Prévention

Pour développer ou maintenir un environnement sain et sécuritaire, les organisations, le personnel encadrant l’activité (entraîneur, arbitre, enseignant, surveillant, professionnel de la santé, etc.) et les participants (élèves, athlètes, joueurs, etc.) doivent adopter une approche préventive avant que ne survienne un incident. 

Pour ce faire, il est suggéré de suivre la démarche ci-dessous :

Nature du risque

Identifiez la nature des risques se rapportant à l’activité. Celle-ci est normalement de quatre ordres : les chutes ou les collisions avec des objets ou un coéquipier; les collisions avec un adversaire; les contacts physiques autorisés et les coups à la tête autorisés (ex. : certains sports de combat). L’identification des risques ne détermine pas à elle seule le niveau de sécurité de l’activité.

Analyse des risques

Effectuez une analyse des risques de commotion cérébrale liés à l’activité et une recherche documentaire. De plus, évaluez cycliquement l’efficacité des mesures préventives mises en œuvre en considérant :

  • l’environnement physique (installations, terrain de jeu, équipements collectifs, etc.);
  • l’équipement personnel (normes en vigueur, équipements de protection, etc.);
  • l’encadrement (règles de jeu, sévérité des sanctions, consignes de sécurité, supervision, services de premiers secours, arbitrage, etc.);
  • les comportements et attitudes des participants (conditions préalables à la pratique, respect des règles de jeu et des consignes de sécurité, respect des capacités des participants, esprit sportif, etc.).

Principes directeurs à considérer

Vérifiez si la situation est satisfaisante ou si elle nécessite l’ajout de mesures préventives pour réduire le nombre ou l’aggravation des commotions cérébrales. Si c’est le cas, il est primordial de prendre en considération les éléments suivants :

  • les mesures préventives retenues sont les mieux adaptées au problème et au contexte;
  • elles présentent une possibilité d’intervention concrète et un potentiel d’efficacité reconnu;
  • elles interpellent les partenaires aptes à multiplier l’effet des actions;
  • elles ne doivent pas, autant que possible, dénaturer l’activité;
  • elles sont rentables sur le plan sportif, social et économique.

Planification et organisation

Lors de la planification d’une saison ou d’une activité, assurez-vous :

  • de mettre en place un protocole de gestion des commotions cérébrales;
  • de désigner une personne responsable du bien-être, de la santé et de la sécurité des participants;
  • de sensibiliser et d’informer les participants et les parents par divers moyens (ex. : formulaire d’acceptation des risques, rencontre annuelle, dépliant, vidéo);
  • de connaître, dans la mesure du possible, l’historique et les antécédents des participants en matière de commotion cérébrale;
  • de former les membres du personnel devant encadrer l’activité et veillez à ce qu’ils comprennent bien leur rôle respectif;
  • d’établir, dans la mesure où les ressources le permettent, un système de surveillance pour colliger les données pour ce type de blessure.

Surveillance au moment de l’activité

La surveillance des participants est une responsabilité partagée par l’ensemble des acteurs impliqués. Retirez un participant – ou avisez les personnes en autorité de le faire – en présence de tout signe, symptôme, impact ou mouvement brusque de la tête qui aurait pu causer une commotion cérébrale, ou d’un doute lié à l’information obtenue du participant, ou encore en raison de ses antécédents de commotions cérébrales. Vous trouverez toute l’information nécessaire dans le Protocole de gestion des commotions cérébrales et dans la fiche de suivi.