018 des changements importants dans le classement des écoles défavorisées, comparativement aux années précédentes. Ces changements traduisaient l’évolution de la mobilité de la population, l’actualisation des données socio-économiques des familles québécoises ayant au moins un enfant âgé de 0 à 18 ans (Recensement de 2016) et la mise à jour de la carte des unités de peuplement, pour laquelle les CSS/CS ont été consultés. En effet, selon leur position géographique, les familles québécoises sont rassemblées, à l’échelle du territoire, dans l’une des 3 680 unités de peuplement établies par le Ministère. 

Pour les trois dernières actualisations des indices de défavorisation (2018-2019, 2019-2020 et 2020-2021), on note des différences beaucoup moins marquées que lors de l’actualisation de 2017-2018. Cette stabilité s’explique par le fait que les indices sont calculés selon les données d’un même recensement (celui de 2016) et que les changements observés sont principalement dus à la mobilité des élèves d’une école à l’autre et à la variation du nombre d’établissements (fusions, scissions, fermetures et ouvertures d’écoles).

Les indices de défavorisation sont calculés annuellement et distinctement pour les écoles primaires (sans le préscolaire) et pour les écoles secondaires. Ils sont regroupés en rang décile (chaque rang comprenant 10 % des élèves) afin de situer la place relative de l’école parmi l’ensemble des écoles publiques, et ce, pour l’enseignement primaire et secondaire. 

À noter que les écoles peuvent regrouper plus d’un bâtiment scolaire, qu’aucun indice n’est calculé pour les écoles des commissions scolaires à statut particulier (Crie, Kativik ilisarniliriniq et du Centre de services scolaire du Littoral) et que seules les écoles ayant un effectif minimum de 30 élèves font l’objet d’une publication de leurs indices de défavorisation (sans entente MEQ-MSSS).
 

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