Qu'est-ce que la cyberagression?

La cyberagression est particulièrement néfaste et peut prendre différentes formes : 

  • menaces, insultes, dénigrement, diffamation ou propagation de rumeurs sur le Web;
  • usurpation d'identité (prétendre être quelqu'un d'autre);
  • envoi d'un message, d'une photo ou d'une vidéo préjudiciable par téléphone cellulaire (flingue);
  • diffusion sur le Web d'une vidéo de quelqu'un qui a été filmé à son insu (par exemple, le vidéolynchage consiste à filmer une personne qui se trouve dans une position « discutable » et souvent provoquée, et à diffuser la vidéo sur Internet).  

La cyberagression présente certaines particularités liées au média utilisé : 

  • L'agresseur croit qu'il peut rester anonyme.
  • L'agresseur peut prétendre être quelqu'un d'autre.
  • Étant devant un écran, l'agresseur a encore moins de retenue dans ses propos que s'il était face à sa victime.
  • L'agression peut se produire n'importe où et n'importe quand.
  • L'agression peut prendre plusieurs formes à l'intérieur du cyberespace.
  • La capacité de propagation des mots et des images est instantanée et illimitée.
  • La victime est impuissante et le tort causé est à grande échelle : le nombre de témoins est illimité et difficilement mesurable.
  • Le tort fait à la victime ne cesse jamais puisque la vidéo demeure sur le Web.

Les actes de violence ou d'intimidation peuvent être motivés notamment par : 

  • l'origine ethnique;
  • l'identité sexuelle;  
  • un handicap ou une maladie;
  • une caractéristique physique (poids, grandeur, etc.) ;
  • l'orientation sexuelle (répandre des rumeurs, traiter quelqu'un de « fif », etc.);
  • la religion (parler en mal d'un groupe culturel, des croyances d'autrui ou de groupes religieux);
  • ou s'inscrire dans un contexte de relation amoureuse. 

Des témoins sont aussi très souvent impliqués dans des situations de violence ou d'intimidation.

Dans certains cas, les témoins peuvent présenter, à long terme, des effets semblables à ceux observés chez la victime. Être témoin de violence peut générer un sentiment de colère, de honte, de culpabilité et d'impuissance. Le témoin peut craindre d'être associé à la victime, d'être désigné comme le complice de la personne qui agresse, d'être amené à participer à des actes de violence ou d'être associé à un rôle de délateur. Étant donné l'importance du rôle des divers témoins dans la construction des situations de violence ou d'intimidation, une sensibilisation de l'ensemble des jeunes à l'importance de dénoncer les actes de violence ou d'intimidation influencerait positivement l'évolution d'une situation.